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Test : Puppeteer
PS3

Dès son annonce, Puppeteer a su exciter la curiosité des amateurs de plates-formes, notamment grâce à son univers original prenant la forme d'un spectacle de marionnettes. A quelques jours de la sortie, il est désormais temps de vérifier par nous-mêmes si le contenu est à la hauteur de l'emballage.

Puppeteer, c'est avant tout un spectacle aux airs de conte pour enfants. La Déesse de la Lune y a été trahie par son ancien nounours de compagnie, lequel lui a volé ses ciseaux magiques (nommés Calibrus) et la source de son pouvoir : la Pierre de Lune. Devenu le Roi-Ours de la Lune, il s'amuse à transformer les enfants en marionnettes alors chargées de défendre son empire du mal. Dans ce contexte, le joueur incarne Kutaro, sa dernière victime ayant la particularité d'avoir en prime été décapitée. Il lui faut dès lors trouver des têtes interchangeables, ainsi que tous les fragments de Pierre de Lune ayant été distribués aux généraux du Roi-Ours.

Une ambiance exceptionnelle

Les environnements sont magnifiques...

Cette quête s'avère intéressante à bien des égards, et notamment au niveau de la narration. Chaque action est ainsi commentée par une voix off extrêmement bien doublée et parfois assez drôle. Les enfants auxquels se destine clairement ce Puppeteer devraient donc y trouver leur compte, d'autant plus que quelques chansons à la Disney (mais traitées avec plus d'humour) complètent le tableau. Les grands enfants ne seront toutefois pas en reste, puisque la bande-son dans son ensemble est tout simplement excellentissime. Les doublages français comme anglais, sont très bons, les compositions également et l'ensemble est agrémenté par des réactions de la foule extrêmement précises. En effet, qui dit spectacle de marionnettes, dit inévitablement éclats de rires, applaudissements, et autres whooaaaaa. Eh bien sachez qu'une chute un peu trop brutale, un échec risible, ou un exploit quelconque entraîne inévitablement une réaction. Bref, on s'y croirait, d'autant plus que les graphismes accentuent magnifiquement cette sensation. Les rideaux s'ouvrent avant chaque acte, les décors sont faits de tissu, carton ou bois et des projecteurs éclairent l'ensemble. Le résultat est tout simplement magnifique en plus d'être varié. On passe donc avec plaisir des marais sombres à un désert écrasé par le soleil, en passant par un bateau pirate et un cimetière. Dans tous les cas, les tableaux sont somptueux et on en redemande !

Tout dans la tête

… et variés.

Avant de rentrer plus précisément dans les spécificités du gameplay, évoquons rapidement le fonctionnement du système de têtes. En tout, 100 sont à débloquer en fouillant dans tous les recoins des niveaux, mais seuls les collectionneurs devraient y trouver un réel intérêt puisqu'elles n'apportent ni pouvoir, ni compétence propre. Elles doivent plutôt être vues comme la santé de Kutaro puisque celui-ci perd une vie lorsqu'il n'en a plus. Mais attention, seules 3 peuvent être portées simultanément, ce qui oblige à faire certains choix cornéliens. En effet, chacune est associée à un secret qu'il s'agit de débusquer. Si cela n'est pas très compliqué en soi, puisqu'il suffit de repérer une grosse tête clignotante dans le décor, il faut toutefois être équipé du bon masque pour y accéder. Cela peut engendrer une certaine forme de frustration lorsqu'on a échangé la tête souhaitée par inadvertance 2 minutes auparavant. Ceci étant, en contrepartie, ce système impose une certaine forme de rejouabilité. Mais il faut avouer qu'en règle générale, ce principe de têtes nous paraît légèrement sous-exploité.

L'anti-répétitivité

Kutaro peut utiliser ses ciseaux pour grimper un peu partout.

Pour atteindre le bout des différents niveaux, Kutaro peut compter sur divers accessoires. Les ciseaux magiques sont les premiers à être obtenus et permettent de découper les éléments de décor en tissu. Il devient dès lors possible de s'élever dans les airs en découpant des nuages, de virevolter de drapeau en drapeau ou bien de se débarrasser de toiles d'araignées un peu gênantes. Viennent ensuite un bouclier capable de renvoyer les projectiles vers certains ennemis, des bombes, un grappin très utile pour modifier la physionomie de certains niveaux à sa convenance, une tête de bœuf débloquant une attaque plongée, etc. De nouveaux éléments arrivent ainsi à chaque niveau, ce qui renouvelle constamment les énigmes et challenges soumis au joueur. Aucune sorte de répétitivité ne vient donc perturber l'expérience, ce qui est assez exceptionnel compte tenu de la bonne durée de vie du titre. Comptez ainsi environ 12 heures pour compléter les 21 niveaux au programme et récupérer la plupart des têtes et stages bonus, voire même un peu plus pour tout débloquer et consulter les histoires supplémentaires. Il s'agit sans conteste d'un score honorable pour un jeu de plates-formes entièrement scénarisé.

Un jeu pour enfants avant tout

Changer de tête n'apporte quasiment rien.

Notez que Puppeteer est présenté comme un titre multijoueur coopératif. En effet, un second joueur peut prendre le contrôle de la fée qui accompagne Kutaro à l'aide d'un second pad ou d'un PS Move. Il peut en profiter pour ralentir les ennemis ou interagir avec le décor afin de trouver des éclats de lune (en sachant que 100 éclats de lune donnent une vie supplémentaire) ou des têtes cachées. Honnêtement, ce rôle n'est pas particulièrement palpitant et ne devrait donc se destiner qu'aux plus jeunes d'entre nous. Le problème est que le joueur seul doit diriger cette fée à l'aide du stick droit et peut donc facilement passer à côté de certains secrets lors des phases les plus intenses. Fort heureusement, le rythme est généralement plutôt lent, et le niveau de difficulté, pas très haut. On est en effet plus dans la résolution de mini-énigmes que dans la plate-forme millimétrée. Ne vous attendez donc pas à mourir souvent et quand bien même vous succomberiez dans d’atroces souffrances, le checkpoint n'est jamais bien loin. La relative lourdeur du héros ne pose donc pas de problème, mais il faut simplement être conscient du fait que Puppeteer se destine avant tout aux enfants. Ceci étant, cela n'est en rien rédhibitoire tant le plaisir de jeu est intense. Bref, nous ne pouvons que vous conseiller de tenter le coup.

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Les notes
+ Points positifs
  • Ambiance très originale
  • Tout simplement magnifique
  • Bande-son excellente
  • Doublages réussis
  • Un gameplay qui se renouvelle constamment
  • Bonne durée de vie (12 heures)
- Points négatifs
  • Principe de têtes sous-exploité
  • Le second joueur peut facilement s'ennuyer en multi
  • Peu de challenge

Soyons clairs, Puppeteer se destine avant tout aux enfants. Ceci étant, nous ne pouvons que le conseiller à tous tant il s'avère plaisant à l'usage. Au-delà de ses graphismes somptueux et de sa bande-son exceptionnelle, il parvient sans cesse à se transcender en proposant de nouvelles idées de gameplay toujours bien senties. On peut lui reprocher son manque de challenge ou l'aspect un peu limité du système de têtes, mais l'expérience n'en reste pas moins excellente.

Profil de Lespol
L'avis de Lespol
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Journaliste de jeuxvideo.com
06 septembre 2013 à 08:59:09
17/ 20
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Mis à jour le 06/09/2013 Voir l'historique
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