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Test Sumioni : Demon Arts sur Vita du 05/02/2013

Test : Sumioni : Demon Arts
Vita

Bien que sorti en catimini sur le PlayStation Store des jeux Vita, Sumioni aura certainement intrigué plus d'un joueur curieux de découvrir ce que pouvait bien renfermer ce titre aux airs d'Okami. Il faut dire que ses visuels éclaboussés de taches d'encre et teintés de mythologie japonaise rappellent immanquablement le titre du regretté Clover Studio.

Jadis, un malicieux sorcier nommé Senmei déversa un si grand mal sur le monde que l'on dit que seul son conseiller Tengan était en mesure de l'arrêter. Conscient de la menace que représentait ce dernier, Senmei le fit emprisonner à vie, obligeant l'infortuné Tengan à se sacrifier pour invoquer un Sumioni connu sous le nom d'Agura. Ce démon d'encre se vit ainsi confier la lourde tâche de parcourir le pays dévasté par les flammes pour mettre un terme au chaos.

Le retour du retour du retour... de la forteresse de fin de niveau.

Réalisé à la manière d'une peinture traditionnelle à l'encre, Sumioni : Demon Arts est un jeu d'action qui emprunte bon nombre d'idées mises en place dans Okami. On y retrouve notamment la possibilité d'utiliser un pinceau pour interagir avec l'écran en laissant des traînées d'encre aux effets multiples. A la base, le soft s'apparente à un beat'em all composé de stages extrêmement courts en scrolling horizontal. Le but est de les terminer le plus rapidement possible et en subissant un minimum de dégâts pour obtenir un score digne de ce nom. Un objectif qu'il faut garder à l'esprit puisque seule l'obtention d'un rang à trois étoiles peut nous ouvrir les portes des stages cachés, et ainsi rallonger une durée de vie initialement bien faiblarde. Car chaque run ne requiert pas plus d'une demi-heure, montre en main, pour être bouclé, les niveaux se traversant en un temps record, de une à cinq minutes grand maximum ! Le concept de Sumioni est donc de confronter le joueur à lui-même en l'obligeant à se surpasser pour débloquer l'ensemble des stages et ainsi découvrir tous les embranchements de l'histoire et les fins qui leur sont associées.

Seul un score à 3 étoiles vous permet d'accéder à l'embranchement suivant.

Pour un peu moins de dix euros, on peut considérer que le jeu en vaut la chandelle, car le challenge se corse rapidement et il faut bien 7 ou 8 heures pour débloquer la trentaine de niveaux. A l'inverse, Sumioni peut générer une véritable frustration chez le joueur qui ne parviendra pas à déverrouiller tous les embranchements, difficulté oblige, et pour qui la durée de vie du jeu se verra réduite à une petite poignée d'heures. L'autre motif de déception réside dans l'extrême répétitivité du soft, aussi bien dans sa construction que dans son gameplay. Déjà très courts, les stages se ressemblent tous et ne nous opposent qu'à trois types de défis différents. Le plus classique est celui qui consiste à traverser un niveau d'action en éliminant le plus brillamment possible les ennemis qui l'habitent. Le deuxième est un Survival dans lequel on doit rester en vie jusqu'à la fin du temps imparti, et le troisième nous demande d'échapper à un poursuivant en usant du pinceau pour esquiver les embûches du parcours. Les ennemis se comptent sur les doigts de la main tant il sont peu variés et il en est de même des boss, rarement impressionnants et trop souvent réduits à une forteresse plus ou moins bien défendue qu'il faut attaquer jusqu'à ce qu'elle s'effondre.

Les invocations consomment beaucoup d'encre mais se révèlent efficaces.

Bien que plus original que le level design, le gameplay ne suffit pas non plus à relancer véritablement l'intérêt de Sumioni, car on fait le tour trop rapidement de ses possibilités. De base, le personnage démon que l'on incarne peut batailler de manière classique ou recourir au pinceau pour se créer des plates-formes d'encre lui permettant d'éviter les pièges en prenant de la hauteur. Pour nous pousser à recourir au maximum à cette fonctionnalité, les développeurs ont décidé que la puissance du héros serait proportionnelle au temps passé sur ces traits d'encre, ce qui, dans la pratique, se traduit par un déséquilibre entre l'encre potentiellement requise et celle, trop limitée, qui nous est octroyée. Qui plus est, il suffit de se faire toucher une fois ou de poser les pieds au sol pour que la puissance du Sumioni revienne à zéro, ce qui arrive fréquemment compte tenu de la vitesse de l'action. A ce propos, le gameplay requérant à la fois des contrôles classiques avec les boutons et des contrôles tactiles, son ergonomie est loin d'être optimale. On apprécie tout de même de pouvoir, à la manière d'Okami, figer l'action pour dessiner des Arts de feu ou de foudre qui brûlent tout ce que l'on touche à l'aide du pinceau. Il est également possible d'invoquer de puissants dieux en reproduisant un symbole précis, moyennant une importante quantité d'encre, ou à l'inverse de neutraliser certains projectiles en les effaçant à l'aide du dissolvant. Dommage que l'ensemble soit aussi redondant, car il y avait là un concept intéressant à creuser.

Les notes
  • Graphique 16 /20

    La direction artistique est excellente et on résiste difficilement aux graphismes réalisés à la manière d'une peinture traditionnelle à l'encre. Dommage que le jeu souffre d'un manque de diversité au niveau des ennemis.

  • Jouabilté 13 /20

    La particularité du héros est de pouvoir évoluer sur des traits d'encre laissés par le joueur sur l'écran tactile. Une composante au cœur du jeu qui, alliée aux Arts utilisables à l'aide du pinceau, renvoie directement à Okami. Pas toujours très ergonomique, le gameplay reste surtout bien trop répétitif.

  • Duree 11 /20

    La durée de vie dépend entièrement de votre efficacité à obtenir les scores à trois étoiles, allant de 30 minutes à 7 ou 8 heures pour réussir à débloquer tous les embranchements et les fins associées. La plupart des joueurs jetteront tout de même vite l'éponge tant les niveaux se ressemblent tous.

  • Son 13 /20

    Une bonne atmosphère générale pour quiconque adhère au trip Japon féodal.

  • Scénario 12 /20

    On décroche d'autant plus rapidement qu'on voit bien que le fil conducteur n'est qu'un prétexte à découvrir les six variantes de l'histoire sans que cela ne constitue une réelle motivation pour progresser.

Fort d'un concept rappelant avantageusement celui d'Okami et d'une esthétique léchée, Sumioni : Demon Arts est un jeu qui intrigue et attise la curiosité. Malheureusement, la redondance du gameplay et ses limites en termes d'ergonomie en font un titre rapidement lassant, d'autant que les contraintes imposées pour découvrir tous les niveaux en rebuteront plus d'un.

Profil de Romendil
L'avis de Romendil
MP
Journaliste de jeuxvideo.com
05 février 2013 à 16:50:04
13/ 20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (6)
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14/ 20
Mis à jour le 05/02/2013 Voir l'historique
PlayStation Vita Action Acquire Xseed Games
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