Test The Immortal- Megadrive

Megadrive

Après avoir bouleversé le petit monde de l'héroïc fantasy sur le support Mac II, The Immortal resurgit trois années après sur la console 16-bits de Sega, la Megadrive. Si vous n'avez pas eu la chance de vous essayer à l'excellent soft de Will Harvey et que l'idée de devoir survivre dans un donjon rempli de gobelins et de trolls ne vous terrifie pas, ne perdez plus un instant et venez en aide à votre maître magicien alors porté disparu.

The Immortal

The Immortal nous transporte dans un univers fantastique où la magie et les légendes s'entremêlent. Un jour, le quotidien tranquille d'un mage se voit subitement troublé par un rêve étrange à travers lequel son ancien mentor, un dénommé Mordamir qu'il croyait mort depuis longtemps, l'appelle à l'aide. Le professeur de magie lui intime alors de venir le libérer des tréfonds des ruines de la cité d'Erinoch, détruite par le clan des dragons voilà près d'un siècle, où il serait retenu prisonnier. Sans aucune hésitation, notre thaumaturge se met immédiatement en route vers l'ancienne citadelle où l'attendent d'innombrables dangers.

L'aventure débute dans l'antichambre du donjon souterrain d'Erinoch et vous place aux commandes d'un mage qui évolue dans un environnement en 3D isométrique. Bien que l'intrigue initiale vous demande de retrouver la trace de Mordamir, l'apparition spectrale de ce dernier dès la première pièce va brusquement troubler vos plans puisque ce n'est pas vous que votre maître attendait mais un certain Dunric. Il va donc falloir mener votre enquête en progressant de salles en salles afin de comprendre ce qu'il se passe réellement dans cette caverne mystérieuse.

Test The Immortal Megadrive - Screenshot 11« Finish him ! »

Le mage se déplace de manière totalement libre au sein des différents couloirs et autres pièces dans lesquels il lui sera possible de collecter des objets pour les utiliser immédiatement ou plus tard en les stockant dans son inventaire. Leur usage s'avère plutôt étendu allant de l'obtention de sorts jusqu'à la résolution de certaines quêtes ou énigmes, en passant même par la possibilité de changer d'apparence afin de franchir certains passages. En somme, le soft met vraiment en valeur l'utilisation des objets qui sont d'ailleurs en quantité très limitée, nécessitant alors un usage réfléchi. D'autant plus que le donjon regorge de menaces dont des trolls et des gobelins qui ne verront pas d'un très bon œil votre intrusion dans leur demeure. Mais là où l'on pourrait s'attendre à de vulgaires combats contre ces races mythiques, il en est tout autre dans The Immortal. En effet, chaque affrontement, alors précédé d'un avertissement de l'ennemi sous la forme d'un court dialogue, aura une conséquence sur la suite de votre aventure. Certaines alliances improbables pourraient naître de vos choix stratégiques, il faudra donc bien réfléchir avant de sortir sa dague.

Test The Immortal Megadrive - Screenshot 12Il faudra vous contenter de cette paillasse pour reposer vos vieux os.

Contrairement aux apparences, cette feature n'alourdit pas le gameplay puisque les ennemis sont volontairement peu nombreux, ne vous attendez donc pas à de l'abattage type hack'n slash. D'ailleurs sur ce point, le système de combat s'avère réellement original, car lors d'un affrontement, la vue bascule dans un mode spécial où seuls les deux protagonistes engagés dans la mêlée sont affichés en plein écran. De là, le jeu ressemble à s'y méprendre à un jeu de combat Versus où chaque combattant dispose d'une jauge de vie et d'endurance, à ceci près que les adversaires ne peuvent se déplacer. Le mage est néanmoins capable d'esquiver ou de parer les attaques ou de simplement donner un coup avec son arme, et ce en temps réel. Cerise sur le gâteau, si vous terminez le combat avec suffisamment d'endurance, votre personnage infligera automatiquement à son ennemi une mise à mort aussi sanglante qu'originale (électrocution, éviscération, décapitation, etc.). Notez toutefois que ces duels peuvent être évités en usant de magie qui tue la plupart du temps instantanément votre ennemi mais dont l'utilisation est très limitée.

Test The Immortal Megadrive - Screenshot 13Les salles regorgent d'innombrables pièges.

Le seul est unique donjon du jeu se subdivise en sept niveaux dont les accès s'obtiennent via la résolution de diverses énigmes qui se distinguent par leur originalité et leur inventivité. Les niveaux, même s'ils se composent de plusieurs salles ne sont pas très étendus mais au vu de la vie précaire de votre mage cela n'altère en rien la durée de vie plutôt bonne du soft. Car les occasions de mourir sont légion et le passage par une progression par l'échec sera inévitable afin de comprendre les mécanismes de chaque piège. Pour connaître l'état de santé de votre personnage, vous pouvez à tout moment regarder sa jauge de vie alors représentée en haut de l'interface qui encadre l'écran de jeu. Gardez à l'esprit qu'après chaque combat, vos points de vie resteront au niveau auquel ils sont descendus vous rendant alors de plus en plus faible à mesure de votre progression à moins que vous parveniez à dénicher une potion de soin auprès de l'un des rares marchands présents au sein du donjon. Heureusement, une autre solution salvatrice pour votre santé, vous est offerte via le système de repos disponible à la fin de chaque niveau. Ce dernier s'articule autour d'un tas de paille sur lequel le magicien peut s'allonger afin de restaurer sa santé. Ce moment de répit sera aussi l'occasion d'assister à des réflexions intérieures et autres flashbacks textuels de notre personnage nous offrant alors des éclaircissements sur la trame de l'histoire. Pour finir l'aventure, le personnage ne dispose que de trois vies mais un système de codes de niveaux évite de devoir refaire toutes les parties du donjon déjà parcourues, à condition bien sûr de penser à les noter.

A ne pas en douter, les amateurs de jeu d'aventure typé « dungeon crawler » ne pourront être que subjugués par les concepts novateurs et matures que propose The Immortal.

Nuktos (contributeur de jeuxvideo.com), le 30 octobre 2012

Les notes

  • Graphismes 13/20

    L'atmosphère lugubre de la version d'origine est parfaitement retranscrite dans cette mouture Megadrive qui se permet même d'afficher de grands personnages fourmillant de détails en tous genre. Même si l'environnement pourra sembler un peu désuet et l'animation des combats un tantinet rigide, l'ensemble offre un rendu correct. Dommage cependant que l'écran de jeu soit réduit par un encart assez important.

  • Jouabilité 15/20

    Evoluer dans le donjon représenté en 3D isométrique ne pose guère de problème, seul le système de combat plutôt atypique mais au final bien trouvé, pourra déstabiliser certains joueurs qui n'auraient pas pris le temps de lire la notice afin de saisir les rouages de ces affrontements. En outre, la possibilité d'assigner certains objets aux boutons de la manette est vraiment pratique.

  • Durée de vie 14/20

    Même si le donjon d'Erinoch n'est pas très étendu, la difficulté est de progresser de pièce en pièce avec des énigmes plutôt coriaces et des morts incessantes induites par des pièges sournois ou autres combats particulièrement techniques. L'aventure de notre magicien pourra donc sans mal se prolonger sur plusieurs heures. De plus, le soft propose une fin alternative qui incitera les curieux à terminer le jeu une seconde fois.

  • Bande son 16/20

    Avec ses thèmes mystiques teintés de couleurs médiévales, l'ambiance sonore est une véritable réussite qui participe pleinement à l'immersion du joueur dans cette quête macabre. Certes, l'excellence atteinte par la version d'origine n'est ici pas reproduite mais le résultat reste vraiment convaincant.

  • Scénario 18/20

    Introduite dans la notice, l'histoire continue au sein du jeu et profite d'une trame gorgée de nombreux rebondissements palpitants. Troublé dès les premières minutes de jeu, le joueur démêle peu à peu l'intrigue qui se voit distillée lors des rêveries du mage alors ponctuées de flashbacks et réflexions sur les évènements vécus.

  • Note Générale18/20

    Sous ces airs de soft d'aventure classique, The Immortal cache bien son jeu car en creusant un peu, le joueur prend rapidement conscience que l'expérience qui s'offre à lui regorge de concepts pionniers. L'utilisation des objets poussée à son paroxysme –chaque item ayant une importance mûrement réfléchie– couplée à un système de combat encore jamais vu dans un jeu d'aventure et à une pléthore d'énigmes et de pièges en tous genre, permet au titre d'être clairement en avance sur son temps. Seuls les joueurs les plus matures et assidus pourront pleinement profiter de l'aventure et prétendre à l'immortalité.

    La note de la rédaction est une appréciation de la qualité générale du jeu, mais n'est pas une moyenne arithmétique des différents critères.

  • Note Lecteurs 15/20

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Infos jeu

  • Editeur : Electronic Arts
  • Développeur : Sandcastle
  • Type : Action / Aventure
  • Sortie France : Non communiquée
    (9 août 1993 aux Etats-Unis)
  • Existe aussi sur :
    The Immortal - PC The Immortal - Nes The Immortal - Amiga The Immortal - Atari ST