Test Super Dodge Ball- Nes

Nes

Activité sportive des cours de récréation par excellence, le jeu de ballon prisonnier se voit décliné en jeu vidéo par le studio Technos Japan plutôt habitué à développer des jeux de combat type beat'em all. Voyons si cette première adaptation vidéoludique s'avère convaincante ou non.

Super Dodge Ball

Super Dodge Ball, sorti en 1988 au Japon et un an plus tard aux Etats-Unis, peut se vanter d'être le premier jeu de ballon prisonnier sorti sur consoles de salon. Il faut dire que ce sport, qui est principalement pratiqué à l'école, n'a pas de véritable fédération et n'est pas exercé professionnellement lors de tournoi extrascolaire. Dans ce jeu, deux équipes s'affrontent sur un terrain de taille comparable à celui employé pour le Volley Ball, mais dénué de filet central. Les participants vont s'éliminer un par un en se touchant avec un ballon. Si un joueur ne parvient pas à réceptionner avec ses mains la balle qui est lancée violemment sur lui, il est fait prisonnier par le camp adverse. La prison est représentée par un rectangle se situant à chaque extrémité du terrain, le perdant se retrouvant alors dans la zone du camp opposé. Et cela revêt d'ailleurs un aspect stratégique non négligeable, car à mesure que la geôle se remplit, l'équipe concurrente est prise en sandwich permettant de nombreux retournements de situations.

Test Super Dodge Ball Nes - Screenshot 8Une attaque bien placée peut faire très mal.

Le soft reprend ce principe dans les grandes lignes en y apportant quelques modifications. En effet, dans Super Dodge Ball, le joueur possède une équipe de six compétiteurs dont trois sont d'emblée placés en périphérie du terrain adverse, les trois autres étant dans la zone de jeu. Ici, il n'est plus question de faire des prisonniers mais d'éliminer purement et simplement les concurrents en leur infligeant des points de dégâts afin de vider leur jauge de vie représentée en haut de l'écran. Notez que seuls les joueurs présents à l'intérieur du terrain peuvent être abattus, les prisonniers ne pouvant, quant à eux, n'être que déstabilisés. La victoire revient à l'équipe survivante de ce combat à mort, il n'y a ni notions de temps ni round, un seul succès suffit.

Test Super Dodge Ball Nes - Screenshot 9A chaque destination, une ambiance différente.

Chaque personnage dispose d'une résistance qui lui est propre de par ses caractéristiques personnelles. Certains possèdent beaucoup de points de vie, d'autres jouissent d'une puissance de lancer plus importante infligeant alors plus de dégâts, ou d'une faculté plus élevée à réceptionner le ballon. Au sein d'une même équipe, chaque membre a ses propres attributs qui sont consultables avant de débuter une partie afin de choisir la meilleure disposition des joueurs sur le terrain. A cela s'ajoutent deux attaques spéciales, parmi un panel de seize, attribuées aux différents équipiers leur permettant d'infliger un maximum de dégâts.

Test Super Dodge Ball Nes - Screenshot 10Le mode « Bean Ball » est l’occasion de régler ses comptes avec ses coéquipiers.

Super Dodge Ball propose trois modes de jeux où s'affrontent des équipes de lycéens issus de neuf pays. Le premier mode est un tournoi mondial faisant voyager le joueur dans les différentes contrées des nationalités adverses mais ne permet malheureusement d'incarner que l'équipe américaine. Pour pouvoir profiter des autres équipes, il faut alors se rendre dans le mode Versus qui s'articule autour d'un match unique, jouable seulement à deux. Enfin, le dernier mode appelé « Bean Ball » fait s'affronter les membres d'une même équipe au sein d'une cour de récréation alors dénuée de terrain quadrillé. Cela permet aux joueurs de se déplacer librement et s'adonner à un pugilat à coups de ballons basé sur la règle du « death match » où le dernier survivant remporte la partie. Ce mode est jouable seul ou à deux, dommage cependant qu'une nouvelle fois l'équipe américaine soit la seule disponible.

Test Super Dodge Ball Nes - Screenshot 11Chaque personnage dispose de statistiques qui lui sont propres.

Sur le plan visuel, le soft ne s'en tire pas trop mal puisque les différentes nationalités affichent un terrain à leurs couleurs et s'avèrent particulièrement diversifiées. On apprécie également le côté loufoque qui émane du jeu à travers les faciès qui se modifient à chaque impact reçu, alors arboré par des personnages « super deformed » issus de Renegade. En conclusion, cette première adaptation du ballon prisonnier en jeu vidéo s'avère assez amusante même si un sentiment de redondance au sein de la partie a tendance à s'installer assez rapidement. Cela peut s'expliquer par des affrontements manquant d'intensité malgré les quelques attaques spéciales disponibles.

Nuktos (contributeur de jeuxvideo.com), le 23 octobre 2012

Les notes

  • Graphismes 14/20

    Au sein du mode tournoi, le joueur visite neufs contrées offrant des paysages plutôt variés et collant parfaitement avec la culture locale. Les environnements sont assez détaillés tandis que les personnages « super deformed » sont bien rendus et arborent des mimiques amusantes.

  • Jouabilité 16/20

    Même si vous n'avez jamais participé à un match de ballon prisonnier dans une cour d'école ou au sein d'un jeu vidéo, la prise en main est tellement intuitive et simple, qu'il ne vous faudra guère plus de quelques secondes pour comprendre le fonctionnement du jeu. On regrettera seulement que la sélection du personnage actif ne soit pas modifiable par nos soins, nous contraignant alors à attendre que l'IA nous passe la main. En outre, les attaques spéciales s'exécutent très simplement, ce qui est appréciable.

  • Durée de vie 6/20

    Principal défaut du jeu qui, malgré une expérience sortant de l'ordinaire, se contente d'un contenu bien maigre. En effet, le mode tournoi n'est jouable qu'avec une équipe et il ne vous faudra guère plus de 30 minutes pour en venir à bout en difficulté normale. Quant au mode « Bean Ball », également très original, il souffre de son manque total de rejouabilité. Seul le mode VS offrira quelques parties amusantes entre amis même si au final, une certaine redondance au sein des affrontements, que cela soit en solo ou à deux, vous lassera rapidement de ce sport atypique.

  • Bande son 13/20

    Les thèmes rythmés que l'on croirait tout droit sortis d'un beat'em all, collent assez bien aux affrontements sportifs. On regrette toutefois que les musiques ne changent pas en fonction des localités visitées et conservent toujours à peu près la même sonorité.

  • Scénario

    -

  • Note Générale11/20

    A la frontière entre le sport de ballon et le sport de combat, le ballon prisonnier alors joué dans les cours d'école, débarque dans nos salons à travers la console de Nintendo. Et force est de constater que cette première adaptation vidéoludique est assez fidèle à l'expérience d'origine même si quelques modifications du règlement ont été apportées. Dommage que ce galop d'essai soit entaché par un contenu bien trop rachitique. Les matchs manquent d'intensité et participent à l'installation d'une certaine redondance. Super Dodge Ball se pratique donc non sans déplaisir mais ne vous laissera pas un souvenir impérissable.

    La note de la rédaction est une appréciation de la qualité générale du jeu, mais n'est pas une moyenne arithmétique des différents critères.

  • Note Lecteurs 15/20

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Infos jeu

  • Super Dodge Ball
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  • Editeur : CSG Imagesoft
  • Développeur : Technos Japan
  • Type : Sport
  • Multijoueurs : 1-2 joueurs
  • Sortie France : Non communiquée
    (1989 aux Etats-Unis - 1988 au Japon)
  • Existe aussi sur :
    Super Dodge Ball - Wii U