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Test : Borderlands 2
PC

Trois ans après la sortie d'un premier épisode aussi coloré qu'explosif, Borderlands revient sur consoles HD et PC pour le plus grand plaisir des fans d'action et de second degré. Toujours aussi barré et plus dynamique que jamais, Borderlands 2 comblera-t-il leurs attentes ? Réponse dans ce test.

Borderlands, c'est à la fois un FPS survolté en cel shading et un jeu de rôle mature, irrévérencieux, et pour tout dire, complètement déjanté. En 2009, l'épisode original nous avait permis de partir à la recherche d'une Arche extraterrestre regorgeant de trésors sur la mystérieuse planète Pandore. Plongé dans une sorte de far-west post-apocalyptique impitoyable, le joueur pouvait incarner 4 personnages totalement différents pour massacrer les cohortes de bandits ou de bestioles affamées qui se mettaient en travers de son chemin. Long, nerveux et bien réalisé, Borderlands était rapidement devenu un défouloir de choix pour les amateurs de FPS lassés de revivre pour la douzième fois la Seconde Guerre mondiale ou de défendre constamment un monde occidental bien-pensant menacé par d'affreux terroristes fanatiques. Ici, pas de grands idéaux, de morale hypocrite et surtout pas de politiquement correct : les habitants de Pandore sont tous plus fous les uns que les autres, on jure, on boit, et le seul but de notre chasseur de l'Arche est simplement de s'enrichir en éliminant tous ceux qui veulent l'en empêcher.

L'Assassin peut créer un leurre et devenir invisible.

Cinq ans après le dénouement de son prédécesseur, Borderlands 2 nous invite aujourd'hui à retourner sur Pandore dans la peau de 4 nouveaux personnages bien décidés à s'en mettre eux aussi plein les poche. Salvador, le premier d'entre eux, est un Défourailleur tellement rompu aux maniements des armes que grâce à sa compétence spéciale, il peut en utiliser momentanément deux à la fois tout en regagnant des points de santé. Brutal et résistant, ce personnage facile à jouer conviendra naturellement aux joueurs qui aiment foncer dans le tas sans se poser de questions. Maya, de son côté, est une Sirène capable de neutraliser un adversaire quelques instants en utilisant son pouvoir de Verrouillage ou de soigner ses alliés. Particulièrement utile en multijoueur, elle permettra aux joueurs expérimentés de mettre en place des stratégies complexes et efficaces. Axton est un Commando armé d'une tourelle Scorpio 2.0 très utile pour défendre une position ou percer les lignes ennemies. Enfin, l'énigmatique Zer0 est un Assassin inédit aussi doué pour le combat à longue distance que pour le corps-à-corps. Polyvalent, très stylé, doté de la capacité Leurr3 le faisant disparaître 5 secondes pour fuir ou lancer une attaque critique, il y a fort à parier qu'il devienne dès la sortie du soft la nouvelle coqueluche des fans de la série même si une cinquième classe, la Mécromancienne, risque également de faire un tabac en précommande ou en DLC.

Les joueurs du précédent volet ne seront nullement dépaysés.

Toujours aussi inhospitalière, Pandore est en sus dirigée à présent par le charismatique et tyrannique directeur de D'hyperion Corporation connu sous le nom de Beau Jack. Fourbe, veule et totalement dénué de scrupules, ce dernier a réussi à mettre au pas la population avec son armée de robots et projette de faire appel à une entité alien maléfique pour asseoir définitivement sa domination sur le monde. Laissé pour mort par ce nouveau super méchant notoirement allergique aux chasseurs de l'Arche, le joueur est sauvé in extremis par Clap Trap, l'insupportable droïde gaffeur du premier opus. Au fil de l'aventure, il va être amené malgré lui à rejoindre la résistance dirigée par Roland (l'un des quatre héros jouables en 2009) pour avoir une chance de survivre dans le chaos ambiant. Inutile de préciser que ce scénario somme toute assez classique n'est finalement qu'un prétexte pour nous faire rencontrer ou combattre les personnages les plus délirants de la planète. De l'excentrique Sir Hammerlock (un gentleman azimuté) à ce bon vieux docteur Zed en passant par le cruel capitain Flynt (un nouveau boss) ou le fantasque Scooter, la galerie de portraits, connus ou inédits, qu'on va croiser vaut son pesant de cacahuètes. Les dialogues très crus sont parfois excessivement outranciers et les doublages en français sont un peu lourds mais ils sont souvent drôles pour peu que l'on sache apprécier l'humour trash.

C'est Sir Hammerlock qui vous confiera vos premières missions.

Alors qu'on pensait avoir tout vu de Pandore dans l'épisode original, Borderlands 2 nous permet d'arpenter une foule de nouvelles régions dans des environnements inédits. De la toundra arctique dans laquelle on fait nos premières armes, à la prairie en passant par des cavernes truffées de pièges, il y a de quoi voir du pays, d'autant que l'aire de jeu totale est considérablement plus vaste qu'autrefois. Bien entendu, les décors superbement réalisés qu'on va parcourir regorgent de pillards, psychopathes et autres monstres assoiffés de sang. Outre des skags et des bandits, le joueur aura cette fois le plaisir d'affronter de nouveaux adversaires comme d'énormes Garogos simiesques, de cruels Rôdeurs ou encore les robots d'Hyperion. Bonne nouvelle, leur intelligence a été largement améliorée de sorte qu'ils sont capables d'interagir entre eux (les bêtes sauvages agressent ainsi régulièrement les êtres humains) et que la plupart des gunfights comportent désormais une dimension tactique bien réelle. Plus question de courir à découvert en vidant bêtement notre chargeur sur des ennemis statiques et stupides ; ces derniers se mettent régulièrement à couvert, ils se couvrent mutuellement et fuient lorsque la situation l'exige. Par ailleurs, les combats sont nettement plus dynamiques que dans le premier opus. Ca canarde dans tous les sens, les grenades volent et des unités au corps-à-corps se jettent sur nous dans des hurlements déchirants. Ceci est d'autant plus vrai en multijoueur vu que le nombre d'ennemis augmente en fonction du nombre de joueurs (2 à 4 en ligne ou en réseau local). La moindre escarmouche est ainsi susceptible de prendre des proportions épiques et les poussées d'adrénaline sont fréquentes.

Avec une "simple" GTX 480, le jeu reste fluide dans les plus hautes résolutions, tous détails à fond.

Globalement, le gameplay en vue subjective de Borderlands 2 reprend toutes les bases de son prédécesseur. Faciles à maîtriser et largement paramétrables, les commandes permettent de contrôler très efficacement notre personnage pour en exploiter les nombreuses ressources. On peut utiliser un nombre incalculable d'armes, s'équiper de boucliers variés, customiser nos grenades, se spécialiser dans plusieurs arbres de compétences, etc. Au chapitre des nouveautés, on notera par exemple l'apparition d'armes jetables qu'on balance sur l'ennemi au lieu de recharger. On peut foncer sur les routes au volant de véhicules inédits capables d'embarquer toute notre équipe. Le soin ne nécessite plus de passer par le menu et, une fois au sol, notre personnage est capable de ramper quelques secondes dans l'espoir d'obtenir un Second Souffle. Les différents défis qu'on peut relever au fil de l'aventure (tuer des ennemis de nuit, ouvrir tant de coffres...) nous permettent à présent de gagner des niveaux de Brutasse et des jetons pour augmenter de façon permanente les statistiques de tous nos héros et de tout l'équipement lié à notre profil. Les compétences des personnes réparties en 3 domaines ont été remaniées tout en restant cohérentes avec leur classe. Ainsi, une Sirène peut désormais axer sa progression sur le soutien de ses alliés (Harmonie), sur son agilité (Déplacement) ou sur ses capacités de dégât (Cataclysme). Elle ne se jouera donc pas de la même façon qu'en 2009. L'assassin, redoutable au corps-à-corps, n'a également plus grand-chose à voir avec Mordecaï et son fameux familier même si on retrouve par exemple la même affinité pour le tir à longue distance. Dernier détail qui a son importance, il est maintenant possible de customiser l'apparence de nos personnages et de nos véhicules dans les moindres détails, ce qui n'est pas du luxe quand on se souvient du manque d'options dont on disposait jadis dans ce domaine.

Les boss sont, une fois encore, plus déjantés les uns que les autres.

Cependant, en dépit des efforts de Gearbox Software pour renouveler l'expérience de jeu, Borderlands 2 reste tellement proche de son prédécesseur qu'un utilisateur non averti pourrait presque s'y tromper. Aucun mécanisme de gameplay bien marquant n'a fait son apparition et à quelques exceptions près, la façon d'utiliser notre équipement (Boucliers, mods de grenades, etc.) est pratiquement la même qu'autrefois. Même constat pour le déroulement du scénario qui se rapproche furieusement du précédent ou pour la variété des missions. Ces dernières sont plus nombreuses mais sur le fond, elles ne diffèrent guère de celles dont on avait l'habitude jusqu'ici. Nettoyer une zone, aller récupérer une batterie, trouver un PNJ... Rien de nouveau sous le soleil. On aurait également aimé que les développeurs optimisent davantage le pilotage des véhicules ou se penchent sérieusement sur les problèmes d'ergonomie des menus et notamment de l'inventaire. En effet, ces derniers sont toujours aussi mal fichus et il n'est pas rare de commettre de fausses manipulations par inadvertance.

On peut relever de nombreux défis pour booster nos statistiques.

Il n'empêche que pour se défouler, Borderlands 2 est probablement ce qui se fait de mieux en matière de FPS décalé. Bénéficiant une nouvelle fois de graphismes splendides et d'une bande-son sublimant à merveille son univers, le soft est un véritable condensé d'action et d'adrénaline. Très bonne en solo, l'expérience devient carrément grisante à plusieurs. Sous réserve d'apprécier son humour outrancier et de ne pas être trop exigeant en matière d'innovations, Borderlands 2 est clairement l'un des titres majeurs de cette rentrée 2012. Que l'on soit fan de FPS survoltés, de jeux de rôle atypiques ou simplement d'un bon jeu d'action politiquement incorrect, on ne saurait faire autrement que de l'ajouter au plus vite à notre ludothèque.

Les notes
  • Graphique 17 /20

    Conservant le design en cel shading très réussi du premier épisode, Gearbox Software est parvenu une nouvelle fois à créer un univers original, combinant à la fois les codes des westerns traditionnels et des films post-apoclyptiques modernes. A moins de détester la bande dessinée et les couleurs vives, on ne peut qu'y adhérer.

  • Jouabilté 17 /20

    S'appuyant largement sur les acquis de son prédécesseur, le gameplay de Borderlands 2 s'avère à la fois plus dynamique, plus fluide mais aussi plus tactique qu'en 2009. Nos adversaires réagissent de manière cohérente et les combats sont très rythmés. Bien équilibrée en termes de difficulté, l'expérience est encore plus réjouissante à plusieurs (en ligne ou en écran splitté). On regrette toutefois l'absence d'innovations majeures et les menus sont toujours aussi confus.

  • Duree 17 /20

    Bien plus vaste que l'épisode original, cette suite nous permet de découvrir de nouveaux environnements, des monstres inédits et des tonnes d'armes. Malgré la redondance de certains affrontements et la monotonie de quelques décors, on s'ennuie d'autant plus rarement qu'il y a de nombreux défis à relever et beaucoup de bonus (éléments de customisation, éridium pour améliorer nos armes...) à collectionner tout au long de l'aventure.

  • Son 16 /20

    Une fois encore, les différents thèmes musicaux de Borderlands 2 collent parfaitement à l'ambiance et à l'esprit du soft. Les bruitages sont réalistes et si les doublages en français versent parfois dans la caricature, ils restent la plupart du temps très convaincants.

  • Scénario 14 /20

    L'histoire est vraiment basique et la surenchère de grossièreté et d'humour noir peut finir par lasser à la longue. Néanmoins, l'univers du soft est tellement déjanté et ses personnages sont tellement dingues qu'on finit forcément par rire de bon coeur à un moment ou à un autre.

Assez frileux en termes d'innovations, Borderlands 2 n'aura cependant aucun mal à convaincre le public averti auquel il se destine. Bien réalisé, fluide, dynamique et absolument jubilatoire à plusieurs, ce titre irrévérencieux constitue actuellement un défouloir de premier choix dans la catégorie assez formatée des FPS contemporains. Vu son potentiel de rejouabilité et les nombreux DLC qui ne manqueront pas de débarquer dans les prochains mois, on n'est pas prêt de le lâcher.

Profil de la_redaction
L'avis de la_redaction
MP
Journaliste de jeuxvideo.com
24 septembre 2012 à 15:50:08
18/ 20
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L'avis des lecteurs (732)
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Mis à jour le 24/09/2012 Voir l'historique
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