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The Elder Scrolls II : Daggerfall
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Test du jeu The Elder Scrolls II : Daggerfall sur PC

Test : The Elder Scrolls II : Daggerfall
PC
The Elder Scrolls II : Daggerfall
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Journaliste jeuxvideo.com
09 décembre 2011 à 16:04:00
18/20

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L'avis des lecteurs (69)
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18/20
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Après un The Elder Scrolls : Arena certes novateur mais qui se présenta plutôt comme un avant-goût du potentiel de la série, Bethesda, son développeur, revient plus motivé que jamais pour nous confectionner un nouvel opus répondant aux attentes des nombreux joueurs conquis par un premier volet annonçant déjà la naissance d'une licence phare et exemplaire du RPG occidental.

The Elder Scrolls II : Daggerfall

Pour beaucoup, les jeux The Elder Scrolls font partie des titres les plus complets qui soient. Et pour cause ! Dès la sortie du premier opus, les joueurs, ébahis devant l'expérience proposée encore inédite pour l'époque, ne savent plus où donner de la tête. La critique est dithyrambique. Elle souligne unanimement la richesse et le potentiel du concept et de ses possibles suites. En effet, à la simple vue des ventes du jeu, le destin du studio Bethesda était déjà tout tracé : une suite s'impose. Et c'est là que The Elder Scrolls II : Daggerfall entre en scène, avec pour objectif non seulement de sublimer les sensations obtenues dans son aîné, mais aussi d'annoncer l'apparition d'une saga que le monde vidéoludique n'est pas près d'oublier. Effectivement, il ne faut pas oublier que c'est aux The Elder Scrolls que l'on doit les fameux et excellents Morrowind, Oblivion et plus récemment Skyrim. Cela dit, regardons de plus près les faits qui rendront Daggerfall si particulier et cher aux yeux des joueurs.

The Elder Scrolls II : Daggerfall
Le cheval, moyen de transport ô combien utile pour un aventurier en constant mouvement.
Dans un premier temps, ce qui les ravira et les comblera n'est autre que le scénario. Ou plutôt le background. Enfin, les deux, en fait ! Bethesda a vraiment voulu mettre l'accent là-dessus, et le studio n'y est pas allé de main morte. Les développeurs ont alors, en plus d'écrire une trame principale intéressante et immersive, créé un background aussi complet, captivant et bouleversant qu'irréprochable. Exploitant le potentiel du soft à sa juste valeur, ils ont tout simplement conçu un monde. Un monde avec ses légendes, ses mythes, ses histoires, son patrimoine. Tout cela expliqué en détail à travers de nombreux livres, fort bien écrits, que l'on trouve au fil du jeu et qui renforcent la crédibilité et l'intégration dans Tamriel. L'intrigue principale démarre assez sèchement et, une fois n'est pas coutume, c'est le roi en personne qui nous expliquera directement les enjeux de notre quête. Ainsi, il nous fait part des rumeurs de la cité Daggerfall, et nous décrit l'apparition du fantôme du roi défunt de cette cité, errant dans les rues sombres et lugubres pour hanter l'esprit des sujets de sa vie antérieure. Inquiété et apeuré par les histoires récentes en provenance de cette ville, notre roi décide de nous envoyer pour enquêter sur les évènements qui auraient pu troubler cette âme en tourment. Cependant, avant même de pouvoir poser le pied dans Daggerfall, le navire qui nous y conduisait est détruit par une tornade. Nous nous réveillons, peu après, échoués dans une grotte au beau milieu de la baie d'Iliac.

The Elder Scrolls II : Daggerfall
Vous avez de quoi faire avec une carte d'une taille pareille !
Avant toute chose, venons-en tout d'abord à un aspect certes primitif mais devenu maintenant représentatif de la série, à savoir la création de son personnage. Le jeu vous propose une bonne vingtaine de classes par défaut, toutes plus ou moins complémentaires. Mais si aucune ne vous inspire, le soft propose aussi un tout nouvel éditeur de classe. Celui-ci vous permet de paramétrer à votre guise compétences et atouts de votre personnage, soit manuellement, soit en répondant à une série de questions prédéfinies qui détermineront la classe qui vous correspond. Dans le cas où vous sélectionnez la méthode manuelle, vous choisirez ses aptitudes primaires, intermédiaires et mineures, ainsi que ses bonus, ses malus, sans oublier bien sûr la fameuse distribution des points de compétences. De quoi modeler une classe qui vous ressemble tout en restant crédible. A noter que tous vos choix concernant les malus et les bonus modifieront directement la difficulté de la partie, qui sera affichée par le biais d'un compteur. En outre, les développeurs ont optimisé la création en intégrant la possibilité de choisir l'histoire et le passé de son héros, c'est-à-dire tous les faits qui ont marqué son existence antérieure aux évènements du jeu. Un réel plaisir. Cet ajout peut paraître anecdotique aux premiers abords mais se révèle particulièrement intéressant en découvrant qu'il a un impact direct sur la tournure que prendra l'aventure. Par exemple, les attitudes des PNJ à l'égard du joueur peuvent changer en fonction du passé que vous avez choisi auparavant. Une autre très bonne trouvaille de la part de Bethesda. Ajoutez à cela la possibilité de choisir votre signe astrologique, qui influencera sur vos compétences, et vous obtenez un éditeur de personnages des plus complets.

The Elder Scrolls II : Daggerfall
Tiens donc ! Un temple perdu...
Une fois la création de votre personnage terminée, l'action démarre enfin, mais brutalement, avec un donjon, qui sera effectivement la fameuse caverne dans laquelle vous vous êtes réveillé. Ce dernier sera soutenu par une difficulté particulièrement précoce à base d'ennemis redoutables et féroces. En effet, bien que Daggerfall dispose d'un tutoriel, les explications restent très sommaires. Ce challenge mettra alors vos talents à rude épreuve et exigera de vous une gestion rigoureuse de votre personnage. Durant ces premiers pas, vous serez évidemment introduit au système de combat, qui est à peu près le même que dans tous les The Elder Scrolls, impliquant l'usage du bouton droit de la souris pour agiter l'arme dans la direction voulue, et par conséquent pour attaquer l'adversaire. Ce procédé est parfois peu pratique, il faut l'admettre. A côté de cela, la possibilité de lancer des sorts est toujours présente, comme de coutume, et se fera grâce au menu prévu à cet effet. En revanche, cet épisode de la série sera le dernier à pâtir d'une légère rigidité dans les déplacements. Une rigidité qui soutenue par une interface qui ne l'est pas moins, mais qui dispose tout de même d'une fonction de tri s'avérant particulièrement pratique au fur et à mesure que l'on amasse les objets récupérés. Toutefois, l'équipement d'armes et armures est parfois un tout petit peu confus, mais rien de bien méchant. Enfin, pour en finir avec les rares points noirs, parlons géographie. Pourquoi ? Parce que se repérer dans un donjon de The Elder Scrolls 2 se transforme rapidement en véritable calvaire. Bethesda a en effet voulu établir deux types de carte : une pour les villes, et une pour les donjons. Si la première se montre fort bien conçue, agréable et claire (notez la possibilité d'écrire sur votre carte), la seconde est sujette à une 3D pas forcément bien exploitée, qui rend la navigation et le repérage relativement pénible. Le joueur est fatalement livré à lui-même, et devra s'en remettre à son sens de l'orientation !

The Elder Scrolls II : Daggerfall
Vous devrez choisir d'où votre héros vient, ce qui déterminera sa race, et par conséquent certaines de ses aptitudes.
Au sortir de ce premier donjon, on découvre pour de bon le soleil radieux et réconfortant ainsi que l'étendue des vertes contrées de Tamriel. Sachez toutefois que la taille de la carte a été revue à la baisse, ce qui n'est pas forcément un mal en soi. On se souvient de la carte de plusieurs millions de km² d'Arena, qui dépassait l'entendement et poussait les bornes un peu trop loin. The Elder Scrolls 2, lui, se limite « seulement » aux contrées de la baie d'Iliac et on ne s'en plaindra pas. Le système de quête reste d'une richesse incomparable à ce jour, surtout par la sensation de liberté qu'il dégage. Le joueur a par conséquent à sa disposition une multitude de façon d'en obtenir une : en parlant aux propriétaires des auberges, en se joignant aux dizaines de différentes guildes, qui offrent de plus une multitude d'autres opportunités, en rencontrant le bon personnage au bon moment, ou encore tout simplement en suivant la trame de la quête principale. Et le plus impressionnant est que la qualité des quêtes est toujours au rendez-vous. Ainsi, dès lors que le joueur s'est attribué la tâche d'accomplir un objectif, deux choix s'offrent à lui : soit atteindre son objectif à pied ou à cheval, soit tout simplement utiliser la fonction de voyage automatique qui consiste, comme son nom l'indique, à ne pas subir les distances ahurissantes de la carte de The Elder Scrolls 2 et à passer l'étape du voyage. Cependant, les jours dans le jeu seront tout de même comptés en fonction de la distance et des conditions de voyage, sachant que la plupart des quêtes doivent être remplies en un temps bien défini. En résumé, nous pouvons choisir où aller comme bon nous semble et ce que nous allons faire avec notre héros... Nous sommes ici devant une liberté totale.

The Elder Scrolls II : Daggerfall
Il y a des temples moins accueillants que d'autres, c'est vrai.
Une liberté totale, qui sera justifiée par un aspect important, voire fondamental du soft, à savoir les guildes. Ces fameuses guildes se comptent par dizaines, et c'est d'ailleurs le seul The Elder Scrolls à en proposer autant. Mais que sont-elles exactement ? Eh bien, ce sont plusieurs factions, comme la guilde des mages, des guerriers, ou encore des voleurs. Il faut aussi compter celles à but religieux, ainsi que les ordres, etc. Bref, il y a de quoi se faire plaisir, car chacune d'elles a ses règles, ses avantages, et son organisation. Une guilde vous donne accès à de nombreux bénéfices au fur et à mesure de votre progression dans ses rangs (grâce à l'accomplissement des quêtes données par celle-ci). Par exemple, la guilde des mages vous permettra de confectionner vos propres sorts, la guilde des voleurs de recevoir des informations importantes et de voler des objets, les ordres vous donneront accès, entre autres, à des armes particulièrement puissantes. Notez que vous pouvez tout à fait joindre de multiples guildes. Tout dépend en fait de votre réputation auprès de chacune d'elles. Il est effectivement important de comprendre que toutes vos actions influencent la réputation initialement paramétrée durant la création du héros. Certains PNJ ne voudront même pas vous accorder une seule seconde d'attention, bouleversés par les actes de votre passé. En résumé, cette liberté et cette abondance de quêtes de qualité mettent en scène une durée de vie quasi "infinie". De quoi contenter les plus exigeants en matière de longévité !

The Elder Scrolls II : Daggerfall
Contre cette araignée, ce gourdin ensorcelé devrait faire l'affaire.
Toutes les aventures vécues par le joueur seront renforcées par une ambiance réussie, autant sur le point de vue de la bande-son que sur le plan visuel, bien que le moteur graphique soit victime du manque d'expérience de la 3D pour l'époque. La bande-son, signée Eric Herbeling, est entraînante, en accord avec l'esprit du jeu, tout comme les bruitages, qui en feront frissonner certains dans les donjons les plus coriaces. De ce fait, l'immersion, associée au gameplay unique proposé au joueur, font de The Elder Scrolls 2 un jeu atypique. Une excellence qui tanguera malheureusement au fil de ses suites, voire s'essouffler. Pour conclure, il est important de souligner que le jeu est passé en abandonware, c'est à dire qu'il est gratuit, et ce légitimement. Pourquoi se priver d'un monument vidéoludique aussi important ? L'occasion est parfaite pour découvrir (ou redécouvrir peut-être) un classique, le catalyseur d'une série, d'un genre.

Les notes
  • Graphismes 15 /20

    Le jeu n'est réellement pas une bombe graphique, même à sa sortie. Toutefois, ses décors variés et son ambiance convaincante rendent son univers attachant et immersif.

  • Jouabilité 18 /20

    Une réussite, tout simplement. En reprenant les qualités de son prédécesseur et en les sublimant, la série The Elder Scrolls est à son apogée. Jamais le gameplay d'un jeu Bethesda ne fut autant optimisé et ambitieux. La liberté et les approches que propose cet épisode sont ahurissantes et bouleversantes. Le titre a certes un peu vieilli, et le système de combat aurait pu être amélioré, mais il reste tout de même une référence, un exemple à suivre, et à remettre au goût du jour pour Bethesda.

  • Durée de vie 19 /20

    Il est difficile de voir le bout de ce The Elder Scrolls II : DaggerFall, et dans le bon sens du terme ! Pourquoi? Parce que les quêtes secondaires, de qualité, excitantes, intéressantes et variées, se comptent par centaines. Parce que la carte est l'une des plus titanesques et immenses que vous aurez l'occasion de traverser dans votre vie. Parce que la liberté offerte au joueur est quasi sans limite, le tout dans un cadre réaliste et totalement réactif à vos actions. Et parce que les choix qui vous sont proposés tels que les guildes vous donnent accès à une richesse inédite et incomparable.

  • Bande son 17 /20

    La bande son est également de très bonne facture. Les musiques d'Eric Herbeling sont remarquables, adaptées au lieu dans lequel se trouve le héros. Les bruitages sont quant à eux très immersifs, notamment dans les donjons, où l'ambiance est marquante : elle se révèle oppressante, voire stressante parfois, et ce dès que le moindre cri d'une pauvre chauve-souris se fait entendre ! Un travail mémorable.

  • Scénario 18 /20

    Un effort notable de la part de Bethesda, qui s'est donné du mal pour créer de toutes pièces un background énorme, à l'image de ce que méritait le jeu. Cet opus marquera le début d'une longue histoire passionnante, à suivre dans les épisodes suivants... Que du bonheur !

Maintenant que vous avez pris conscience des multiples qualités de cet opus, vous pouvez facilement deviner pourquoi Daggerfall est encore à ce jour une référence et une valeur sûre. Finalement, cet épisode fut à sa sortie bien plus qu'une suite. Il imposa en effet les bases non seulement d'une série riche et inégalée à ce jour. The Elder Scrolls II : Daggerfall restera à jamais catalyseur d'un mythe, précurseur d'une légende vivante du jeu vidéo. Bienvenue à Tamriel.

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09 décembre 2011 à 16:04:00
18/20
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L'avis des lecteurs (69)
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18/20
Mis à jour le 09/12/2011
PC RPG Ubisoft Bethesda Softworks Rétrogaming
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