Si vous attendez impatiemment fin 2012 pour vérifier les prédictions mayas, sachez que vous perdrez votre temps. En effet, la fin du monde aura bel et bien lieu mais celle-ci naîtra d'une Seconde Guerre mondiale alternative. Si on y rajoute une histoire de virus et l'obligation de se terrer pour survivre, vous obtenez le scénario de Afterfall : InSanity. Cerise sur le gâteau, enfin si on peut dire, le tout ne se déroule non pas aux Etats-Unis mais bel et bien dans notre vieille Europe.

Bien que Afterfall : InSanity n'entende pas révolutionner le genre du survival-horror, il peut compter sur son ambiance post-apocalyptique pour apporter un peu de fraîcheur, aussi paradoxal que cela puisse paraître. Ainsi, en parcourant les sombres couloirs de l'abri souterrain où se situe l'action, on a souvent l'impression de se retrouver dans les coursives de l'Ishimura vues par le prisme de Fallout. Pour autant, il est un peu dommage de ne pas avoir travaillé ce point en jouant sur la claustrophobie des protagonistes par exemple. Cependant, pour pallier cet état de fait, les développeurs ont inclus quelques idées intéressantes bien que peu développées. On citera ainsi la notion de peur à l'approche de plusieurs monstres venant troubler notre vision. Marrant même si au final, ceci a juste pour effet de rajouter un filtre graphique 3D. Qui plus est, cette gêne ne sera véritablement embêtante que lorsqu'on devra viser avec une arme à feu, les combats à armes blanches étant basiques et donc peu affectés par cet état de panique.



- Graphismes11/20
S'inspirant de multiples jeux dont Dead Space duquel il reprend, au cheveu près, le look du héros, Afterfall : InSanity ne surprend guère. Toutefois, en mélangeant science-fiction, steampunk et univers post-apocalyptique, le résultat réussit à convaincre en se situant à la croisée des chemins de Fallout, Metro ou bien encore Overblood. Cependant, on regrettera que les développeurs n'aient pas soigné le bestiaire limité à quelques monstres, contaminés et autres gardes.
- Jouabilité14/20
La jouabilité se calque sur celle de la plupart des survival-horror de ces dix dernières années en cumulant combat et recherche d'objets. Bien qu'on sente ici aussi l'immense influence du Dead Space de Visceral Games, on profitera d'énigmes plus intéressantes et d'un bon équilibre entre les phases de réflexion et les affrontements. A ce propos, si on trouve pas mal d'armes blanches, il est dommage que les rixes se ressemblent toutes et soient principalement basées sur la défense suivie de l'attaque.
- Durée de vie12/20
Si vous voulez faire durer le plaisir, optez dès le départ pour le mode Difficile. Le jeu restera tout de même relativement facile car très linéaire. Vous pourrez néanmoins vous amuser à récolter plusieurs documents écrits ou audio histoire de bien cerner le scénario et les divers protagonistes.
- Bande son12/20
Le doublage américain est mi-figue, mi-raisin tout comme les thèmes musicaux oscillant entre le bon et le moins bon. Tout cela nous donne une ambiance sonore correcte mais loin d'égaler celle d'un Dead Space 2 pour ne citer que ce dernier.
- Scénario10/20
Bien que le scénario brasse plusieurs ambiances en piochant à droite à gauche, l'ensemble reste relativement commun. Il est ainsi dommage que les scénaristes n'aient pas davantage creusé le concept de claustrophobie dû au fait que les habitants vivent sous terre suite à une Seconde Guerre mondiale alternative. En effet, le synopsis tourne beaucoup plus autour d'un virus contaminant les rescapés et délaisse volontiers tout ce qui tourne autour.
Alors que Afterfall : InSanity représente un énorme melting-pot empruntant à Fallout, Metro ou bien encore Dead Space, il parvient à s'en sortir convenablement grâce à un bon mélange entre action et réflexion. Plutôt bien construit et amenant quelques idées nouvelles, le jeu tourne néanmoins un peu en rond, au sens propre comme au sens figuré, et se perd dans des mécaniques de jeu trop redondantes. Toutefois, son plus gros défaut reste d'être sorti après Dead Space 2, aujourd'hui disponible à moins de 20 euros. Néanmoins, le titre de Nicolas Games se laisse suivre avec plaisir et saura vous amuser le temps d'un gros après-midi.