Accueil jeuxvideo.com
  • Créer un compte
  • Se connecter
Créer un contenu
Test : Quake
PC

Contributeur

Il fallait oser et ils l'ont fait ! Nous sommes en 1996 et id Software vient de mettre au monde le premier jeu de tir à la première personne en trois dimensions. Après un Wolfeinstein 3D fondateur et un Doom mémorable, il faut désormais compter sur un Quake révolutionnaire. L'expression "jamais deux sans trois" n'a jamais été aussi vraie. Le studio américain bouleverse une fois de plus le monde vidéoludique pour le plus grand bonheur des joueurs.

L'évocation du mot Quake provoque toujours un petit sentiment de nostalgie chez les vétérans de jeu de tir subjectif. Pionnier des FPS tridimensionnels, le jeu mérite amplement son statut de référence. Finis les sprites en deux dimensions ressemblant à du papier. Avec Quake, préparez vous à shooter des démons et autre joyeusetés du genre, dans un monde tout en relief jusqu'au moindre petit détail. Dès sa sortie, le titre connaît un succès phénoménal, car au-delà du moteur graphique novateur, c'est bel et bien l'ambiance atypique qui fait clairement la différence. "Quake sera à Doom ce que Doom était à Wolfeinstein", cette phrase pleine de sens, est une bonne définition de la philosophie "Quakienne". N'oubliant pas le passé ni ses illustres prédécesseurs, le soft comporte plusieurs éléments repris de ces derniers. Tout d'abord le scénario mis en place est quelque peu similaire à celui de Doom. Dans un futur proche, l'homme a réussi à inventer un système de téléportation, une avancée technologique formidable qui promet de grandes découvertes scientifiques. Mais cela aurait été trop beau si tout fonctionnait normalement. Aussi, le gardien de l'enfer baptisé Quake, profite de ce système pour répandre la terreur des limbes sur Terre. Pour remédier à ce problème assez embêtant, une escouade de Space Marines est appelée à la rescousse. Malheureusement tout l'effectif va se trouver sous l'emprise malsaine du démon au cours de la mission. Tout l'effectif, sauf vous bien sûr. Soldat le plus endurci de l'unité, c'est sur vos petites épaules que repose désormais le sort de l'humanité.

C'est ici que commence votre cauchemar.

C'est donc sur ce scénario minimaliste et apocalyptique que débute votre périlleux et long périple en enfer, un cauchemar qui commence directement par la sélection du mode de difficulté. Au lieu de passer par un menu fade et sobre, vous êtes plongé dans un petit niveau ouvert. Trois portails téléporteurs correspondant au mode de difficulté s'offrent à vous. Allant du mode facile au mode difficile ( plus un à débloquer), il faut sauter dans les portails pour faire votre choix. Mais ce n'est pas fini puisqu'il faut maintenant décider du début de votre aventure. L'enfer terrestre se divise en quatre mondes bien distincts. Chaque "épisode" est composé d'une suite de plusieurs niveaux pouvant se solder par l'affrontement d'un boss. A la fin du dernier level de chaque lieu, vous obtiendrez une rune à conserver précieusement. Peu importe l'ordre des épisodes car il vous faudra les quatre runes de chaque univers pour vaincre le fameux boss final. Et ce dernier à la ferme attention de vous enfermer à jamais dans son nouveau purgatoire.

Dans le mille Emile !

Pour lui prêter main forte, le vil démon peut compter sur un nombre conséquent de sbires. Entièrement dévoués à leur maître, ces monstres hostiles de plus en plus gros au fil de votre progression ont pour seul objectif de vous tuer. Si les premiers ennemis peuvent être abattus facilement, terrasser les autres sera nettement plus compliqué. Certains comme les ogres sont de véritables machines de guerre. Pouvant utiliser une tronçonneuse et un lance-grandes ravageur, les bougres peuvent aussi vous prendre à revers. Mieux encore, les Lentahrs (immenses et sans yeux) peuvent vous foncer dessus et vous réduire en charpie. En outre, ces fléaux sur pattes possèdent aussi une résistance à peine imaginable. Vous pouvez aussi compter sur deux boss à la difficulté prononcée pour vous donner plus que du fil à retordre. Mais pas d'inquiétude, le guerrier purificateur que vous êtes peut compter sur un arsenal à la hauteur de l'évènement. Vous commencerez votre voyage tortueux avec un simple fusil à pompe rudimentaire à la puissance de feu limité. Après quelques ennemis tués, vous ne tarderez pas à faire main mise sur la première mitraillette du jeu. Dès cet instant, vous pourrez commencer votre boucherie sanglante. Si vous n'êtes toujours pas satisfait, il est aussi possible d'acquérir de nouvelles armes telles le fusil à double canon scié, le mini-gun, le fusil à plasma, le lance-grenades, le fusil éclair et le lance roquettes. Mention spéciale à ce dernier qui se révèle être l'arme la plus jouissive du jeu. Vous l'aurez donc compris, il y a de quoi faire lors des niveaux.

Il n'a pas l'air content...

Le level design est un peu classique mais la taille des niveaux est monumentale. Votre progression se déroulera dans des couloirs assez ouverts mais souvent fermés par des portes. Très labyrinthique, il est facile de perdre son chemin dans Quake. De plus, il n'y aura aucune indication pour vous aider et vous mettre sur le droit chemin. Si vous n'avez pas le sens de l'orientation, vous risquez vite de tourner en rond. Pour ouvrir les fameuses portes, il faut généralement accomplir de basiques énigmes. Reprenant la recette des ses aînés, Quake vous demandera de dénicher des clés parsemées dans le level ou encore d'appuyer sur différents interrupteurs. Cependant si les stages sont généralement linéaires, les développeurs n'ont pas oublié d'intégrer quelques passages secrets abondant d'items . Parmi ces derniers, on retrouve les fameux kits de soin, les caisses de munitions, les armures et le Quad Damage. Objet rare à trouver, ce dernier permet de décupler votre puissance de feu et de vous rendre invincible un court instant. Utile pour nettoyer une zone de ses parasites !

Le fameux lance-grenade, une arme à utiliser avec précaution.

Concernant la prise en main, Quake ne bouscule pas le genre et reprend la plupart des éléments de gameplay qui ont fait la gloire de ses prédécesseurs. Les habitués de Doom ne seront guère étonnés. Le canon de votre arme se situe toujours au milieu de l'écran et l'HUD sous forme de barre est toujours présent. Le titre se voulant dynamique et violent, ne vous attendez pas à une foule de commandes complexes. Néanmoins il est désormais possible de courir et de sauter. Ces fonctionnalités sont les bienvenues puisqu'elles permettent de se défaire de situations assez périlleuses. Bourrin à souhait, le jeu offre toutefois une fluidité du protagoniste exemplaire. Celle-ci est même renforcée par un grand sentiment de liberté, dû principalement à la réalisation en trois dimensions.

La réalisation technique est effectivement grandiose et novatrice. Basée sur le moteur graphique Quake engine, la prouesse technique est hallucinante pour l'époque puisque l'on passe de sprites 2D à des ennemis et des objets tout en volume, dans des décors aux textures beaucoup plus fournies. Certes les monstres sont animés à la truelle mais le tout reste globalement correct. Les environnements fourmillent de détails et offrent une réelle profondeur. Et pour enfoncer un peu plus loin le clou, Quake bénéficie aussi d'un système d'éclairage en temps réel dynamique de toute beauté. Ce genre de petit détail permet de rendre un peu plus crédible l'ambiance unique qui se dégage de chaque décor. Hormis la claque graphique, c'est vraisemblablement le climat si particulier du titre qui a su le démarquer de ses contemporains. Plongé dans des environnements malsains et démoniaques, le ton plutôt lugubre est tout de suite donné. Et ce n'est pas l'influence notable de HP. Lovecraft qui égaiera l'ensemble. Le mélange médiévial/gothique et de science-fiction fait mouche et berce le joueur dans une atmosphère angoissante et abominablement oppressante.

Même si les graphismes jouent un rôle important, l'atmosphère n'aurait pas été si inquiétante sans une bande-son de qualité. De ce côté-là, id Software n'a pas fait les choses à moitié. Certes le manque de musiques dramatiques et stressantes se fait cruellement sentir mais parfois le silence a du bon. Avec Trent Reznor (maître du glauque musicale et leader du groupe Nine Inch Nails) aux commandes, la composition sonore est de très bonne facture. Les couinements, grincements, grognements et autre cris de douleurs devraient vous faire sursauter tant ils arrivent dans les moments les plus imprévisibles. Finissons ce test en précisant que le titre posséde un mode multijoueur online. En effet, en plus d'une épopée haletante, il est aussi possible de se fragger joyeusement lors de joutes en ligne terriblement accrocheuse. Arrivé à point nommé lors de l'explosion d'internet, le jeu s'est donc immédiatement posé comme la nouvelle référence multijoueur des années 90 grâce à son architecture réseau très souple.

En avance sur son temps, le FPS d'id Software démontre une nouvelle fois le fabuleux savoir-faire du mythique studio. Révolutionnaire sur le plan graphique, Quake respire l'inventivité et le talent. Enrobé dans une ambiance pesante et accablante, ce bijou vidéoludique se doit d'être essayé dans la vie de tout amateur de jeu de tir subjectif. Référence dans la matière, le soft repose les bases du genre d'une bien belle façon. Désormais, vous regarderez vos FPS modernes sous un angle différent.

Les notes
  • Graphique 19 /20

    Plus qu'une évolution, c'est une révolution graphique. Base de tout jeu de tir subjectif moderne, Quake propose des environnements diversifiés, ouverts et enfin en trois dimensions. La profondeur qu'apporte le Quake Engine est tout simplement ahurissante pour l'époque. La possibilité d'enfin voir et de démembrer les ennemis dans un monde en relief apporte un tout nouveau confort visuel. L'atmosphère exceptionnelle qui s'en dégage vous fera frissonner. Cerise sur le gâteau, le jeu d'ombre et d'éclairage dynamique est somptueux. Seul point noir, l'animation des objets et des monstres est trop rigide et manque de variété.

  • Jouabilté 16 /20

    Peu de nouveauté au programme. Calqué sur la prise en main des FPS de la vieille école, le protagoniste répond toujours aussi bien. Fun et nerveux, le plaisir de jouer est immédiat puisque Quake est délesté de toutes commandes superflues et compliquées. On notera l'apparition du saut et du sprint pour apporter un peu plus de dynamisme au gameplay. Néanmoins si vous trouvez que le jeu manque toujours de punch, il est toujours possible d'utiliser une technique avancée devenue culte au fil des année. Portant le nom de "Strafe-jump", cette dernière permet de gagner de la vitesse en bougeant sur les côtés et en sautant.

  • Duree 17 /20

    Les 4 épisodes ont de quoi vous occuper pendant un long moment. Vous laissant la possibilité de choisir la difficulté, il faudra beaucoup de persévérance pour finir l'aventure. Précisons qu'il est possible de débloquer un mode de difficulté nommé « Cauchemar » réservé à des mains expertes qui en redemandent. L'IA est toujours aussi bonne. Impitoyable et sournoise, cette dernière vous en fera voir de toutes les couleurs. Pour vous aider il est possible de récupérer quelques kits de soin et caisses de munitions. Et pour les plus curieux, des passages secrets regorgent d'armes et d'armures. Concernant le mode multijoueur, il vous tiendra en haleine aussi longtemps que les frags s’enchaîneront. Néanmoins, il paraîtra forcément obsolète face aux références actuelles du genre. Malgré tout, l'essence même du match à mort était déjà présente.

  • Son 18 /20

    Vous évoluerez dans des lieux dans un silence de mort. Mais attention cela est voulu. Tout repose sur des bruitages extrêmement bien maîtrisés. Réalisé par le spécialiste du malsain, Trent Zenor nous offre une ambiance sonore pesante et angoissante des plus réussies.

  • Scénario /

    Le scénario n'est présent que pour justifier les affrontements face aux monstres et boss. Simple et n'apportant rien de plus au jeu, nous ne tiendrons pas rigueur de ce point anecdotique. Si l'effort de proposer une once d' histoire est appréciable, le joueur ne s'attardera pas d'avantage dessus.

Premier veritable FPS tridimensionnel, Quake est une perle. Transposant les bases de ses célèbres aînés dans un monde tout en relief, id Software frappe encore un grand coup. Le soft arrive à combiner son statut historique à un plaisir de jouer toujours d'actualité. Car s'il a assez mal vieilli techniquement, il n'en reste pas moins un jeu de tir à la première personne tout à fait acceptable aujourd'hui. Ce succès réside non seulement dans une atmosphère accablante mais aussi dans des mécanismes de jeu bien rodés. Bouleversant les codes de l'époque, Quake a permis le décollage du genre tel que nous le connaissons actuellement. Comme Doom et Wolfenstein 3D en leur temps, Quake a su innover pour nous proposer une expérience vidéoludique inoubliable.

Profil de ar4g0rn_S3B
L'avis de ar4g0rn_S3B
MP
Journaliste de jeuxvideo.com
24 août 2011 à 18:06:54
18/ 20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (50)
Lire les avis des lecteurs Donnez votre avis sur ce jeu !
17/ 20
Mis à jour le 24/08/2011 Voir l'historique
PC FPS id Software Rétrogaming
  • Partager cette page :
Quake
PC Mac N64 Saturn
pas d'image
AvantArrière
  • Accueil
  • Tests (2)
  • News (2)
  • Vidéos (2)
  • Images (51)
  • Wiki / ETAJV
  • Forum
HISTORIQUE DES ARTICLES
  • Test : Quake sur PC
    -
    PC
Mettre en valeur Masquer

Vous pouvez mettre en valeur les zones que vous désirez ainsi que noircir les zones que vous désirez cacher.