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Command & Conquer 4 : Le Crépuscule du Tiberium
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Test : Command & Conquer 4 : Le Crépuscule du Tiberium
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Command & Conquer 4 : Le Crépuscule du Tiberium
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L'avis de hiro
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Journaliste jeuxvideo.com
16 mars 2010 à 09:00:00
13/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (218)
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6.2/20
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Véritable institution dans le monde du STR, la saga Tibérium vient aujourd'hui livrer son ultime bataille sur les écrans de nos PC. Avec ses grands airs de testament, ce nouveau volet entend en effet apporter une conclusion épique à la série et a choisi pour cela de modifier en profondeur le gameplay traditionnel de Command & Conquer. L'idée est volontaire et l'intention généreuse, mais les fans risquent probablement de grincer des dents en découvrant un système de jeu qui se révèle finalement très proche de celui d'un Dawn of War II. Remarquez, il y a tout de même bien pire comme référence.

Command & Conquer 4 : Le Crépuscule du Tiberium

L'heure n'est plus aux demi-mesures ! La Terre est en pleine agonie ! Le Tibérium, ce minerai toxique pour lequel les fans se sont affrontés pendant des années, menace maintenant de recouvrir toute la surface de la planète et donc d'y rendre toute vie impossible. Face à la perspective de l'extinction pure et simple de la race humaine, les deux factions antagonistes que sont le GDI (Groupement de Défense Internationale) et la fraternité du NOD vont donc s'allier, à l'initiative de Kane, le dictateur immortel dont le crâne luisant et le bouc impeccablement taillé ont fait le tour du monde. Alors que les dirigeants du GDI nagent en plein désespoir, Kane annonce effectivement détenir la clé du salut de l'humanité. Manque de bol, un fanatique influent a décidé de mettre des bâtons dans les chenilles de la fragile alliance, et ce sera à vous, talentueux commandant du GDI, de neutraliser le malandrin. Après un trio de missions d'entraînement, Command & Conquer 4 vous imposera alors de faire quelques choix cornéliens et notamment de décider si vous souhaitez opérer directement sous l'égide de Kane ou des officiers du GDI. Bref, rassurez-vous, les deux factions habituelles de la série vous donneront toutes deux accès à des missions différentes aux enjeux particuliers.

Command & Conquer 4 : Le Crépuscule du Tiberium
Les séquences filmées de ce nouveau volet sont un bon cran au-dessus de celles de ses prédécesseurs.
Au sein de ces deux campagnes, on retrouve heureusement tout ce qui fait le charme de la série, grâce à la présence des cinématiques réalisées avec le moteur du jeu d'une part, mais surtout de séquences filmées avec de véritables acteurs. Bien plus aboutie que dans tous les autres épisodes de la saga, la mise en scène nous plonge véritablement au coeur de l'action. Alors que tous les protagonistes s'adressent une fois encore à la caméra, cette dernière n'est plus nécessairement fixe. Elle agit en fait comme les yeux de notre fier commandant, qui ne manquera pas d'avancer dans les coursives du Quartier Général de la jeune alliance, avant de se retrouver au milieu des écrans de contrôle et du staff militaire. Si l'on reste évidemment spectateur, on aura pour la première fois l'impression de faire partie de cet univers, d'y avoir une consistance et une présence physique. Et force est de constater que cette nouvelle approche permet de vraiment se glisser dans l'action. On pourra ainsi approcher le mythique Kane comme jamais auparavant et profiter de ses légendaires colères. Tout en étant plus sombre et plus sérieuse que dans les précédents épisodes, la mise en scène est sans conteste la plus grande réussite de ce Command & Conquer 4.

Command & Conquer 4 : Le Crépuscule du Tiberium
Les différents protagonistes n'hésiteront pas à intervenir durant les missions elles-mêmes.
Car autant le dire tout de suite, sur le champ de bataille, le constat apparaît beaucoup plus mitigé. Mais avant d'entrer dans les détails, abordons tout d'abord un élément qui risque déjà de mettre beaucoup de joueurs en rogne. En l'état, Command & Conquer 4 ne peut effectivement fonctionner que si l'on dispose d'une connexion internet permanente. Il est tout à fait impossible de jouer la moindre partie sans s'être préalablement connecté aux serveurs d'Electronic Arts. Notre période de test a d'ailleurs été marquée par quelques déconnexions intempestives, ainsi que par l'impossibilité occasionnelle de joindre les serveurs de l'éditeur. Car outre la volonté manifeste de contrer les pirates (et donc surtout d'enquiquiner l'honnête consommateur), il vous faut savoir que C&C 4 repose en grande partie sur une interface censée vous permettre d'entrer en contact avec les autres joueurs très facilement, de former des groupes ou d'inviter des amis.

Command & Conquer 4 : Le Crépuscule du Tiberium
Choisissez judicieusement votre classe en début de partie.
Le menu de base, assez moche du reste, affiche ainsi les pseudos des joueurs présents sur le chat général en dessous des traditionnelles options de campagne, d'escarmouche et de multijoueur. Il faut dire que la campagne peut être traversée en coopération et que vous éprouverez peut-être rapidement le désir de pimenter un peu l'action en sollicitant un congénère issu de l'océan du web, et ce sans que cela change la nature des missions. La "nécessité" imposée de rester connecté à internet s'explique en outre par le fait que quoi que vous fassiez dans le jeu (missions solos, escarmouches, ou multijoueur), vous gagnerez des points d'expérience qui vous permettront d'accéder à de nouvelles unités et de nouvelles technologies. Chaque victoire, et dans une moindre mesure chaque défaite, de même que chaque haut-fait, feront ainsi évoluer votre niveau, et donc profil de commandant du NOD ou celui du GDI, les deux étant tout à fait distincts.

Command & Conquer 4 : Le Crépuscule du Tiberium
Les batailles entre plusieurs joueurs peuvent se révéler assez impressionnantes.
Ceci étant clair, le moment est maintenant venu de nous intéresser à ce qu'il se passe vraiment sur le champ de bataille et donc de découvrir les énormes changements apportés par cet épisode par rapport à ses aînés. En tout début de partie, Command & Conquer 4 se la joue World in Conflict en proposant d'opter pour l'une des trois classes du jeu, classes qui déterminent le type de troupes auquel vous aurez accès par la suite. A vous de voir si vous souhaitez privilégier un style offensif et profiter de puissantes unités terrestres ou défensif pour aligner tourelles, bunkers et infanterie spécialisée. La troisième classe se focalise quant à elle sur le "soutien" et offre un équipement spécialisé, des forces aériennes capables de frapper rapidement à l'autre bout du champ de bataille, et des pouvoirs particuliers. Ne comptez pas sur d'éventuelles unités navales, car ces dernières ont purement et simplement disparu de l'équation. On note au passage que les objectifs des missions de la campagne varieront en fonction de la classe que vous choisirez en début de partie.

Command & Conquer 4 : Le Crépuscule du Tiberium
Toutes vos batailles vous permettront d'engranger de l'expérience et de débloquer de nouvelles unités.
Quoi qu'il en soit, quelle que soit votre décision, votre progression et votre tactique tourneront impérativement autour d'un unique bâtiment, qui sera capable de produire absolument toutes les unités dont vous aurez besoin sur le terrain. Ce bâtiment est en outre un peu particulier puisqu'il est mobile et peut se déployer en une poignée de secondes, d'où son appellation de VCM (Véhicule de Construction Mobile). Pendant que le bougre se déplace, on pourra même lancer la construction de 4 unités qui pourront sortir instantanément des entrailles de la bête une fois cette dernière déployée. Ce détail anodin, conditionne en fait beaucoup de choses puisque dans la plupart des missions solos, et dans l'unique mode multijoueur du soft, la victoire ne s'obtiendra qu'en capturant des points de contrôle et des bâtiments spécifiques, ce qu'on ne pourra faire qu'en disposant plus de troupes à proximité de votre cible du moment que l'ennemi. Dans Command & Conquer 4, il n'est donc plus question de collecte de ressources, ni de développement de base. Tout ne fait plus que tourner autour de l'utilisation que vous ferez de votre VCM et de la poignée d'unités qu'il pourra produire.

Command & Conquer 4 : Le Crépuscule du Tiberium
Les quadripodes impériaux feraient pâle figure face à ce Crawler !
En fait, au début de chaque partie, un nombre précis de Points de Commandement vous sera alloué, et c'est ce petit capital qui déterminera le nombre d'unités que vous pouvez créer en cours de partie, un peu comme dans un World in Conflict. A vous donc de choisir judicieusement vos troupes en fonction de vos objectifs et de votre stratégie, mais sachez que de manière générale, vous ne vous retrouverez que très rarement avec plus d'une vingtaine de machines de guerre en même temps. Et si vos troupes sont décimées, les PC seront instantanément reportés sur votre compte, vous permettant ainsi de relancer la construction de nouvelles troupes sans perdre une seconde. Sachez cependant qu'en début de partie, vous n'aurez évidemment accès qu'à des unités basiques de niveau 1 et que pour rendre vos ouailles plus performantes et développer des unités plus évoluées, vous devrez empocher des Points d'Amélioration en mettant vos paluches sur des cristaux de Tibérium disséminés un peu partout sur chaque carte. Il faudra d'ailleurs ramener ces derniers dans des zones sécurisées, matérialisées à l'écran par des quadrillages lumineux.

Command & Conquer 4 : Le Crépuscule du Tiberium
Le Crawler défensif est le seul qui permette de construire des bunkers et des tourelles.
Ce n'est qu'en en passant par là que vous pourrez acheter des améliorations de précision, de vitesse ou de puissance pour vos troupes, avant de débloquer les Tier 2 et 3, susceptibles de vous offrir des unités avancées (tout en gardant à l'esprit que si votre commandant n'a pas le niveau suffisant, vous n'aurez pas accès à toutes ces joyeusetés). Pour terminer ce joli tableau, on parlera enfin des Points de Soutien, spécifiques aux VCS de soutien, vous l'auriez deviné. Les bougres, qui ne s'obtiennent qu'en contrôlant des bâtiments précis sur chaque carte, donneront quant à eux accès à des capacités spécifiques et temporaires pour booster l'efficacité de nos troupes ou au contraire, réduire l'efficacité des troufions ennemis. Bref, avec tout cela, C&C 4 prend volontiers des airs de guerre de mouvements, basique, bourrine et peut-être moins intéressante que ce que nous offraient les épisodes précédents, qui pourtant, ne brillaient pas franchement par leur subtilité. Alors certes, on appréciera les quelques différences de gameplay induites par les spécificités des deux factions, avec un NOD toujours prompt à aligner des unités rapides et furtives et un GDI aux troupes plus conventionnelles, mais en gros, on en reviendra toujours aux mêmes tactiques bien primaires : installer le VCM à proximité de l'objectif, construire les unités les plus puissantes et éventuellement lancer deux ou trois buggys sur un autre point d'intérêt.

Command & Conquer 4 : Le Crépuscule du Tiberium
Alors ? Quel sera finalement votre choix ? Le NOD ou le GDI ? L'ombre ou la lumière ?
On note enfin que si les deux campagnes se révèlent assez agréables à traverser en dépit de leur classicisme, le fait est que certaines missions vous paraîtront presque insurmontables sans un tantinet de leveling en mode escarmouche. Un mode où on constatera d'ailleurs plus clairement les quelques lacunes de l'IA, ainsi que les problèmes de pathfiding du titre. L'ensemble de fait, paraît un petit peu trop bancal, à l'image de ce multi où dès lors qu'on rencontrera un joueur de niveau supérieur, on ne fera finalement plus que de la figuration, sans espoir de vaincre. Ajoutons à cela la prolifération de tactiques de pochetrons, comme l'escouade d'unités d'élite soutenue par cinq ou six ingénieurs réparateurs, et l'on obtient un titre dont le gameplay présente de trop nombreuses lacunes et de trop nombreux déséquilibres pour vraiment être apprécié. De Command & Conquer 4, on ne retiendra finalement que sa brillante mise en scène, sombre et dynamique ainsi que la performance toujours aussi chouette de Joe Kucan. Un joli emballage pour un titre bien creux. Déception.

Les notes
  • Graphismes 15 /20

    Si le design ne fera pas l'unanimité, force est de constater que le moteur tient toujours la route et permet de générer de très jolis effets de lumières et de belles explosions. Le jeu apparaît en outre très fluide, même lorsqu'on jouera à 5 contre 5.

  • Jouabilité 13 /20

    A mi-chemin entre World in Conflict et Dawn of War II, Command & Conquer 4 peine à vraiment trouver son propre chemin. A trop vouloir dynamiser les affrontements en réduisant la dimension gestion de ressources à néant et en spécialisant les joueurs à outrance, le titre finit par se montrer trop déséquilibré.

  • Durée de vie 14 /20

    Les deux campagnes du soft ont clairement de quoi nous occuper, d'autant qu'elle se révéleront assez exigeantes et nécessiteront un peu de leveling. Le fait de devoir batailler ferme pour débloquer de nouvelles unités et pouvoirs agit comme un véritable moteur pour le joueur. Hélas, cet aspect constitue également un point faible, puisqu'on risquera de se lasser d'un multi qui n'offre qu'un seul et unique mode, et qui ne permet pas forcément de jouer contre des généraux d'un niveau équivalent malgré une option de matchmaking.

  • Bande son 17 /20

    Le choix des compositions est assez surprenant, puisqu'on profitera souvent de morceaux épiques doublés de choeurs mystérieux. L'ensemble colle finalement assez bien au ton de ce dernier volet, plus lourd et plus sombre que les précédents. Bruitages et voix des unités (en anglais dans notre version test) tapent quant à eux dans le très haut de gamme.

  • Scénario 17 /20

    Une histoire délicieusement alambiquée qui une fois encore, se développe par le biais de scènes tournées avec de véritables acteurs. Plus dynamique et réussie que jamais, la mise en scène plonge le joueur au coeur des événements et lui donne l'impression de réellement faire partie de l'univers de Command & Conquer. Un chouette cadeau pour les fans, d'autant que Joe Kucan, l'acteur qui campe Kane, crève littéralement l'écran.

Pétri de bonnes intentions, marqué par une volonté manifeste de rendre la conclusion de la saga Tibérium totalement unique, Command & Conquer 4 s'empêtre finalement dans ses propres ambitions. Si l'enrobage est d'excellente qualité, le gameplay apparaît assez creux, un peu trop bourrin et malheureusement trop déséquilibré. En dehors de sa campagne, jamais le jeu ne donne vie à de véritables batailles acharnées en raison de son système d'expérience, à la fois source de motivation et de frustration. Les différentes missions solos se laissent néanmoins traverser avec plaisir et l'on appréciera de découvrir la conclusion d'une saga devenue légendaire.

Profil de hiro
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16 mars 2010 à 09:00:00
13/20
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L'avis des lecteurs (218)
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6.2/20
Mis à jour le 16/03/2010
PC Stratégie Electronic Arts EA Los Angeles
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