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Test Mr. Nutz sur SNES du 28/07/2009

Test : Mr. Nutz
SNES
Mr. Nutz
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de Anagund
L'avis de Anagund
MP
Journaliste jeuxvideo.com
28 juillet 2009 à 17:25:53
13/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (40)
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16.2/20
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499.90€ SNES
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Au début des années 90, les jeux de plates-formes régnaient sans partage sur nos consoles de salon. La concurrence était rude pour se faire une place aux côtés de Mario et Sonic. Beaucoup de pseudo-mascottes au charisme parfois limité se sont cassées les dents sur la troisième marche du podium. En 1993, lorsque Ocean sort Mr. Nutz, beaucoup voient en ce jeu un très bon prétendant, capable de rivaliser avec le plombier et le hérisson. Mais qu'en est-il vraiment ?

Mr. Nutz

Mr. Nutz démarre mal. La première chose que l'on demande à un héros de jeu de plates-formes, c'est d'avoir du charisme. Or le design de Mr Nutz est plutôt douteux. Gentil petit écureuil anthropomorphe, il a malheureusement pour lui été affublé d'une casquette jaune des plus criardes et de deux grandes incisives qui lui donnent un air bien niais. Dur pour le joueur de rentrer dans le personnage quand on a l'impression de contrôler une peluche au regard vide. Passé ce choc, on peut s'attarder sur l'histoire. Un yéti nommé Mr Blizzard menace de congeler la planète et notre petit écureuil est le seul à pouvoir l'arrêter. Oublions le fait que ce soit aussi le scénario des Bisounours et lançons-nous dans notre première partie.

Mr. Nutz
Deux grandes dents, une casquette jaune : voilà Mr. Nutz.
Dès les premières secondes, on est aveuglé par l'un des deux gros points forts du jeu : les graphismes. On se retrouve dans une magnifique forêt à l'aspect bucolique nommée Woodyland, pleine de feuilles et de verdure. Les décors nous en mettent plein la vue et l'animation des personnages est fort bien réalisée, surtout concernant Mr Nutz. L'univers est bon enfant et vous ne risquez pas d'être terrifié par les monstres sauf si affronter des fruits qui marchent est le pire de vos cauchemars (dans ce cas-là, pensez à consulter quand même). Au fur et à mesure de votre traversée de la forêt, la nuit tombera doucement sur Woodyland vous laissant par la même occasion profiter du deuxième point fort du jeu : ses musiques. Les thèmes de Mr Nutz sont clairement supérieurs à la moyenne des jeux de plates-formes et certains sont nettement au-dessus du lot comme celui des niveaux nocturnes de Woodyland. Ce long morceau intimiste qui fait intervenir plusieurs instruments sur une mélodie principale est un petit chef-d'oeuvre à lui tout seul. Les autres musiques du jeu sont elles aussi très travaillées et oscillent entre mélancolie et joyeuses fanfares. A noter que celles de la version Super Nintendo et GBA sont bien au-dessus de la version Megadrive. On finira la visite du premier monde du jeu par un combat contre une araignée géante, encore une fois bien loin d'être effrayante.

Mr. Nutz
N'oubliez pas, cinq fruits et légumes par jour !
Après tous ces compliments, on pourrait penser que Mr. Nutz est un chef-d'oeuvre. Malheureusement tout se gâte à partir du deuxième monde. Aussi flagrant que nous apparaissaient les qualités du jeu au début de Woodyland, le gros défaut du jeu nous saute aux yeux au début d'Adventure Park : son level-design. Effectivement, les niveaux les plus simples deviennent vite des labyrinthes tant les chemins paraissent nombreux, d'autant que certains endroits ressemblent à s'y méprendre à d'autres. Résultat, dans Adventure Park, on voyage d'arbre en arbre sans vraiment savoir où on est, ni où on doit aller. On a du mal à contenir sa rage quand on repasse pour la quatrième fois devant tel arbre, sans être sûr que c'est bien le même. De plus, il n'est pas rare qu'on ne sache pas si on peut descendre d'une plate-forme sans tomber dans un précipice. On a beaucoup de mal à évaluer la hauteur à laquelle on se trouve. Par exemple, on se sent idiot quand après avoir fièrement réussi un saut millimétré d'une branche à l'autre, on se rend compte qu'on n'était qu'à 1m50 du sol. Le level-design foireux est malheureusement une constante dans les mondes suivants. Que l'on soit dans le volcan, dans les nuages, ou dans le parc d'attractions, les niveaux restent trop alambiqués et on s'y perd bien trop rapidement.

Mr. Nutz
Est-il besoin de rappeler qu'il est fortement déconseillé de sauter sur toute bestiole à piquants ?
Et pourtant, le jeu a de bons éléments de gameplay pour lui. L'écureuil peut sauter sur les ennemis, les envoyer valser d'un coup de queue, ou encore leur tirer dessus avec des noisettes ramassées au préalable, arme indispensable face à certains monstres. Le jeu est bourré de passages secrets souvent particulièrement bien cachés (murs creux, faux éléments de décor), dans lesquels le joueur trouvera des points de vie, des réserves de noisettes ou des pièces, ces dernières ne servant qu'à augmenter le score. A chaque fin de monde nous est indiqué le pourcentage de pièces trouvées et avoir 100% même pour Woodyland demande beaucoup de recherche. La maniabilité a tout de même quelques défauts, comme la tendance qu'a Mr Nutz de glisser sur le sol. Allez savoir en quoi sont faites ses baskets mais il est du coup quasi impossible de bien juger ses sauts vu que l'on finit souvent loin du point de chute initial. Imaginez le calvaire dans la dernière zone du jeu, Ice Scream et ses plaques verglacées. L'écureuil a aussi l'habitude de se coller à toute paroi verticale, surtout à la réception d'un saut.

Mr. Nutz
Non seulement certains monstres sont énormes, mais en plus ils sont diablement nombreux.
Cette maniabilité hasardeuse est d'autant plus dommageable que le jeu est plutôt difficile. Car même si visuellement Mr Nutz semble dédié aux plus jeunes, il faudra être plutôt doué pour sortir indemne de certaines phases de jeu. Cela vient principalement du fait que les monstres sont bien trop nombreux. Il est rare d'en avoir moins de cinq à l'écran, en sachant que la taille des sprites est plutôt conséquente par rapport à d'autres jeux du genre. Évidemment, cela nuit à la fluidité de l'action, car vous devrez toujours esquiver une bestiole, même si c'est un papillon. On avance donc péniblement et par à-coups dans des niveaux qui étaient déjà bien longs et fastidieux. En résumé, Mr Nutz n'est pas un mauvais titre, mais ses multiples défauts de gameplay sont de plus en plus pénibles et ruinent un jeu artistiquement exemplaire. Cela est d'autant plus navrant que le premier monde Woodyland était proche de la perfection. Notons tout de même que le jeu a été réalisé par deux Français, Pierre Adane et Philippe Dessoly, ce qui nous permet de lancer un petit cocorico à l'occasion.

Les notes
  • Graphismes 17 /20

    Les environnements sont vraiment somptueux et les décors ont un charme indéniable. On peut noter un gros travail concernant l'arrière-plan. Les ennemis sont plus mignons que méchants et on pourrait même se demander pourquoi ils s'attaquent à ce pauvre écureuil. Les personnages sont bien animés, surtout le héros qui possède des mouvements très détaillés.

  • Jouabilité 11 /20

    Sans être totalement injouable, Mr Nutz est frustrant. Le level-design est tel qu'on s'y perd vite, et les monstres sont tellement nombreux qu'on est parfois obligé de se faire toucher. Le maniement de Mr Nutz n'est pas impeccable, ce qui est assez handicapant pour un jeu de plates-formes. Dommage, car du coup on n'ose pas trop chercher les multiples passages secrets du jeu et on se contente souvent d'essayer de finir le niveau.

  • Durée de vie 14 /20

    Les niveaux sont longs, et la tendance à s'y perdre rallonge forcément la durée de vie. Il vous faudra bien quatre heures pour finir le jeu, en tenant compte de la difficulté, et certainement bien plus si on veut finir avec 100% de pièces trouvées dans chaque monde. A noter que les versions GBA et Megadrive proposent un système de password pour reprendre au niveau voulu, alors que la version Super Nintendo doit se terminer d'une seule traite.

  • Bande son 17 /20

    Les musiques de Raphaël Gesqua (connu pour celles de Flashback) sont douces et agréables en plus d'être éclectiques. Chaque thème est long et varié, certains durant plusieurs minutes. Du coup, le jeu y gagne une identité musicale propre, ce qui n'était pas souvent le cas des autres titres du genre à l'époque de sa sortie. Mention spéciale pour le thème nocturne de Woodyland, particulièrement envoûtant, qui vous donnera envie de refaire cette zone encore et encore.

  • Scénario /

    Vous ne vous rappellerez le but de votre quête qu'en arrivant devant le dernier boss (et encore).

Avec ses sublimes graphismes et ses musiques riches, Mr Nutz est artistiquement une réussite incontestable. Malheureusement la structure des niveaux et la difficulté due à des monstres bien trop nombreux viennent gâcher le plaisir de jeu. Le titre d'Ocean France reste un bon jeu pour les plus patients qu'il faut tout de même essayer à l'occasion, au moins pour son premier monde Woodyland.

Profil de Anagund
L'avis de Anagund
MP
Journaliste jeuxvideo.com
28 juillet 2009 à 17:25:53
13/20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (40)
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Mis à jour le 28/07/2009
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