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Test : Florensia
PC

Lancé officiellement depuis le 15 octobre dernier, Florensia est venu rejoindre l'offre en matière de MMORPG free to play (téléchargeable et jouable gratuitement). Son développeur, le studio japonais NETTS Corp, le présente comme un jeu "d'exploration maritime", s'inspirant de la piraterie du XVIIIème siècle. Le joueur y fait évoluer à la fois un personnage et son bateau. Accessible à un large public, doté d'une réalisation solide, Florensia emprunte quelques bonnes idées à droite et à gauche sans réellement parvenir à affirmer son identité.

Première bonne nouvelle : contrairement à certains MMORPG asiatiques qui ne franchissent jamais les barrières de la localisation, Florensia a été traduit en français. Une traduction incomplète et parfois approximative, c'est vrai, mais on apprécie l'effort. Qui plus est, en sélectionnant le serveur européen Luxplena et le canal "français", vous aurez le plaisir de jouer et de discuter avec vos compatriotes. Sachez tout de même que dans sa grande majorité, le public qui fréquente le jeu est assez jeune. De fait, à l'instar d'un Fly For Fun, Florensia vise un public plus large que de coutume : son style graphique manga kawaï et sa jouabilité simple d'accès en témoignent, de même, hélas !, que son manque de contenu.

Le style graphique très kawaï ravira les uns et crispera les autres.

Le background du jeu est assez peu étoffé. Tout juste sait-on que les quatre îles qui composent le monde (Cardiff, Magnel, Exeter et Chester), et entre lesquelles vous pourrez naviguer, ne faisaient jadis qu'une, jusqu'à ce que le Grand Bouleversement, provoqué par l'utilisation abusive de la magie, fasse du monde ce qu'il est aujourd'hui : à savoir une terre d'explorateurs, regorgeant d'artefacts et de vestiges de civilisations anciennes. Pour le reste, Florensia s'inspire des grandes expéditions maritimes du XVIIIème siècle, et du phénomène de piraterie qui leur fut lié. Mais il ne faut pas s'attendre à voir ce thème traité avec le souci du réalisme d'un Bounty Bay Online : dès que vous mettez pied à terre, le bestiaire (proche de celui de Dream of Mirror Online), vous oppose à des champignons, des hommes-cochons et des lézards géants. Bref, outre de vous donner l'occasion de livrer bataille sur les flots, cet univers permet surtout aux développeurs d'afficher des personnages au style manga en costumes d'époque, ce dont les Japonais sont particulièrement friands. Disons que si vous aimez admirer des gamines en corset et en jupons jouer du sabre et du pistolet, vous avez frappé à la bonne porte.

Dans le port de Roxbury, y'a pas que des marins qui passent.

La création de votre avatar vous laisse le choix entre quatre classes : explorateur, mercenaire, noble et saint, qui cachent en fait quatre archétypes assez classiques (voleur, guerrier, mage et clerc). Notez qu'à l'instar d'un système courant dans les MMORPG asiatiques, Florensia vous permettra, une fois le niveau 40 atteint, de changer de classe pour vous spécialiser dans la voie de votre choix. Le saint, par exemple, peut devenir prêtre ou chaman. Pour le reste, à savoir la personnalisation graphique, le jeu assure le minimum syndical. Certes, plusieurs types de visages, de couleurs de cheveux et de coiffures sont disponibles, mais ils restent assez proches visuellement parlant. Et comme les choix en matière d'armures sont quelque peu restreints, vous n'échapperez pas à l'affluence de clones. Comme il est de coutume dans les jeux de piraterie, la particularité de Florensia est de vous confier la gestion, parallèle à celle de votre avatar, du bateau qui lui sert à quitter la terre ferme. Cinq types de navires différents sont disponibles (blindé, de course, d'assaut, bombardier, de maintenance), bénéficiant chacun de capacités spécifiques. Sachez que votre bateau connaît sa propre évolution (matérialisée par sa propre fiche de caractéristiques et son propre arbre de compétences) et peut être d'un niveau différent de celui de votre personnage, même si un écart important est déconseillé.

Les coups critiques donnent lieu à de sympathiques animations.

Sur terre, Florensia peine à se démarquer de la majorité des MMORPG free to play, si ce n'est par sa jouabilité bien étudiée, qui rend le jeu particulièrement accessible. Vous contrôlez votre avatar au clavier ou à la souris (selon votre préférence) et cliquez sur un PNJ pour lui parler ou sur un monstre pour ouvrir les hostilités. En combat, vous disposez d'une barre de raccourcis permettant d'accéder facilement aux différentes fonctions utiles (actions de base, compétences, potions...) ainsi que de la possibilité d'alterner rapidement entre trois slots d'armes équipables (un vrai plus !). Les menus sont clairs et pratiques et l'évolution de votre personnage relativement simple : à chaque niveau franchi, vous gagnez deux types de points ; certains sont à répartir entre vos différentes caractéristiques (force, intelligence...), les autres servent à upgrader vos compétences. Ces dernières doivent préalablement être apprises ; elles sont vendues sous forme de livres (sous réserve d'avoir atteint le niveau requis) par votre maître de classe. Ensuite, vous pouvez leur attribuer librement les points gagnés. On regrette tout de même que les arbres de compétences ne soient pas plus fournis, d'autant que toute spécialisation amène à ignorer certaines branches et qu'il y a pas mal de compétences passives, conduisant à un faible nombre de pouvoirs utilisables en combat. La latitude dans la construction de votre personnage aurait donc tendance à résider davantage dans l'attribution de vos caractéristiques, qui rend les builds possibles plus variés qu'il n'y paraît au premier abord.

Les navires d'assaut peuvent carrément rusher leurs adversaires.

En mer, Florensia se montre finalement tout aussi classique. Certes, vous contrôlez un navire et livrez bataille sur un élément qui vous complique potentiellement la tâche, mais cela ne s'en ressent hélas que peu dans le gameplay. Pour commencer, les quêtes maritimes vous invitent au même farming, mais cette fois dans des parcs à monstres aquatiques dans lesquels bateaux pirates et monstres mythologiques patrouillent sans aucune logique. De surcroît, la navigation est simple (il suffit de choisir son cap et sa vitesse) et les combats ont un côté très arcade : fusillades, canonnades et utilisation de votre arme secondaire (spécifique à la classe de votre navire) vous permettent de venir à bout de vos adversaires, aidé par la matérialisation de la zone de portée de vos tirs. Vous enchaînez les combats en mer comme vous enchaînez ceux sur terre, votre navire se réparant tout seul entre deux affrontements. A mesure que votre bateau gagne des niveaux, vous pouvez lui acheter des compétences comme vous le faites pour votre personnage. A tout moment, il vous est possible de vous rendre au dock pour l'upgrader au moyen de divers éléments, comme vous achetez des pièces d'équipement pour votre avatar. Bref, si l'on met de côté la gestion (peu poussée) de l'équipage, on se retrouve avec des sensations de jeu similaires à celles connues sur terre.

Il est possible de pêcher en restant afk, et heureusement !

Florensia se montre donc désespérément classique dans sa façon d'aborder le thème de la piraterie. Assez chiche en matière de nouveautés, il s'inspire d'un certain nombre de MMORPG existants (on pense à Tales of Pirates et Bounty Bay Online pour la partie maritime, mais aussi à Fly for Fun et Dream of Mirror Online pour la partie terrestre) sans jamais parvenir à faire valoir de qualités propres. On a même l'impression que le jeu "se cherche" à travers tous ces emprunts. Un exemple typique : le système d'upgrade d'objets, modifié deux mois seulement avant la release. Et puisqu'on en parle, sachez que votre équipement peut être amélioré de deux façons. D'une part, les objets que vous trouvez peuvent être "scellés" : il faut alors s'adresser à un marchand, seul apte à révéler leurs propriétés spéciales. Ce principe, qui vient tout droit de Fly for Fun, requiert ici l'utilisation de poissons, que vous pouvez obtenir en pêchant (avec la possibilité de le faire en étant afk). D'autre part, vos armes et armures peuvent être upgradées en y sertissant des pierres magiques droppées par les monstres. Vous aurez pour cela besoin de réactifs : des cristaux extraits par le forgeron à partir des équipements inutilisés que vous lui apportez. Séduisant en apparence, ce système souffre de résultats trop aléatoires (à moins d'avoir recours massivement à l'item shop). Sorti de cela, il n'existe pas d'artisanat dans Florensia. On reste également sur notre faim concernant les systèmes de groupe, de guilde et de PvP, tout ce qu'il y a de plus basique.

Les notes
  • Graphique 15 /20

    Le style manga des personnages (particulièrement bien animés) et le rendu coloré et chatoyant des décors destinent le jeu en priorité au jeune public. Pourtant, bien que certaines zones soient moins réussies visuellement, Florensia est susceptible de combler la rétine d'un large public.

  • Jouabilté 15 /20

    Florensia est un modèle en matière d'ergonomie. La prise en main est rapide et la jouabilité excellente. On regrette toutefois le faible nombre de compétences utilisables à terre et le manque de stratégie des combats navals, qui auraient tendance à rendre le jeu aussi ennuyeux que répétitif.

  • Duree 13 /20

    Le gameplay étant centré sur le monster bashing et les niveaux étant de plus en plus longs à passer, atteindre le niveau maximum représente un défi que seuls les joueurs les plus persévérants pourront relever. D'ici là, espérons que le jeu se sera doté d'un contenu un peu plus conséquent.

  • Son 13 /20

    Les thèmes musicaux sont souvent mis en avant par rapport aux effets sonores dans les MMORPG asiatiques : c'est une fois encore le cas, mais les premiers étant nettement plus convaincants que les seconds, on ne s'en plaindra pas.

  • Scénario 7 /20

    Quelles que soient ses qualités sur le plan visuel, on a du mal à s'attacher à cet univers qui oscille entre emprunts à l'histoire occidentale et imagerie typiquement japonaise. Il faut dire que l'absence de scénario et les quêtes inintéressantes (kill de monstres/drop/coursier) n'y aident guère.

Avec ses graphismes colorés, sa jouabilité accessible et sa progression agréable, Florensia est un MMORPG parfait pour débuter. Mais sous ses aspects séduisants, le jeu souffre d'un gameplay ultra-classique et d'un contenu assez pauvre, qui ont tendance à accentuer la répétitivité propre au genre. Les amateurs de piraterie préféreront s'orienter vers un Bounty Bay Online, les férus de construction de personnages vers un Rappelz et les inconditionnels de jeu en groupe vers un Dream of Mirror Online. Et ça, c'est tout le problème de Florensia, bon produit d'appel mais vite limité. Toutefois, le jeu est encore jeune : gageons que les ajouts futurs viendront en renforcer l'intérêt sur le long terme.

Profil de pixelpirate
L'avis de pixelpirate
MP
Journaliste de jeuxvideo.com
30 décembre 2008 à 17:46:48
13/ 20
Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (79)
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12/ 20
Mis à jour le 30/12/2008 Voir l'historique
PC MMO RPG Burda:ic NETTS
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