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Assassin's Creed : Altair's Chronicles
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Test : Assassin's Creed : Altair's Chronicles
DS
Assassin's Creed : Altair's Chronicles
AvantArrière
Appréciations du jeu
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L'avis de hiro
MP
Journaliste jeuxvideo.com
21 février 2008 à 18:00:00
12/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (81)
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11.3/20
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L'homme incarne la grâce, la détermination, la précision et la technique. Magistral messager de la Mort, Altaïr a tout de l'ange déchu, impitoyable, intrépide et insaisissable, toujours prompt à surgir de l'ombre pour fondre sur sa victime impuissante comme un oiseau de proie. Confié aux bons soins de Gameloft par Ubisoft, le maître assassin se propose maintenant de venir répandre le sang des ennemis de sa confrérie dans une toute nouvelle aventure exclusive à la petite mais séduisante DS. Ni portage, ni suite, Assassin's Creed : Altaïr's Chronicles relate des événements antérieurs à ceux que les joueurs avaient pu découvrir sur leur PC, leur PS3 ou leur 360 à la fin de l'année dernière.

Assassin's Creed : Altair's Chronicles

En tant que préquelle, Assassin's Creed : Altaïr's Chronicles ne pouvait logiquement pas reprendre la structure et les bases scénaristiques posées par son grand frère. Exit donc l'idée de ce vil assassin qui s'ignore, forcé de sonder les sentiers tortueux de sa propre mémoire afin de revivre les meurtres commis par son ancêtre. Non, cette fois, la petite cartouche se concentre exclusivement sur le jeune Altaïr et sur les événements qui prennent place en 1190, en plein coeur de la troisième croisade. Croisés et Sarrasins s'affrontent pour le contrôle de Jérusalem et Altaïr, dans ce contexte guerrier, se voit confier une mission de la plus haute importance. Le tueur doit en fait découvrir le Calice, un artefact sur lequel les deux factions en guerre aimeraient bien mettre leurs sales pattes. Trop puissant pour les mortels, trop instable, potentiellement capable de mettre à mal le fragile équilibre que la confrérie des assassins s'évertue à maintenir en ces terres depuis des générations, l'objet maudit doit être détruit. Telle sera donc votre tâche, une tâche qu'il vous faudra remplir en traversant toute une tripotée de niveaux plates-formiques bourrés de gardes très portés sur la baston et sur les vêtements en cuir de vachette.

Assassin's Creed : Altair's Chronicles
Vous passerez le plus clair de votre temps à virevolter sur les toits.
L'objectif ne sera guère facile à atteindre, mais vous pourrez bien évidemment compter sur les innombrables talents d'acrobate et de guerrier d'Altaïr. Comme sur les autres machines, il vous faudra donc virevolter de toit en toit pour tenter de vous infiltrer dans différentes places fortes, extorquer des informations à différents individus plus ou moins recommandables, tout cela en envoyant bien évidemment une ribambelle de péquenots ad patres. Chaque mission constitue une occasion de vous en dévoiler un peu plus sur l'histoire, et chaque pas en avant vous rapprochera inexorablement de votre objectif. Le joueur évolue dans des environnements en 3D et peut escalader des murs, s'agripper à toutes les corniches de la création, sauter comme un cabri, et longer avec élégance d'étroites poutrelles qui surplombent les rues des différentes cités de la Terre sainte. Plus tard, le bonhomme pourra même utiliser un grappin afin de franchir de larges précipices. Au fond, Assassin's Creed : Altaïr's Chronicles évoque très rapidement le premier Prince Of Persia, ce vénérable ancêtre. Ici, vous vous en doutiez, il ne sera donc plus question d'explorer à votre guise de magnifiques reproductions des villes du Moyen Orient comme ce fut le cas dans les autres versions d'Assassin's Creed. A la place, on découvre effectivement un titre à la structure linéaire, contraignant le joueur à suivre une seule et unique route bien définie et toujours indiquée par une flèche verte (rassurez-vous, on pourra tout de même désactiver cette dernière, même si cela ne changera pas grand-chose à la nature fondamentalement dirigiste de l'aventure).

Assassin's Creed : Altair's Chronicles
Les combats sont certes classieux, mais il sont surtout très mous.
Attention cependant, ce n'est pas forcément une mauvaise chose, et on aurait tout de même eu du mal à imaginer un soft aussi ouvert qu'un GTA sur la DS. Gameloft a donc cherché à produire un bon gros jeu d'action/plate-forme des familles, soutenu par de multiples saynètes scriptées. Les niveaux sont joliment tortueux et délivrent leur quota syndical de pièges en tout genre. Piques acérées, bâtiments branlants ou pans de murs prêts à s'effondrer sous vos pas pourtant légers, flammes avides de chair fraîche, tout cela s'inscrit dans de fort jolis décors, relativement bien agencés. Mais pour profiter de tout cela, les joueurs devront faire avec un framerate poussif qui donne à l'action une tournure syncopée et désagréable. Le jeu est loin d'être injouable, mais il est clair que la cartouche souffre copieusement pour tenter de donner un semblant de fluidité au titre qu'elle transporte. Malheureusement, ces petits soucis techniques s'accompagnent d'une bonne quantité de problèmes en tout genre. On citera par exemple un système de combat pas franchement très convaincant. Très tôt dans l'aventure, Altaïr dégote une épée qu'il emploiera ensuite pour effectuer quelques opérations à coeur ouvert sur de viles racailles.

Assassin's Creed : Altair's Chronicles
Pour vous emparer de cette clé, évitez qu'elle ne touche les autres objets présents dans la bourse.
Les boutons X et Y contrôlent respectivement les attaques rapides et les attaques puissantes tandis que la touche de tranche R permet de bloquer les coups et d'initier des contres mortels. Tout cela semble bien gentil sur le papier, mais en fait, matraquer le bouton X comme un sauvage suffit amplement à éviscérer tous les gardes du coin, aussi nombreux soient-ils. Très vite, les combats, extrêmement nombreux, s'insèrent dans une forme de routine insipide et s'apparentent plus à une agaçante formalité qu'à une véritable source d'amusement. Occasionnellement, le jeu permet tout de même d'effectuer quelques stealth kills minimalistes pour lesquels il suffira simplement d'approcher doucement une cible docile et consentante puis d'appuyer sur A. C'est rigolo au début, mais cela reste tout de même très limité. Combats et phases de plates-formes subissent également le joug d'une gestion des collisions chaotique ainsi que de quelques problèmes de maniabilité. Il ne sera pas rare de voir notre bel Altaïr tenter d'escalader un mur à côté d'une échelle plutôt que d'agripper celle-ci. Sans cela, le jeu aurait pu être de très bonne qualité, mais des contraintes de temps et une sortie sans doute trop prématurée en font un produit douloureusement bancal. Ce manque de finition se perçoit également dans certains niveaux où manifestement, vous pourrez bloquer votre assassin dans des recoins que les développeurs pensaient sans doute inaccessibles.

Assassin's Creed : Altair's Chronicles
Les décors fourmillent de détails.
Assassin's Creed : Altaïr's Chronicles impose en outre un système de progression suranné et donc pas forcément très attrayant. Il suffira en fait de collecter les orbes bleus répartis dans les niveaux, puis d'échanger ces derniers contre des upgrades relativement inutiles compte tenu de la facilité du jeu. Certes, on trépassera souvent (à cause des problèmes de maniabilité et de calibrage des sauts notamment), mais la plupart du temps, vous recommencerez à quelques pas de là, frais comme un gardon le jour de sa naissance. Mentionnons enfin ces quelques mini-jeux qui pour faire bonne figure, usent sans passion de l'écran tactile ou du micro de la console. Il faudra par exemple extirper une clé de la bourse d'un garde en veillant à ce qu'elle n'heurte pas les autres objets présents. On devra aussi souffler sur un coffre pour se débarrasser de la poussière qui le recouvre avant de pouvoir s'emparer de son contenu. Rien de bien folichon en somme. Enfin, dernier reproche à adresser à ce titre qui manifestement, méritait sans doute mieux : la brièveté de l'aventure qui pourra être expédiée en tout juste quelques heures. Et compte tenu de la nature foncièrement linéaire de l'aventure, on n'y reviendra pas forcément de si tôt. Dommage.

Les notes
  • Graphismes 13 /20

    De très jolis décors, très propres et très vivants mais malheureusement ternis par un framerate souffreteux. Assassin's Creed affiche en plus de très nombreux problèmes de gestion des collisions. Certaines animations se montrent en revanche très réussies et nous permettent d'observer un Altaïr au sommet de son art.

  • Jouabilité 10 /20

    Là, c'est tout de suite moins sexy. Le soft se démarque avant tout par une grande rigidité en termes de prise en main. Les contrôles sont trop imprécis et marqués par une lourdeur assassine particulièrement malvenue dans un jeu de ce type. Quant au système de combat, il montre rapidement ses limites. Dommage, car les niveaux s'avèrent globalement bien construits et agréables à traverser.

  • Durée de vie 8 /20

    Deux ou trois courtes sessions de jeu devraient vous permettre de venir à bout de la cartouche, et il y a fort peu de chance que vous y retourniez après coup. Notons également que le jeu ne propose qu'un seul emplacement de sauvegarde et que si vous désirez refaire un niveau avant de terminer l'aventure, vous perdrez votre progression.

  • Bande son 14 /20

    Bruitages corrects et musiques d'ambiance de qualité s'associent pour former le fond sonore du jeu. Le tout marche convenablement mais ne casse pas trois pattes à un bigorneau.

  • Scénario 14 /20

    L'histoire est relativement classique mais on a tout de même plaisir à suivre les pérégrinations sanglantes de l'assassin. On appréciera également de voir la suffisance naissante d'Altaïr et en ce sens, le titre s'inscrit très convenablement en tant que prélude à l'aventure sortie en novembre dernier.

Foncièrement déséquilibré, souffrant de nombreux soucis de prise en main et de petites imperfections dans tous les domaines, Assassin's Creed : Altaïr's Chronicles fait l'effet d'un titre de qualité malheureusement bâclé, rageusement piétiné par quelques impératifs de temps ainsi qu'une implacable logique commerciale. Parcourir le jeu n'est pas véritablement désagréable en soi, mais les frustrations sont nombreuses et le résultat tantôt plaisant, tantôt agaçant. En cela, le bébé de Gameloft n'est donc pas si éloigné de son grand frère. Les plus tolérants y verront un bon divertissement, les autres en revanche passeront leur chemin.

Profil de hiro
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21 février 2008 à 18:00:00
12/20
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Mis à jour le 21/02/2008
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