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Test : The Witcher
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The Witcher
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Profil de CptObvious
L'avis de CptObvious
MP
Journaliste jeuxvideo.com
26 octobre 2007 à 18:00:00
16/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (184)
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16.8/20
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Quand un petit studio polonais décide de se lancer dans un jeu de rôle ultra ambitieux pour son premier projet, on est en droit de se poser des questions. Quand Atari décide de l'éditer, on peut craindre une sortie précipitée et un titre injouable, le fameux "syndrome Boiling Point". Mais ce n'est pas bien de se fier aux préjugés, et au fil de l'avancée du développement et des présentations du jeu, un sacré potentiel commence à s'en dégager. Qu'en est-il de la version finale ? Verdict.

The Witcher

Il faut bien l'avouer, le premier contact avec The Witcher est plutôt perturbant. Après une chouette cinématique d'introduction, on se retrouve dans la cour d'un château attaqué. Cette séquence va servir de tutoriel. On prend alors une épée et on se retrouve arme brandie au-dessus de la tête dans une posture fort ridicule. Le combat est confus, mais il ne dure pas bien longtemps, vite interrompu par un retour au bureau de Windows... Voilà qui ne présage rien de bon. Heureusement, les choses vont vite s'arranger par la suite comme on va le voir. Trois autres crashs se produiront cependant au cours du test. Mais globalement, le jeu est en fait très peu buggé, et le suivi a l'air à la hauteur, un premier patch étant déjà sorti aujourd'hui même.

The Witcher
Effets météorologiques, oiseaux... C'est beau et ça fourmille de détails.
Le second contact est d'un tout autre ordre : "Waouh, c'est joli !". En effet, le moteur graphique est capable de prouesses, et le design n'est pas en reste. Il arrive donc fréquemment d'être en admiration devant le paysage, mâchoire décrochée devant tant de beauté, de petits détails, de lumières sublimes. Ajoutons à cela les effets météorologiques, le cycle jour/nuit parfaitement rendu, les lieux qui fourmillent de vie... Ainsi, les oiseaux s'enfuient sur votre passage tandis que les papillons volettent. En ville, les habitants vaquent à leurs occupations, les chiens errent, les enfants jouent dans les rues. Le monde est vraiment vivant et très cohérent. Cette immersion est renforcée par des bruitages réalistes du plus bel effet. Bref, on a affaire à une réalisation très soignée. Néanmoins, tout n'est pas parfait et quelques ombres viennent ternir un tableau jusque-là idyllique. D'abord, les personnages ne sont pas aussi bien modélisés que les décors. Si les principaux protagonistes ont bénéficié de beaucoup de soin, ce n'est pas le cas des PNJ, tous clonés à partir de la même poignée de modèles. Parfois, on croise des jumeaux sous un même toit, c'est le cas dès la première auberge, où le tenancier et un pugiliste se ressemblent comme deux gouttes de bière ambrée de Kaedwen. Et c'est partout pareil, on croise dix fois la même vieille édentée, le même marchand opulent. Dommage.

The Witcher
Vesemir est le plus expérimentés des sorceleurs.
Mais trêve de bla-bla sur la réalisation, il est temps d'entrer dans le vif du sujet. A quoi sert un bel emballage si ce n'est qu'une coquille vide ? Voyons donc en profondeur ce que le jeu a dans le ventre. The Witcher, c'est d'abord l'histoire d'un cycle de fantasy écrit par l'auteur polonais Andrzej Sapkowski. Son univers repose sur des bases désormais classiques : nains ou elfes répondent présents et correspondent bien à tous les clichés en vigueur. Mais il ne manque pas non plus d'originalité. L'histoire se déroule dans une atmosphère sombre : la peste fait des ravages, le racisme envers les non-humains grandit... Et surtout, la poignée de sorceleurs survivants n'ont plus la confiance de la population. Il s'agit de guerriers chasseurs de monstres, ayant subi des mutations génétiques afin de développer leur force et leur résistance. Ils disposent aussi de quelques pouvoirs magiques appelés signes. Le héros que l'on contrôle est l'un d'entre eux, et pas des moindres, puisque Geralt de Riv, c'est son nom, fut réputé pour ses exploits. Mais au début du jeu, il refait surface après plusieurs années de disparition et semble avoir oublié qui il est. Voilà qu'on nous refait le coup de l'amnésie... A l'instar d'un Gothic 3, on ne crée donc pas son personnage, on incarne Geralt, le Loup Blanc. Après avoir défendu la forteresse de Kaer Morhen, il part à Wizima, capitale du royaume de Temeria, en quête de réponses.

The Witcher
La première zone de jeu n'est ni vaste ni réellement ouverte.
Là, on se rend compte d'une grande différence par rapport au ténor du genre, j'ai nommé Oblivion. Dans The Witcher, pas question d'aller où bon nous semble dès le début. On n'est pas lâché dans un vaste monde à parcourir dans tous les sens au gré de son humeur. Non, ici, il faut commencer par les faubourgs, puis atteindre la ville, puis aller dans les marais, etc. La progression est assez cloisonnée. Une impression d'autant plus renforcée que les aires de jeu ne sont pas immenses, et qu'on ne peut pas aller où l'on veut. Par exemple, dans les faubourgs de Wizima, le moindre champ est rendu inaccessible par une barrière de bois. Sachant que Geralt ne sait ni sauter, ni nager d'ailleurs, le parcours de cette zone se limite à un cercle qui suit le chemin. Même constat une fois dans la ville, où plusieurs quartiers ne sont pas tout de suite accessibles pour les besoins du scénario. Bref, le monde du jeu est au service de l'histoire, et s'ouvrira donc progressivement au fil de l'avancement du joueur. Ce n'est pas un mal, mais on aurait tout de même apprécié plus de liberté.

The Witcher
Rien de tel qu'une bonne partie de dés pour se détendre et gagner quelques orins.
Bon, n'exagérons rien, s'il y a un manque de liberté dans les mouvements, on ne manque pas de choix pour autant. Geralt aura souvent l'occasion d'intervenir dans les événements. Laisserez-vous les villageois brûler la sorcière, ou prendrez-vous sa défense ? Qu'allez-vous faire de ce chevalier croisé dans les égouts ? Ce sera à vous de trancher, et cela aura parfois une incidence sur la suite. On sent qu'on a une réelle influence. De nombreuses quêtes secondaires sont aussi disponibles. Elles sont de deux types : celles qui sont proposées par les personnages avec qui on dialogue sont en général bien construites et s'avèrent plutôt intéressantes. En revanche, les missions annexes disponibles sur les panneaux d'affichage sont ce qu'il y a de pire dans les jeux de rôle : il s'agit ni plus ni moins que d'aller tuer dix noyadés ou huit goules et de rapporter leurs têtes ou je ne sais quelle partie de leur corps (et je ne veux pas le savoir). Ennuyeux, à réserver à ceux qui veulent gagner un peu plus d'expérience ou d'argent. Mais les autres moyens de s'enrichir ne manquent pas : le mini-jeu de poker aux dés est très réussi, et les amateurs y passeront certainement quelques heures pour se hisser au sommet de la hiérarchie des parieurs, affrontant des professionnels pour des mises toujours plus élevées. Il est aussi possible de s'adonner au pugilat dans les tavernes, mais le combat à mains nues n'est pas passionnant, on se contente de coller quelques châtaignes entre deux esquives.

The Witcher
L'air des marais semble propice à l'apparition de clones...
Le "vrai" combat, à l'épée, est en revanche bien plus intéressant. Passé le début perturbant, on apprend vite à se servir des combos. Tout est dans le timing : après avoir cliqué sur un ennemi, une première séquence de coups se déclenche. Ensuite, il faut recliquer au bon moment pour déclencher une seconde volée de coups, et ainsi de suite. Au total, ce sont jusqu'à cinq séquences qui peuvent être enchaînées. Elles dépendent de l'arme utilisée (argent pour les monstres, acier pour les humains) mais aussi du style de combat choisi : puissant, rapide ou groupe, chacun étant évidemment plus ou moins adapté selon le type d'ennemis. Ce système se révèle varié et plaisant, quand on commence à disposer d'un panel de coups conséquent et que l'on vient de tenir tête à une dizaine d'adversaires simultanément. Pour cela, il faudra distribuer les talents de manière adéquate. La feuille de personnages est spéciale : dans The Witcher, il n'est pas question de caractéristiques chiffrées complexes. A chaque niveau, on utilise des points de talent pour débloquer des compétences liées soit aux attributs (force, dextérité, endurance, intelligence), soit aux compétences de combat ou de magie. Par exemple, dans la compétence "acier - puissant" (qui comme son nom l'indique correspond aux attaques faites en style puissant avec une arme d'acier), on peut distribuer des points de talent pour augmenter les dégâts ou les chances de parades. Pour le signe d'Igni, autrement dit le pouvoir de feu, les talents peuvent augmenter l'angle ou la durée de l'embrasement. Quel dommage que la magie ne soit pas plus développée d'ailleurs, car finalement les sorts, même s'ils peuvent être améliorés de nombreuses façons, ne sont qu'au nombre de cinq. Télékinésie, protection, contrôle... On a vite fait le tour.

The Witcher
La lecture est indispensable pour acquérir des connaissances sur le monde.
Par contre, de très nombreuses potions viennent compléter la magie. Le système d'alchimie est très complet. D'abord, pour pouvoir cueillir des plantes, il faut les connaître. Cela passe par des herbiers qu'il faudra acheter ou acquérir autrement. Le vol n'est de toutes façons pas puni dans The Witcher, on peut piller une maison au nez et à la barbe de ses occupants sans risquer quoi que ce soit. Bref, une fois ces herbiers lus, les connaissances qu'ils renferment s'ajoutent à un journal très complet dans la section des ingrédients, et vous pouvez récolter les plantes en question. Tout marche d'ailleurs comme ça : il faut aussi trouver les formules de potion dans des livres, même s'il reste possible d'expérimenter. Même les monstres doivent être étudiés dans de précieux volumes afin de s'ajouter au bestiaire, riche en informations sur les techniques pour les tuer. Une sacrée bonne idée. Une fois les composants réunis, il suffit d'entrer en méditation pour créer l'élixir désiré. On peut également fabriquer des explosifs, ou des huiles pour enduire les lames et les rendre plus efficaces. Il n'y a pas d'armes magiques à proprement parler, mais c'est une façon de les améliorer, comme la poudre de diamant ou les runes. Au final, le gameplay est rafraîchissant grâce à toutes ces petites trouvailles inédites.

The Witcher
La forteresse de Kaer Morhen.
The Witcher est donc très prenant. Le système de jeu est original et marche bien, l'histoire est bonne (on sent la plume d'un véritable écrivain derrière), l'univers est sympathique. Le tout est plein de vie grâce à une réalisation léchée jusqu'aux moindres détails, l'interface en est un bon exemple. Une fois la partie lancée, difficile de ne pas rester scotché à son écran, et c'est plutôt bon signe. Reste un gros problème : les chargements. Contrairement à Oblivion, rentrer dans la moindre maison vous met face à des écrans de chargement, certes sublimes, mais on s'en lasse vite... Il faut pourtant avoir la patience de passer outre ce défaut et ainsi découvrir en The Witcher un grand jeu de rôle.

Les notes
  • Graphismes 17 /20

    Il faut bien l'avouer, c'est la grande claque. Les environnements sont magnifiques, les effets de lumières sublimes. Les personnages principaux sont joliment modélisés et animés. Bref, c'est de l'excellent travail, tant artistiquement que techniquement. Prévoyez tout de même une configuration musclée pour en profiter pleinement. Seul bémol, les PNJ clonés, c'est vraiment dommage qu'il y ait si peu de modèles différents, on croise sans cesse les mêmes visages.

  • Jouabilité 15 /20

    Malgré un début perturbant, le système de combat s'avère finalement bien pensé et agréable à utiliser. Même chose pour l'alchimie, très pratique. L'évolution du personnage grâce aux talents est originale et bien conçue. En gros, le gameplay fonctionne bien. Les puristes relèveront bien quelques manques, comme l'usure des objets ou le manque de sorts, mais rien de bien méchant. Le plus embêtant reste le relatif manque de liberté, le cloisonnement des aires de jeu, et surtout les temps de chargement qui plombent le rythme et n'incitent pas à l'exploration.

  • Durée de vie 16 /20

    Les développeurs annoncent plus de 80 heures de jeu. Je ne suis évidemment pas allé jusque là, mais je peux affirmer qu'il en faut bien moins pour finir la quête principale sans trop s'attarder en chemin. Mais les nombreuses quêtes secondaires rallongent bien la durée de vie, et elles sont pour la plupart intéressantes. Reste encore les mini-jeux, il faut là aussi compter pas mal de temps pour devenir champion de poker aux dés ou de pugilat. Enfin, la rejouabilité est bonne puisque de nombreux choix influent sur la tournure des événements.

  • Bande son 17 /20

    Le doublage français a dû demander une quantité de travail colossale vu le nombre de dialogues, tous parlés. Et le résultat est bon, quelques intonations parfois pas très justes mises à part. Le reste de l'ambiance sonore est aussi bon : musiques symphoniques collant parfaitement à l'action, et bruitages immergeant immédiatement dans l'univers. Dans la rue, les enfants crient, les poules caquettent, le tonnerre gronde... Tout est incroyablement vivant.

  • Scénario 17 /20

    L'univers d'Andrzej Sapkowski est très plaisant à parcourir. Bien sûr, il n'échappe pas aux poncifs du genre. Ainsi, les nains y sont barbus et forgerons tandis que les elfes y sont beaux et archers. Mais il parvient aussi à dégager sa propre personnalité, plutôt sombre. Le climat de persécution des non-humains, la peste, la méfiance envers les Sorceleurs... Tout ça dégage une atmosphère réussie. L'histoire, racontée via de nombreuses cinématiques, est également très bien écrite. Cerise sur le gâteau, elle n'est pas linéaire, ce sera donc au joueur d'en écrire les détails à chaque partie.

Avec The Witcher, CD Projekt frappe un grand coup dans le petit monde du RPG PC. Original, beau, riche (je parle toujours du jeu là, pas de moi), il a presque tout pour s'imposer dans le coeur des rôlistes. Presque ? Oui, car tout n'est pas encore parfait. Je ne vais pas encore répéter les défauts déjà cités dans le test et le pavé de notes, mais certains peuvent se révéler assez gênants, comme les fréquents chargements (ah tiens, je l'ai répété finalement). Bon, soyons clairs, ça n'empêche pas The Witcher d'être assurément un très bon jeu de rôle. Il rate juste l'excellence de peu, mais pour un premier jeu c'est vraiment prometteur. Affaire à suivre, donc.

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26 octobre 2007 à 18:00:00
16/20
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Mis à jour le 26/10/2007
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