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Test God Hand sur PS2 du 12/02/2007

Test : God Hand
PS2
God Hand
AvantArrière
Appréciations du jeu
Profil de Logan
L'avis de Logan
MP
Journaliste jeuxvideo.com
12 février 2007 à 18:00:00
14/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (53)
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16.5/20
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Quand on a croisé la route de Viewtiful Joe et surtout d'Okami, on est en droit de se dire qu'on peut s'attendre à tout de la part de Clover, studio japonais d'exception dont les grands pontes de Capcom et quelques bilans financiers auront suffi à balayer d'un revers de la main. Pourtant, à la vue de God Hand, on ne peut s'empêcher de se demander ce qu'auraient pu encore inventer ces développeurs de génie s'ils en avaient eu l'occasion. Quand l'originalité est mise au service d'un jeu d'action parodiant des décennies d'animés au machisme appuyé et aux histoires de fin du monde, autant dire que les mythes s'effondrent et que le rire se lève.

God Hand

Hésitant constamment entre la farce graveleuse et le jeu d'action surexcité, God Hand ressemble à une création génétique, un concept abstrait, tellement même qu'on se demande si les développeurs n'ont pas fait appel à quelques otakus imbibés de saké pour pondre un synopsis des plus farfelus. En définitive, après quelques heures de jeu, on se rend compte qu'exception faite des otakus, on est effectivement devant un titre ne se prenant pas le moins du monde au sérieux et qui égratigne au passage des tas de mangas et autres animés gonflés aux hormones. En ligne de mire, on citera bien évidemment Hokuto No Ken (connu sous le nom de Ken Le Survivant en France) auquel le soft de Clover emprunte l'univers apocalyptique ainsi qu'un héros surpuissant. Cependant, si les deux héros ont plusieurs points communs (une maîtrise totale de leur art, l'habitude de se mettre en fâcheuse posture, ce petit côté "bon samaritain"), ils se trouvent tous les deux aux antipodes dans la façon d'être traités par leurs auteurs et perçus par le public. D'un côté, nous avons donc un Kenshiro taciturne, peu sociable mais qui ne perd jamais une occasion d'aider son prochain alors que de l'autre, Gene combat bon gré mal gré, et semble plus intéressé par une bonne sieste que par une bonne action. Et pourtant, c'est bel et bien lui qui va devoir se coltiner tout le sale boulot.

God Hand
Il faut vraiment chercher pour trouver un décor à l'architecture travaillée.
Parachuté dans un monde où le moindre punk est catalogué comme un ennemi en puissance, God Hand ne perd pas une seconde pour nous jeter en pâture à une meute d'adversaires plus ridicules les uns que les autres. Du loubard de base en passant par le boss sortant tout droit d'un défilé de chez Jean Paul-Gaultier, on assiste à un défilé de mode surréaliste à la croisée des chemins de Mad Max et Le Cinquième Elément. Maintenant, n'allez pas croire que l'atmosphère du titre tient uniquement à son aspect graphique. Ce dernier fait simplement partie d'une équation où la jouabilité occupe également une grande place. Cependant, à première vue, God Hand n'a rien de vraiment bien original, du moins si on se réfère à sa progression dirigiste et son aventure découpée en une multitude de petits chapitres. A ce sujet, notez que vous pourrez sauvegarder à la fin de chacun d'entre eux, cet intervalle vous permettant également d'aller dans un magasin pour vendre ou acheter des techniques, de refaire le plein de santé ou de vous rendre dans un casino pour jouer au Blackjack, Videopoker ou aux machines à sous.

God Hand
Le système de combos est d'une simplicité enfantine.
Pour autant qu'on puisse en juger, rien de particulier donc sauf que de cet achat de techniques découle une jouabilité étudiée proposant aux joueurs de réaliser des enchaînements sur mesure. Le plus beau dans l'histoire est que cette tambouille est très simple à assimiler et qu'on y prend vite goût. Comme je le disais plus haut, vous allez devoir obtenir des coups avant de pouvoir faire quoi que ce soit. Si on peut en trouver sous forme de cartes dans les niveaux afin d'utiliser une roulette de techniques, le gros d'entre eux s'obtiendra moyennant finances dans une boutique. Une fois que vous aurez acheté ces fameux coups qui se comptent par dizaine (crochets, uppercut, coup de pied, coup chargé, etc.), vous pourrez les associer à une des trois touches d'action que sont le triangle, la croix ou le carré. Si l'idée de créer ses propres enchaînements est déjà motivante, ce qui fait la force du gameplay de God Hand réside dans le fait que quels que soient les coups associés aux boutons, la jouabilité ne changera pas. Ainsi, le seul combo réalisable revient à appuyer plusieurs fois sur Carré et les associations de touches se comptent sur les doigts d'une main. En somme si le gameplay reste statique, les enchaînements sont, eux, très nombreux. Au final, on ne pourra pas pester contre le fait de ne pouvoir utiliser telle ou telle combinaison trop compliquée à sortir puisque c'est vous qui influerez directement sur le résultat à l'écran en personnalisant vos techniques.

God Hand
Une fois récolté assez de sphères, choisissez rapidement votre technique et faites parler votre fureur.
Si l'aspect création de God Hand est donc plein de promesses, le résultat à l'écran est au moins aussi jouissif. Les combats, nerveux au possible, optent pour une excentricité synonyme de bad guys s'envolant à des kilomètres, de jeunes demoiselles qui se font fesser à la vitesse de la lumière ou de personnages ne manquant pas une occasion de se faire ridiculiser en se prenant des coups de pied dans les parties. Si on regrette des déplacements assez rigides (Gene pivotant sur un axe lorsqu'il s'agit de tourner) et une caméra trop proche, on se régale en utilisant le stick droit qui sert ici à réaliser des esquives. De plus, entre la possibilité de rentrer en mode Furie une fois une jauge de tension pleine (grâce à la puissance du God Hand) pour littéralement mitrailler son adversaire de coups, de balancer des objets ou d'utiliser des armes, on ne se lasse pas de matraquer du loubard, du démon ou toute autre forme hostile.

God Hand
Un héros armé d'une massue, une carte aux formes rebondies... Et pourtant, les apparences sont trompeuses.
Enfin, comme précisé plus haut, une dernière option consiste à ramasser des cartes pour acquérir des sphères indispensables afin de profiter d'une roulette de techniques. Une fois que vous aurez ce qu'il vous faut, vous devrez alors appuyer sur la touche R1, puis réappuyer sur ladite touche pour choisir une technique et enfin valider le tout en tapotant un bouton d'action. Une fois encore, la conséquence de tout ceci sera une débauche d'effets spéciaux et des tas de belligérants au tapis. Dans l'absolu, God Hand a donc tout pour plaire, du moins d'un point de vue "sensations". Toutefois, pour apprécier ce jeu à sa juste valeur, vous devrez faire abstraction de l'aspect technique qui est à peine digne d'une PSone. Les personnages sont, certes, d'une taille gigantesque (ce qui accentue encore un peu plus l'aspect arcade du titre) mais les décors restent désespérément vides sans parler d'un clipping omniprésent malgré l'absence de réel challenge en matière d'affichage de textures ou de formes trop complexes. Choisissez votre camp camarades mais sachez que derrière ces oripeaux graphiques se cache un soft décalé, extravagant, parfois un peu lourd mais souvent réjouissant.

Les notes
  • Graphismes 12 /20

    Si les sprites sont d'une taille impressionnante et que le design des personnages ainsi que l'univers du jeu renvoient indéniablement au manga de Hara et Buronson, Hokuto No Ken, God Hand affiche le plus souvent des décors trop épurés qui ont bien du mal à cohabiter avec un énorme clipping synonyme de pans de mur disparaissant à chaque mouvement de caméra. Reste un Character design réussi en cela qu'il s'amuse à greffer au récit des personnages totalement loufoques ou au contraire très branchés.

  • Jouabilité 14 /20

    Il faut vraiment se faire au système de déplacement un brin particulier, duquel résulte quelques problèmes de visibilité lors des combats. Néanmoins, ces derniers sont jouissifs au possible en ce sens qu'il est permis de créer ses propres combos en achetant différents types de coups et d'utiliser des techniques dévastatrices. De plus, le système d'esquive, liée au stick droit, est très pratique et on prend énormément de plaisir à matraquer nos adversaires d'autant que le tout ne se prend jamais au sérieux en hésitant constamment entre du manga hard-core et du Tex Avery.

  • Durée de vie 13 /20

    Optez dans un premier temps pour le mode de difficulté Facile afin de bien appréhender et comprendre les rouages du gameplay. Le jeu reste tout de même d'une difficulté assez importante, notamment lors des combats optionnels, et vous devrez passer beaucoup de temps pour peaufiner vos enchaînements en fonction des adversaires que vous croiserez.

  • Bande son 10 /20

    La musique use et abuse de riffs de guitare très country en parodiant un style western pour habiller les images apocalyptiques du monde de God Hand. Dommage que le thème principal finisse par lasser à cause d'une utilisation abusive. Le doublage américain s'accorde bien avec la nature excentrique des héros et les doubleurs semblent avoir pris plaisir à jouer ces anti-héros confrontés à des jumeaux efféminés ou à des chihuahuas mortels.

  • Scénario 13 /20

    Clover s'est une fois de plus amusé à mélanger de multiples références pour en sortir un scénario hybride où la violence renvoie davantage à du Tex Avery qu'à celle d'un anime pour adultes. Tout ou presque est passé à la moulinette (le héros solitaire, les méchants très méchants, les combats épiques, etc.) et si tout le monde n'appréciera pas, autant dire que le studio japonais ne semble s'être imposé aucune limite, dans le bon comme dans le mauvais goût.

God Hand n'est pas un jeu qui satisfera les masses. Déjanté au possible, ouvert à toutes les propositions graveleuses, Clover s'est permis une fois encore de plonger dans un océan d'originalité pour en ressortir avec une belle prise, imparfaite et plus ou moins comestible selon votre degré de tolérance. Quoi qu'il en soit, nous avons ici affaire à un jeu d'action au système de combat réfléchi, ne s'embarrassant pas de convenances, sans quoi nous n'aurions sûrement jamais pu affronter le chihuahua empoisonné le plus hargneux jamais vu dans un jeu vidéo. A prendre au douzième degré, voire plus.

Profil de Logan
L'avis de Logan
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12 février 2007 à 18:00:00
14/20
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Mis à jour le 12/02/2007
PlayStation 2 Beat'em All Capcom Clover Studios
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