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Test : Grand Theft Auto : San Andreas
PC

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Quand on est un ancien membre d'un gang, revenant tranquillement dans son quartier natal enterrer sa mère exécutée par une bande rivale, et que l'on se retrouve harcelé par des flics véreux et un frère aussi content de nous voir que s'il s'agissait du juge fédéral, il est compréhensible d'avoir un peu la haine. De ce fait, et après une petite remise en jambe, Carl Johnson, alias C.J, est bien décidé à remettre de l'ordre, son ordre, dans la ville qui l'a vu grandir à coup de vols de voitures et de batailles rangées entre groupes particulièrement violents. Notre ami aurait-il compris les règles d'une vie en communauté agréable et joyeuse ? Si on entend par là assassinats et destructions diverses, et bien oui. A vous de parachever cette oeuvre.

Pour ceux ne connaissant pas la série des GTA, rappelons qu'il s'agit d'un ensemble de titres orientant clairement leur schéma de jeu sur une liberté quasi totale autant au niveau comportemental que géographique. Un monde s'ouvre à vous et il ne vous reste en résumé plus qu'à le fouler et y vivre à votre image. Une ouverture alléchante et rarement incluse dans le monde du jeu vidéo. Tellement intéressante d'ailleurs, que la saga de Rockstar s'est forgée un nom et une célébrité sans équivalent, devenant rapidement la première source de revenus du studio américain. Scénarisée fort convenablement à partir de Vice City, reprenant des éléments de Scarface via des clins d'oeils nombreux et variés, cette grappe de titres politiquement peu correct retrouve cette voie dans son dernier représentant, San Andreas. Effectivement, dès l'entrée en matière du soft, vous êtes immédiatement plongé dans les turpitudes de C.J et vous vous retrouvez malgré vous au milieu d'une quête de puissance instaurée par les autres caïds de la cité. Des alliances vont alors se former, vous obligeant à aller chercher du "travail"chez des employeurs souvent en rapport avec la Mafia, peu importe sa forme, et parfois même antagonistes. Il est donc impératif de jouer sur plusieurs tableaux sans éveiller les soupçons. Immergé dans cette trame pessimiste, imprégnée profondément de "gansta-style" et de cette espèce de vision virulente de l'Amérique par le biais des services de police que l'on peut retrouver par exemple dans The Shield, vous allez partager le destin d'un petit voyou devenant au fur et à mesure l'un des principaux dirigeants de Los Santos et de ses environs.

C'est tellement symbolique de se jeter d'un immeuble avec un club de golf dans les mains

Comme de coutume dans les GTA, vous n'aurez pas une seule agglomération à visiter, mais bien trois. Tout d'abord Los Santos, ersatz de Los Angeles et disposant même d'une réplique du Convention Center ainsi que des hauteurs d'Hollywood renommé Vinewood pour l'occasion. Puis viennent San Fierro et Las Venturas, respectivement San Fransisco et Las Vegas. Malheureusement, vous ne pourrez ni massacrer la famille mielleuse et insupportablement vertueuse de "La Fête à la Maison", ni rendre visite aux valeureux Experts, retrouvant toujours un poil coincé dans la moquette même en pleine forêt. Néanmoins, au regard de ce que propose le titre, personne n'aurait trouvé le temps nécessaire à la recherche d'un supplément de contenu. En effet, s'il y a bien un jeu qui peut se targuer de posséder le plus de possibilités hors trame générale, c'est bien San Andreas. Il conserve le principe des cascades, des challenges relatifs à la distance parcourue sur une roue arrière ou avant à l'aide d'une moto, et bien entendu l'ensemble de toutes ces petites annexes, apparaissant comme des détails séparément, mais comme une base immense rassemblées. A cette richesse inhérente à la série depuis son arrivée sur PS2, SA rajoute une nouvelle couche d'innovation et de diversité, rendant le soft d'une profondeur abyssale. Au registre des nouveautés, vous trouverez la possibilité d'effectuer des tricks en BMX, de jouer à des jeux d'arcade inédits et d'une qualité confondante dans de nombreux commerces, de participer à des danses en boîte de nuit via un système rappelant Dance Dance Revolution, ou encore d'effectuer des paris sur des courses de chevaux virtuelles. Une somme d'idées digne du plus grand intérêt et permettant de modifier l'expérience de jeu à chaque occurrence. Un tour de force qui se joint à la mise en place d'une "évolution" du héros. En fait, il vous est désormais possible de modifier l'apparence de votre avatar en modifiant, par exemple, sa coupe de cheveux, en lui achetant divers types de vêtements, ou même en gérant son aspect purement physique. A l'image d'un RPG, votre personnage subit une augmentation de statistiques en fonction de ses actions.

Une belle cascade qui rendrait jaloux Rémi Julienne

En premier lieu, vous avez le pouvoir d'influer sur différentes caractéristiques personnelles, comme par exemple la force, l'endurance ou encore l'agilité. Ces dernières s'acquièrent tout simplement avec la pratique. Plus vous vous battez, plus vous courez, plus vous sautez, et plus les attributs correspondants augmentent de niveau. De même, vous améliorerez vos compétences de pilotes chevronné en conduisant l'ensemble des véhicules présents dans le titre. Evidemment, la fréquence d'utilisation de chacun des types de transport déterminera votre affinité avec l'un ou l'autre. Une progression à la Morrowind donc, qui pousse à gérer avec soin ses efforts physiques et la façon d'appréhender les divers environnements. Toutefois, il vous est également ouvert la voie de l'entraînement. Par une simple inscription dans une salle de sport et des efforts réguliers, vous augmenterez votre masse musculaire en conséquence, sans bien sûr laisser de côté une alimentation de préférence équilibrée. C'est effectivement l'adéquation des deux qui vous donnera accès à une barre de santé plus résistante aux balles et des possibilités d'actions plus nombreuses et surtout plus impressionnantes. Tout en sachant clairement que l'abus de graisses vous rendra obèse. Rien n'est donc laissé au hasard, et vous devrez choisir avec soin votre hygiène de vie afin d'évoluer facilement dans cet univers difficile et développer par là même votre charisme, menant d'une part au respect et surtout à un sex-appeal décuplé. Dans ces nouveautés peu nombreuses mais suffisamment passionnantes pour vous enchaîner des heures durant, viennent aussi se greffer les nouveaux véhicules à votre disposition. Allant du tracteur-tondeuse au vélo, en passant par l'avion de chasse et l'hovercraft, jusqu'au jet-pack accompagné du Monster Truck, cette vaillante troupe motorisée vous donnera accès à des sensations renouvelées et surtout à une liberté de mouvement accrue.

Ca c'est faire de la moto ! Fantomette tu peux te cacher !

Perdu dans les immensités des trois cités, vous aurez véritablement besoin de choisir au mieux vos montures d'acier, afin de découvrir les moindres recoins d'univers s'étendant à perte de vue. Ces derniers bénéficient d'ailleurs du remaniement graphique de cette version PC, bien plus fine que ses concurrentes oeuvrant PS2 et Xbox. Malgré tout, on ne peut que regretter le peu d'évolution constatée entre San Andreas et Vice City. Le moteur graphique n'a quasiment pas subi de retouches, et les polygones continuent à faire parler d'eux en se mettant clairement en avant. Très gourmand, GTA nécessite une machine assez récente, ou bien exploitée, afin de répondre à vos exigences. Un aspect qui ne permet quand même pas de passer outre la quantité de bugs au mètre-carré. Ces derniers, principalement sonores, vous arrachant les tympans dès la sortie des menus, mais également graphique, impliquant des mouettes qui traversent les murs ou des personnes imbriquées dans un réverbère, donnent au titre un aspect inachevé assez rédhibitoire. Toutefois, que ce soit au niveau de l'animation générale ou de la fluidité, le soft de Rockstar ne donne pas à voir d'écueils particuliers. Au contraire même, l'impression de vitesse étant nettement plus imposante qu'auparavant. Dans un autre genre, l'I.A des PNJ n'a toujours pas été revue à la hausse, aboutissant à des scènes dignes du Monty Python Flying Circus. Il n'est de ce fait pas rare de voir un policier se jeter dans les flammes pour vous rattraper alors que vous n'aviez qu'effleuré sa voiture, ou une bande de mercenaires vous suivre dans une chute de trente ou quarante mètres. Et ce ne sont pas les passants qui sautent sur les voitures ou restent sans bouger devant un char d'assaut qui diront le contraire. Pourtant, malgré tous ces défauts, le plaisir de jeu, le "fun" est encore et sempiternellement omniprésent, ne serait-ce que par le degré de folie rehaussé.

Même à l'extérieur, un ancien taulard ne peut s'empêcher de se rappeler le bon temps...

Pour finir, et s'il est clair que ce GTA San Andreas peut décevoir au regard de sa réalisation en dents de scie, de ses bugs divers et de sa finition aléatoire, il poursuit sur la lignée de ses aînés en parvenant à charmer par une richesse de fond fascinante. Néanmoins, il serait peut-être temps que Rockstar se décide à véritablement donner un coup de fouet à sa licence adorée, afin de la pousser à un peu plus de dynamisme imaginatif. Reste un titre fort, enivrant, prenant et surtout alliant contemplation, liberté et plaisir bestial. A vous de choisir votre voie, à vous de vivre cette aventure, à vous de ressentir cette ambiance particulière. Un choix que vous ne trouverez qu'en peu d'endroits. La fusion de Shenmue et de 2 Pac existe dans une homogénéité probante, la preuve.

Les notes
  • Graphique 14 /20

    Certes, les environnement de San Andreas sont immenses et donnent un vertige provoquant des frissons, mais l'utilisation de textures peu détaillées, parfois même indignes d'un soft de cette importance relativise nettement cette impression. Alors qu'il demande un PC relativement puissant, le soft de Rockstar ne met pas vraiment à profit la puissance dont il dispose et se contente de nous offrir des personnages mal dégrossis et certains décors vraiment frustes. Et que dire de l'amoncellement de bugs donnant une impression d'inachevé.

  • Jouabilté 18 /20

    Offrant un gameplay d'une puissance inégalée, GTA SA réussit le tour de force d'inclure encore et toujours de nouvelles possibilités, aboutissant à une véritable orgie. Entre des phases en véhicules variées et immédiatement appréhensibles, des mini-jeux fantastiques de maniabilité, et des "quêtes annexes" riches et on ne peut plus nombreuses, vous n'aurez pas fini de découvrir les fondements de ce GTA. Intuitif et intense, le titre de Rockstar se pose pratiquement comme un exemple à suivre dans cette catégorie. Reste malheureusement le système de lock toujours aussi perfectible.

  • Duree 18 /20

    Proposant une durée de vie d'une quarantaine d'heures juste pour l'ensemble des missions principales, GTA SA voit multiplier cette dernière par deux dès le moment ou l'on y place le nombre pharamineux de quêtes secondaires et de petites choses à faire négligemment, comme aller chez le coiffeur, ou encore s'amuser à effectuer des tricks en BMX. De plus, le simple goût de la promenade vous poussera souvent à arpenter les rues par pur plaisir.

  • Son 18 /20

    Toujours aussi délirantes et d'une qualité incontestable, les diverses radios du jeu agrémenteront avec délice vos parties. En effet, on compte dans les différentes compositions des titres comme Rebel Without A Pause de Public Ennemy, Eminence Front des Who, Somebody Up There Likes Me de David Bowie, ou encore Killing In The Name de Rage Against The Machine. Du très beau monde donc, relayé par des doubleurs comme Ice T ou Peter Fonda. Attendez-vous donc à une ambiance sonore de tout premier ordre, malgré les bugs présents.

  • Scénario 15 /20

    Reprenant de nombreuses idées de productions comme Boyz in the Hood ou encore Collateral pour les descentes dans les bas-fonds de L.A, GTA SA se voit drapé d'un scénario cohérent et bien amené. Pas spécifiquement profond, ce dernier parvient tout de même à attirer l'intérêt par sa mise en scène souple et clairement cinématographique. L'ambiance générale joue énormément dans le degré d'implication.

Enervant au premier abord à cause de ses bugs omniprésents et de son aspect inachevé, GTA SA se pare tout de même de sa plus grande défense, le "fun". Jouissif et profond, dynamique et posé, violent et doux, le titre de Rockstar joue sur une large palette d'émotions, pour aboutir à un réel sentiment de vie dans une immersion aisée et nettement fascinante. En résumé, ce dernier GTA est un grand jeu, tout comme ses prédécesseurs. Maintenant reste au studio américain de nous dénicher de frappantes nouveautés et surtout un nouveau moteur de jeu. Rien n'est parfait dans le monde de C.J, mais il le cache bien.

Profil de Killy
L'avis de Killy
MP
Journaliste de jeuxvideo.com
10 juin 2005 à 18:00:00
18/ 20
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Mis à jour le 10/06/2005 Voir l'historique
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