Dans je ne sais plus quel film, Jean-Pierre Marielle avait trouvé l'insulte ultime qu'on puisse lancer quand on est à cours de noms d'oiseaux : "voisin ! ". On a tout fait sur les relations de voisinage, même un jeu qui après avoir sévi sur PC arrive avec 2 ans de retard sur console comme un fusible qui vous permettra de vous défouler sans aller vous brouiller avec la personne qui vous refile quand même 1 litre de lait pour faire la purée le dimanche soir.

Je ne vous ferai pas le coup de parler de mes relations de voisinage hein, on a tous un voisin qu'on déteste, quand c'est pas l'ensemble de l'immeuble ou du quartier, ce n'est pas pour rien que les développeurs ont eu cette idée. Pour l'histoire, sachez que Un Voisin D'Enfer est sorti en 2003 sur PC pour être suivi quelques mois plus tard par une suite qui emmenait les 2 protagonistes en vacances. Histoire de rentabiliser la galette, Jowood a eu la bonne idée de rassembler les 2 volets du jeu sur cette version console. Accessoirement, c'est aussi un bon moyen de gonfler un peu la durée de vie qui était un gros défaut des 2 épisodes originaux. Elle reste cependant toujours assez limitée : 2 jeux très courts mis bout à bout, ça ne fait jamais qu'un jeu court.


- Graphismes12/20
Si les animations sont assez marrantes, elles restent très peu nombreuses et donc vite lassantes. De même, les décors se comptent sur les doigts de la main. Le style cartoon est en tout cas réussi, mais le tout reste demeure assez moyen.
- Jouabilité10/20
La prise en main de l'interface est simpliste, l'ennui c'est que c'est également le cas de ce qu'on fait avec. Les mécanismes du jeu sont trop superficiels, on en fait rapidement le tour et l'humour ne fait pas vraiment mouche.
- Durée de vie9/20
Mis bout à bout, les deux épisodes PC cumulent leur durée de vie respective, mais avec 2 jeux ultra courts, on reste dans une longévité encore bien trop limitée.
- Bande son12/20
La bande-son souffre des mêmes tares que les graphismes, à savoir qu'on l'apprécie dans les premiers temps avant de constater qu'elle tourne en boucle. Dommage.
- Scénario/
Si l'idée de base est finement trouvée, il est bien regrettable que finalement l'humour s'évapore comme une goutte d'eau en plein désert. La faute à des histoires de voisinage qui finissent trop vite par tourner en rond. Décidément ils sont bons à rien ces voisins.