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Test : The Getaway : Black Monday
PS2
The Getaway : Black Monday
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Profil de Logan
L'avis de Logan
MP
Journaliste jeuxvideo.com
17 novembre 2004 à 18:00:00
9/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (58)
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14.7/20
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The Getaway ayant été injustement boudé par la critique, ceci n'a pas empêché Sony de mettre une suite en chantier. Se déroulant une fois encore dans la capitale anglaise, Black Monday ne cherche nullement à faire décoller la formule de son aîné et reprend plutôt tout ce qui a fait le succès du premier épisode. En parallèle, le gameplay subit un léger remaniement, de nouveaux modes voient le jour et le scénario décide d'être encore plus mature par le biais de dialogues crus et sans détour. Tout est donc en place pour que ce second segment gomme les imperfections de son grand frère afin d'y induire un plaisir ludique plus important. Malheureusement il n'en est rien puisque Black Monday est quasiment inférieur à The Getaway premier du nom, ce qui pourra sûrement en surprendre plus d'un, moi le premier.

The Getaway : Black Monday

Alors que le jeu a évolué depuis la preview, autant dire que cette version finale est loin d'être exempte de défauts, ceux-ci prenant le pas sur les qualités intrinsèques de cet épisode. Commençons cependant par les bonnes idées de cet opus. Premièrement l'ambiance anglaise du jeu est toujours au rendez-vous. C'est d'ailleurs pour moi l'aspect le plus important de cette série qui doit autant à un film comme Snatch qu'à une série telle que Mission Casse-cou. De plus l'aspect mature ne lésinera pas sur les situations très violentes de par des dialogues ou des situations ne faisant aucune concession. On retrouve une fois encore les deux personnages jouables qui se partagent de façon équitable le mode Aventure. Vous commencerez avec Mitch, un flic névrosé et mal dans sa peau, qui aura droit aux 8 premiers chapitres, les 14 suivants étant à la charge d'Eddie, un boxeur entraîné plus ou moins malgré lui dans une histoire de guerre de gangs dans laquelle la mafia russe fait office de maître d'oeuvre. Bien écrit, le synopsis se savoure tranquillement même si il a tendance à se rapprocher de celui du premier jeu. En fait, vous pourrez vivre l'histoire des deux côtés de la barrière, la scission entre les deux personnages se faisant par le truchement d'une rencontre entre les deux hommes, l'histoire d'Eddie débutant alors par un retour en arrière. Précisons aussi qu'Eddie fera souvent équipe avec Sam, une jeune femme férue d'informatique, qui aura le chic pour se mettre dans des situations embarrassantes. L'adolescente sera bel et bien jouable lors de trois petites missions d'infiltration (lors du scénario d'Eddie O'Connor), qui sont d'ailleurs complètement ratées, mais nous y reviendrons.

The Getaway : Black Monday
Le mode Course propose des véhicules assez atypiques.
En dehors du mode principal, le joueur aura droit à trois challenges inédits, le quatrième étant le mode Promenade, déjà présent dans The Getaway une fois qu'on finissait l'aventure, et qui vous permettra de visiter Londres librement. La Poursuite, comme son l'indique, vous demandera d'incarner un flic et de rattraper des bagnoles de truands dans le temps imparti, tandis que la Course vous proposera de conduire un bolide surpuissant et d'affronter plusieurs concurrents sur trois tours de circuits improvisés dans les rues londoniennes. Enfin, le Taxi Noir sera une sorte de Crazy Taxi puisque vous devrez vous rendre à un point précis de la carte pour y chercher un client et le mener à bon port avant que le décompte temporel ne s'arrête. L'intention est louable mais ces challenges supplémentaires donnent l'impression d'être là pour masquer la faible durée de vie du mode solo qui est étrangement plus réduite que celle du premier épisode. Pourtant la construction ne bouge pas d'un iota.

The Getaway : Black Monday
Les phases d'infiltration sont ratées, un point c'est tout.
La Team Soho nous ressert donc des phases à pied et en voitures qui alternent sans discontinuer et sans originalité. On pourra alors se satisfaire du grand nombre de véhicules ou de l'action trépidante mais rien n'y fait, le jeu se termine rapidement (comptez sur une toute petite journée) et ne parvient pas à nous transporter. Loin de critiquer le système de check-point qui vous évitera de recommencer une mission entièrement, on s'aperçoit rapidement que la Team Soho n'a pas vraiment tiré partie des erreurs du premier jeu. De ce fait, les très longues phases en voiture sont encore à l'honneur et si la plupart d'entre-elles se bouclent en un temps record, d'autres en revanche sont poussives. Il est d'ailleurs paradoxal de constater qu'une des rares misions plus ou moins originale (où Eddie devra canarder ses poursuivants pendant que Sam conduira une voiture) n'est guère probante, le tout étant aussi gonflant que la scène similaire d'Enter The Matrix, c'est dire ! Ceci est encore plus vrai pour les phases à pied, bien souvent catastrophiques, sans intérêt et tenant plus du tir au pigeon que d'autre chose. D'ailleurs ceci tient en grande partie à l'IA catastrophique de vos adversaires. Vos ennemis sont d'une idiotie absolue et se borneront à venir à votre rencontre sans se protéger. En contrepartie, vous aurez très souvent droit à des adversaires qui se tiendront à deux mètres de distance sans vous tirer dessus ou qui laisseront passer vos équipiers comme si de rien n'était. Je me suis même vu combattre un gardien sans que deux de ses camarades n'interviennent, préférant me tourner le dos et attendre que je les frappe à mon tour afin qu'ils se manifestent. De plus, il serait trop long de s'attarder sur tous les bugs graphiques qui n'ont pas été corrigés, le brouillard omniprésent durant les courses poursuites pour masquer le clipping ou les gros ralentissements intervenant dans des endroits où il n'y a à priori pas grand chose à afficher.

The Getaway : Black Monday
Optez plutôt pour la visée automatique, ceci vous épargnera de grosses désillusions.
Question gameplay, le maniement des véhicules est plutôt agréable et la conduite d'un bus londonien, d'une R5, d'une Mercedes ou d'une moto seront synonyme de sérieux bouleversements en terme de puissance. Vous serez aussi amené à changer de véhicule, lorsque que vous aurez subi trop de dommages après vous êtes fait tirer dessus ou suite à de trop nombreuses collisions, et il faudra constamment se fier à votre clignotant, ce dernier se mettant automatiquement en marche pour vous renseigner sur la route à prendre. Notez qu'une carte sera également consultable à tout moment, un point jaune vous signalant votre objectif. Si on ne peut enlever à ces passages un fun indéniable, les phases à pied sont d'un tout autre acabit.

The Getaway : Black Monday
Quelques passages (optionnels) dynamisent les phases de conduite.
Hormis les ralentissements dont je vous parlais plus haut, vous pouvez d'ores et déjà vous préparer à insulter copieusement cette foutue caméra qui n'arrête pas de virevolter dans tous les sens et qui se bloque à tout bout de champ. Ce souci induit aussi la notion de surprises indésirables caractérisées par des gardes qui arrivent derrière vous et qui vous tirent dessus à bout portant avant que vous n'ayez le temps de vous retourner pour leur régler leur compte. Vous pourrez heureusement retrouver une partie de votre énergie en vous reposant un certain nombre de fois contre un mur (ou en récupérant des trousses de soins) et ramasser les munitions laissées par vos ennemis. A ce propos, je signale que si Eddie pourra prendre n'importe quelle arme, le boxeur ayant d'ailleurs une prédilection pour tenir un flingue dans chaque main, Mitch, en tant que représentant de la loi, ne pourra utiliser que son flingue ou sa mitraillette de service, un peu rageant et surtout stupide. Et oui, je ne sais pas pour vous mais personnellement si j'étais en pleine guérilla urbaine, je ne me ferai pas prier pour prendre les armes de mes ennemis. Quoiqu'il en soit, vous aurez droit de jongler entre deux armes (par une pression sur la touche R3).

The Getaway : Black Monday
Si plusieurs effets graphiques sont très bien rendus, il est regrettable que le design du soft n'ait pas bénéficié de davantage de soins.
Pour ce qui est des mouvements, c'est un peu la traversée du désert. Votre personnage pourra enjamber des balustrades, rouler pour éviter des tirs, prendre des personnes en otage pour s'en servir comme bouclier ou se planquer derrière un obstacle pour tirer à l'abri. Vous pourrez alors orienter votre champ de vision par le biais du stick droit et tirer ou effectuer une roulade par la combinaison de deux touches. Ensuite, Eddie et Mitch auront chacun des mouvement spécifique à disposition. Le premier pourra choper son adversaire et lui administrer des coups de poings, de genou ou de tête tandis que le second pourra menotter les truands. Enfin, si vous disposez de deux modes de visée, vous n'userez principalement que du mode automatique, le mode manuel étant peu précis et vous obligeant à camper sur votre position pour faire feu. Quant à Sam, elle ne disposera d'aucune arme et pourra seulement marcher à tâtons pour s'infiltrer à l'insu de ses ennemis ou passer dans des endroits réduits en s'accroupissant. Dommage que ceci n'ait pas été plus étudié, les quelques mouvements inédits (où Sam prend appui sur des objets pour sauter et atteindre des endroits en hauteur) se faisant de façon semi-automatique. D'ailleurs oubliez les phases d'infiltration, ces dernières se résumant à ne pas marcher sur du verre brisé ou à détourner l'attention de vos adversaires en effectuant une ou deux actions précises. Mais comme celles-ci se font automatiquement quand votre personnage approche de l'endroit où l'action doit être réalisée, je ne vois pas l'intérêt !

The Getaway : Black Monday
Eddie n'aura pas son pareil pour molester des gardiens.
Au niveau de la technique, ce n'est pas non plus la joie. Du clipping, des bugs de collision et des ralentissements se partagent la vedette. Ainsi, la modélisation de Londres est impressionnante (exception faite de l'énorme brouillard bien trop présent, même en temps que fog londonien) tout comme celle des véhicules mais le design des personnages est d'une laideur sans nom. On a l'impression d'assister à une réunion d'hydrocéphales tant la tête des personnages est disproportionnée par rapport au reste du corps. Les cinématiques sont moyennement rendues et les animations des personnages sont parfois très étranges, Eddie ou Mitch titubant tel un gibbon lorsqu'ils sont grièvement touchés. Par contre la bande-son est irréprochable. Les musiques sont délicieuses, du magnifique thème d'intro aux compositions "In Game", les bruitages sont réalistes (bien que parfois un peu sourds) et les doublages sonnent finalement très bien à l'oreille.

The Getaway : Black Monday
Très Enter The Matrix non ? Et je vous rassure, c'est tout aussi inintéressant à jouer.
Black Monday est une déception, ni plus ni moins. Fan du premier épisode, je me suis surpris à pester continuellement contre le gameplay, les bugs de toute sorte, l'IA lamentable ou le fait que les erreurs du premier The Getaway n'aient pas été effacées. Sony ayant pêché par un excès de confiance, l'amateur se retrouvera désabusé devant un produit qui ressemble plus à une version finalisée à 70% qu'à un jeu complet. Dommage d'autant qu'il y a matière à une grande série. Le matériau est bien là et il suffira dès lors de le modeler pour sculpter une pièce maîtresse de la logithèque Playstation. Espérons que la Team Soho n'en restera pas là et qu'un nouvel épisode viendra prestement corriger ce second opus bien trop bancal et sans grande saveur.

Les notes
  • Graphismes 13 /20

    Londres est bien modélisée mais on note un brouillard de tous les diables lors des phases en voiture. Les véhicules sont superbes et nombreux (motos, vélos, voitures, bus, 4X4, taxi...) et se détériorent en fonction des chocs reçus. Notez que vous pourrez désormais conduire des deux roues. Par contre, le design des personnages est complètement loupé, les têtes étant bien trop proéminentes par rapport au reste du corps. De nombreux bugs graphiques sont aussi à signaler.

  • Jouabilité 10 /20

    Alors que la conduite des véhicules ne souffre pas de réel problème hormis peut-être un manque d'angles de caméra, les phases à pied déçoivent tant que faire se peut. Les problèmes de caméras sont légion, on ne se sert jamais du système manuel de tir qui est peu précis et plus que tout, l'IA des ennemis est désespérante. Les ennemis vous chargent comme des taureaux ou restent stoïques alors que vous vous battez à deux mètres de distance et font souvent montre d'une profonde stupidité en laissant passer vos coéquipiers comme si de rien n'était ! En somme, la panoplie de mouvements ne s'étoffe guère et le gameplay est plutôt fade. Pour conclure, citons aussi la présence d'un mode 16:9 afin de profiter de la largeur totale de votre écran.

  • Durée de vie 10 /20

    Les 22 chapitres du mode Aventure se bouclent très rapidement, ce qui n'empêche pas de pester contre des missions (en voiture) une fois encore trop longues. Les rares nouveautés (infiltration ou phase de tir en voiture) sont loupées et n'apportent rien au jeu. Comptez sur une journée pour boucler l'aventure principale. Cependant, trois nouveaux modes font leur apparition et c'est au travers de diverses courses que vous pourrez conduire un taxi, une bagnole de flic ou des bolides surpuissants. Ces challenges sont amusants et assez variés (même s'ils s'appuient tous sur des phases de conduite) mais on les boucle également en deux temps, trois mouvements. Précisons tout de même que des missions supplémentaires pourront être débloquées dans le mode aventure en récupérant des porte-clés bonus.

  • Bande son 16 /20

    Les bruitages des armes et des moteurs sont réalistes bien qu'un peu étouffés par moments, le doublage français passe très bien et les compositions musicales sont divines, parfaitement dans le ton et donnent un réel cachet au jeu.

  • Scénario 13 /20

    Une histoire mature, des dialogues crus mais qui sonnent juste et des anti-héros bien plus intéressants qu'un Superman propre sur lui. Mitch est un flic névrotique et violent et Eddie semble être son homologue se trouvant de l'autre côté de la barrière. Alors que le scénario est assez proche de celui du premier The Getaway, l'ambiance "so british" du titre est délicieuse, cette dernière permettant à la série de se démarquer de ses concurrents.

Grosse production attendue par de nombreux fans, Black Monday n'est pas le hit qu'on était en droit d'attendre. Si le gameplay profite de plusieurs ajouts, ces derniers ne dissimulent en rien une IA lamentable, un concept qui n'évolue pas, de gros problèmes de caméra, des bugs en pagaille et une durée de vie amoindrie du mode solo. Quelques nouveaux modes apportent un peu de vie à l'ensemble mais ce n'est pas suffisant à mon sens pour faire passer la pilule.

Profil de Logan
L'avis de Logan
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17 novembre 2004 à 18:00:00
9/20
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L'avis des lecteurs (58)
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Mis à jour le 17/11/2004
PlayStation 2 Action Sony Team Soho
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