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Test The Getaway sur PS2 du 10/12/2002

Test : The Getaway
PS2
The Getaway
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Journaliste jeuxvideo.com
10 décembre 2002 à 18:00:00
11/20

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L'avis des lecteurs (160)
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14.7/20
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Annoncé comme un rival de poids pour la série GTA, The Getaway se décide enfin à se montrer en version finale. Après la longue attente dont il a fallu faire preuve et tout le gratin qu'on a pu dire dessus, l'heure est au bilan, pas très bon, il faut le dire.

The Getaway

The Getaway, c'est d'abord un chiffre impressionnant : plus de 80 millions de francs d'investissement. C'est dire si Sony mise gros sur ce jeu et si l'éditeur y croit dur comme fer. Pour être honnête, le peu que nous en avions vu nous-mêmes au détour d'un salon nous semblait aussi très alléchant. Pensez donc, un titre qui rivaliserait directement GTA 3 en proposant un contenu tout aussi mature, et qui se voudrait d'influence cinématographique, il y avait de quoi attirer toute notre attention. Et puis voilà, le jeu est maintenant terminé, il est sur le point d'être commercialisé et nous avons pu enfin s'y essayer à tête reposée pour mieux juger de tout son potentiel. Ce qu'on retiendra de lui n'est autre qu'une belle déception.

The Getaway
Plaquer contre un mur, Mark peut tirer à l'aveugle sur ses ennemis.
Belle est le mot juste car si l'intérêt est malheureusement très en deçà de ce à quoi l'on s'attendait, on ne peut retirer à The Getaway sa formidable réalisation, tant graphique que sonore. A l'instar de GTA 3, le titre se déroule en milieu urbain. Mais plutôt que de créer une ville fictive, Sony a choisi de placer son intrigue en plein coeur de Londres. Pour ce faire, les équipes de développement ont planché d'arrache pied et sont parvenues à recréer une city londonienne criante de vérité. La réplique est parfaite avec les rues et les quartiers exactement là où ils doivent se trouver et un souci du détail impeccable qui fait que l'on reconnaît chaque carrefour et chaque avenue grâce à toutes les textures photoréalistes appliquées sur les façades. Sur ce point-là, The Getaway réalise un sans faute. C'est vraiment très très joli. De plus, on ne note pas de chargements intempestifs à chaque coin de rue. Le niveau se charge en une fois et libre à nous d'aller un peu où on veut (enfin presque, j'y reviendrai). La ville affiche un trafic plus ou moins dense suivant les quartiers avec plusieurs modèles de voitures différents qu'il sera de bon ton de piquer pour se sortir de situations périlleuses. On peut même se mettre au volant des célèbres bus à deux étages ce qui nous rend pratiquement invulnérable pour défoncer les nombreux barrages de police qui ne manquent pas de fleurir un peu partout. Les piétons sont aussi là pour envahir les trottoirs mais on note qu'ils sont quand même bien moins nombreux que dans la réalité. Ce qui n'est finalement pas un mal. Le Londres virtuel de Getaway est donc une totale réussite qui demandera un certain temps pour être explorer de fond en comble.

The Getaway
Un petit tour à Chinatown.
La bande-son est également d'une qualité irréprochable. Les musiques, tout d'abord, apportent une excellente ambiance qui sert véritablement le scénario en lui donnant une couleur très « film de gangsters ». Les dialogues ne font pas dans la dentelle et adoptent un langage cru et sans demi mesure qui justifie en partie l'interdiction au moins de 18 ans dont le jeu fait l'objet. On ne compte pas les agressions verbales que les personnages se font entre eux. Le doublage est plus que soigné, on sent les acteurs bien dans leur rôle, là non plus, il n'y a rien à redire. Pour les bruitages, même chose, c'est parfait.

The Getaway
Des pubs françaises sur les murs anglais, il n'y a que moi que ça dérange ?
Dans Getaway, on tient alternativement deux rôles bien distincts : l'ex-taulard Mark Hammond et le flic Carter. Chacun aura son petit lot de 12 missions. Le début nous fait suivre les pas de Hammond. Cela fait maintenant cinq ans que Mark est sorti du trou. Alors qu'il pense avoir laissé derrière lui toutes ses erreurs du passé préférant aujourd'hui vivre tranquillement aux côtés des siens, des bandits surgissent de nulle part et s'en prennent à sa famille. Sa femme est tuée dans la rue et son fils Alex enlevé. Hammond se voit ainsi forcé à bosser pour le compte de ses agresseurs s'il souhaite un jour revoir son enfant. Ainsi commencent les 12 travaux de Hammond qui le reconduiront sur les chemins sinueux de l'illégalité. Assassinats, courses poursuites, ou gun fights, rien ne lui est épargné. Au fil des niveaux, on sombre avec lui dans cet univers de violence à grand renforts de cinématiques parfaitement mises en scène.

The Getaway
Les flics sont assez brutaux.
Mais voilà, derrière tous ses habits de lumière, The Getaway cache un titre bien morne. Car si comme cela, le titre paraît aussi alléchant qu'un film de Tarantino par exemple, on est bien vite obligé de se rendre à l'évidence : The Getaway manque sa cible. La liberté d'action est quasi-inexistante et on se contente de suivre le scénario hyper scripté qui nous conduit de mission en mission à travers tout Londres. Dans son approche, on pourrait d'ailleurs le comparer à Mafia sorti il y a quelques mois sur PC. En effet, les similitudes entre les deux titres sont nombreuses. La plupart des missions sont introduites par de longues phases de conduite, puis s'en suit un peu de shoot avant de rentrer au bercail toujours en voiture. Le scénario est en effet bien linéaire et n'autorise pas vraiment d'écart. S'il est bien possible de se balader un peu partout dans la ville, l'absence de carte à l'écran ne rend pas les choses faciles. On préfère dès lors suivre le tracé établi par le jeu en se fiant aux clignotants qui nous indiquent en gros la direction à prendre. Ce système est on ne peut plus approximatif et trouve rapidement ses limites lorsque l'on se retrouve en tête de cortège, une dizaine de flics à nos trousses. En plus, pour un jeu qui se veut réaliste, le coup d'un truand qui met ses clignos avant de tourner casse un peu l'ambiance.

The Getaway
Mark a un peu de mal avec les escaliers.
Du réalisme, le titre tente justement d'en mettre un peu partout. Ainsi, le joueur n'aura absolument aucune indication à l'écran quant son état de santé. De la même façon, il ne saura jamais le nombre de balles qu'il lui reste dans son chargeur. Il faut donc constamment surveiller son personnage et sa façon de se déplacer qui va de la marche normale à la patte qui traîne en passant par plusieurs étapes de boitillements aussi ridicules que forcés. Les animations sont très inégales et oscillent constamment entre le vraiment super et le franchement navrant. En effet, si certaines sont vraiment géniales (lorsque le personnage se penche en courant pour ramasser une arme, lorsqu'il prend quelqu'un en otage ou lorsqu'il tire à l'aveugle au détour d'un mur), d'autres sont désastreuses et donnent une image bien pathétique de son héros. Il faut le voir monter ou descendre un escalier, un grand moment, je vous jure ! C'est à mourir de rire, ce qui n'est à l'évidence pas l'effet souhaité. L'esprit réaliste à tout prix n'est cependant pas intact de bout en bout. Grâce à The Getaway, on découvre ainsi que le fait de s'appuyer 30 secondes contre un mur permet de se refaire une santé. On apprend aussi que les flics anglais affectionnent particulièrement les autos tamponneuses allant jusqu'à provoquer des embouteillages monstres pour tenter de vous arrêter.

The Getaway
Le célèbre London Bridge.
L'intelligence artificielle des ennemis est très perfectible. Par exemple, ce n'est qu'à partir du septième niveau que ces derniers commenceront à se cacher derrière le décor pour se protéger ! Et encore, tous ne le feront pas. La plupart se contentent de faire la grue devant vous, parfois même sans tirer. Comment alors se prendre réellement au jeu si le moindre ennemi se transforme en cible de tir trop évidente ? Si les policiers foncent sur vous en cas d'accrochages alors qu'ils ne disent rien s'ils vous voient débouler à toute berzingue dans une rue à contre sens ? Difficile donc de fermer les yeux sur ces nombreux défauts et même si après tout, The Getaway n'est pas le premier titre du genre à bafouer les règles de l'IA, on ne peut que trouver ça inacceptable pour un jeu au budget si élevé.

The Getaway
Le co-voiturage, ça a du bon.
Surtout que rien n'est fait du côté de la jouabilité pour nous faire oublier tout ça. Et on touche là au défaut majeur de ce titre. Si les phases en voitures ne souffrent d'aucun souci et proposent même des modèles physiques plus qu'acceptables, c'est un toute autre histoire dès lors que vous vous retrouvez à pied. La maniabilité devient alors désastreuse avec une caméra automatique impossible à replacer qui accuse toujours un temps de latence à chaque changement de direction. Pendant ce délai, on ne voit ni où on va ni s'il y a des ennemis devant nous. De quoi se prendre quelques balles dans le bide avant de pouvoir réagir. L'assistance à la visée permet tout juste de riposter mais là encore on ne sait pas sur quoi on tire. Inutile donc de préciser que les grosses phases de shoot se transforment rapidement en n'importe quoi avec toujours en filigrane un énorme facteur chance, déterminant quant à la réussite ou non de la mission. Les séquences d'infiltration, car il y en a aussi, sont aussi très peu jouables à raison de cette maudite caméra qui ne montre jamais les bons angles.

Comme je le disais plus haut, The Getaway est donc une belle déception. Sous sa réalisation absolument splendide, le titre de Sony cache bien défauts, à commencer par sa jouabilité pitoyable et sa linéarité à toute épreuve. Certains trouveront peut-être la note finale un peu sévère et j'avoue avoir moi même longtemps hésité entre 11 et 12, mais après toute cette attente, le résultat ne peut que décevoir. Rockstar peut donc dormir sur ses deux oreilles, sa série GTA a encore de beaux jours devant elle.

Les notes
  • Graphismes 17 /20

    Londres est parfaitement modélisé. Le respect des rues associée aux textures photoréalistes font de cette ville virtuelle l'une des plus belles jamais vues sur consoles. Les personnages aussi sont très soignés avec des visages très expressifs rappelant légèrement ceux de Mafia. Dommage que leurs animations ne soient pas toutes de la même qualité. Ah cette montée d'escaliers restera longtemps comme l'un des moments les plus drôles des jeux vidéo.

  • Jouabilité 9 /20

    Les premiers pas dans le jeu sont vraiment décourageants. Mark Hammond obéit très mal aux commandes et la caméra n'en fait qu'à sa tête. Par la suite, c'est un peu mieux, mais on n'atteint jamais le maniement idéal, celui qui fait oublier qu'on a un pad entre les mains.

  • Durée de vie 14 /20

    En plus d'être super scrypté, le jeu n'est pas très long. Et en s'appliquant un brin, les missions se bouclent facilement. Les checkpoint permettent de ne pas avoir à tout recommencer depuis le début même si parfois on doit se taper de longues et ennuyeuses traversées de la capitale anglaise.

  • Bande son 16 /20

    Musicalement, je tire mon coup de chapeau au compositeur. Ses thèmes sont vraiment très bons et correspondent parfaitement à l'ambiance du jeu. Les dialogues, très crus et grossiers, sont bien dans l'esprit et ne dénotent pas avec le scénario.

  • Scénario 14 /20

    L'histoire de gangsters aurait largement pu faire le sujet d'un film. Traité à la manière d'un jeu vidéo, c'est tout aussi efficace. Il aurait quand même été préférable de donner plus de liberté au joueur en lui donnant plus d'objectifs secondaires.

Alternant toujours entre le très bon (la réalisation), le moyen (le manque de liberté) et le franchement mauvais (la jouabilité), The Getaway est un titre qui se sera fait attendre mais dont on ne retiendra finalement pas grand chose si ce n'est son prix de développement. Allez encore une fois pour le plaisir : plus de 80 millions de francs ! Tchiching !

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10 décembre 2002 à 18:00:00
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Mis à jour le 10/12/2002
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