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Test : Beyond Good & Evil
PS2
Beyond Good & Evil
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Journaliste jeuxvideo.com
10 novembre 2003 à 18:00:00
18/20

Lecteurs Jeuxvideo.com
L'avis des lecteurs (158)
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18.4/20
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Le talent, ça ne s'explique pas. C'est un truc qui énerve certains, mais que j'affectionne particulièrement, surtout lorsqu'il appartient à des personnes qui savent en faire bon usage. Comme l'équipe du studio Ubi Montpellier, par exemple, qui nous présente Beyond Good & Evil, un jeu sublime et enchanteur comme on n'en avait pas vu depuis longtemps. Attention, chef d'oeuvre.

Beyond Good & Evil

La lecture de Beyond Good & Evil (BGE pour les initiés) peut se faire sur deux niveaux. Soit on perçoit l'histoire comme celle de la planète, Hillys en proie à une guerre qui sévit depuis de trop nombreuses années, soit on se concentre sur son héroïne Jade qui vit la situation au quotidien et qui tente de faire avec. Les deux visions sont valables. Le titre alterne d'ailleurs régulièrement entre les deux points de vue avec un scénario qui se place au niveau global mais qui ne perd jamais une occasion pour se focaliser sur Jade.

Beyond Good & Evil
Même si cela ne se voit pas de prime abord, Pey'j est bien l'oncle de Jade.
BGE c'est effectivement un univers incroyablement immersif qui nous invite à découvrir la planète Hillys régulièrement attaquée par les extraterrestres DomZ et qui doit compter sur les sections Alpha pour sa protection. Des sections Alpha qui ne font pas l'unanimité auprès de la population et pas seulement à cause de leurs méthodes brutales et de leur propagande intempestive sur tous les écrans de la ville. Le groupe de résistance IRIS pense clairement que les sections Alpha cachent quelque chose et ne se gênent pas pour le dire en diffusant des journaux clandestins remplis de révélations fracassantes. Au milieu de ce contexte politique instable, il y a Jade, une reporter de guerre qui s'occupe d'un orphelinat avec son oncle adoptif Pey'j, un porc expert en mécanique. Pour vivre, Jade effectue des reportages photo à la solde de divers employeurs. Aussi, lorsqu'on lui propose d'immortaliser sur pellicule une créature DomZ enfouie dans une vieille mine, elle ne se doute pas que c'est le début d'une longue aventure qui la fera rejoindre les rangs d'IRIS à qui elle prêtera ses talents de photographe pour des missions au coeur des quartiers Alpha.

Beyond Good & Evil
Les boss nécessitent une technique particulière pour les battre.
Difficile de cantonner BGE dans un genre précis. Le titre se place plus comme une expérience unique que comme un style de jeu isolé. On infiltre avec Jade les quartiers ultra-sécurisés des Alpha (le jeu prend alors une tournure infiltration, où il est de bon ton d'éviter tout combat), on participe avec elle à des courses d'hovercraft, on l'aide à réaliser un recensement complet de la faune d'Hillys, on discute avec les habitants de la ville, on fait des emplettes au magasin... En fait, on vit avec Jade. Ca peut paraître bête, dit comme ça, mais c'est un peu le sentiment qui se dégage du titre. Et puisqu'en plus, le monde d'Hillys est parfaitement cohérent – les gens semblent mener leurs petites affaires de leur côté, se promènent, parlent entre eux, se rebellent contre les sections Alpha – on est parfaitement immergé dans cette expérience de jeu.

Beyond Good & Evil
Les perles représentent une monnaie très spéciale dans le jeu.
Jade ne sera pas seule dans sa quête de vérité. Accompagnée au début de ses péripéties par Pey'j, elle fera aussi la connaissance de Double H, un membre d'IRIS très volontaire et qui ne jure que par le livre théorique de Peter et Carlson, ses deux maîtres à penser. Jade peut mettre à contribution son équipier du moment, en lui demandant d'appuyer sur un interrupteur ou de déclencher une super attaque pendant les combats. A ce propos, les phases de combats ne sont pas très nombreuses, Jade préférant éviter autant que faire se peut les affrontements directs, surtout lorsqu'elle se retrouve en territoire ennemi avec de nombreux gardes Alpha qui rôdent dans les parages. Contre des créatures moins agressives, elle n'hésite cependant pas à sortir son bâton pour frapper à tout va. Les commandes sont simples et très souples à maîtriser. Le stick gauche pour choisir sa direction, le bouton d'attaque pour frapper. Les combos s'enchaînent alors de la plus belle des façons. Jade fait des roulades, frappe dans son dos, en avant, sur les côtés sans jamais s'arrêter. Quelques boss attendent la belle sur son chemin. Il s'agira alors de trouver la technique la plus appropriée pour leur faire mordre la poussière. Mais je le répète, les combats ne prédominent pas l'aventure.

Beyond Good & Evil
Jade doit s'infiltrer dans les quartiers des sections Alpha.
Une grosse partie du jeu est consacrée aux reportages photos que Jade doit effectuer dans les quartiers Alpha. Sans se faire repérer, Jade doit évoluer au milieu des soldats. Pour cela, il faut observer leurs rondes, repérer leurs positions, et trouver le bon moment pour passer dans leur dos. Ces phases vraiment intéressante mettent cela dit en valeur le plus gros défaut du jeu : les caméras. Si dans des environnements ouverts, tout se passe bien, très bien même, c'est une autre paire de manches lorsqu'on se trouve à évoluer dans des petits conduits d'aération. La focale a tendance à s'emballer d'un coup et il est souvent très difficile de la placer correctement pour nous montrer les dangers qui nous guettent. Ce n'est pas insurmontable, mais ça a tendance à énerver. Heureusement, le jeu n'est pas du genre à nous faire recommencer tout un niveau en cas de défaite. Privilégiant le plaisir à la frustration, BGE contient des sortes de checkpoints invisibles. Ainsi, si on se fait repérer par un garde, on recommence instantanément à l'entrée de la salle sans même subir de chargements intempestifs ! Le plaisir de jeu avant tout, je vous dis.

Beyond Good & Evil
Comme Donatello, la reporter sait aussi manier le bâton de combat.
Un plaisir également communiqué par la somptueuse réalisation. L'ambiance sonore est fabuleuse avec notamment des thèmes musicaux enchanteurs. L'instrumentation parvient à faire émerger des sentiments tantôt calmes et paisibles, tantôt nerveux et plus inquiétants. Le doublage français n'est pas en reste. L'actrice Emma de Caunes qui prête sa voix à Jade est entourée d'une pléiade de comédiens talentueux donnant vie à tous les personnages. Que ce soit Pey'j avec ses "nomdidju" ou Double H et ses "On ne casse pas le binôme", chacun a une personnalité bien trempée. Avec de telles voix, on regrette simplement que tous les dialogues ne soient pas doublés...

Beyond Good & Evil
Les quelques commerces de la ville vous permettent de vous refaire une santé.
Si nos oreilles ont de quoi se réjouir, nos yeux aussi peuvent être content. BGE exploite à fond les possibilités de la PS2. Le déluge d'effets spéciaux, le design impeccable des personnages, les décors magnifiques, la mer qui recouvre une bonne partie d'Hillys, la mise en scène, tout concorde pour faire de BGE l'un des plus beaux jeux de la console. Mais voilà, cette surenchère d'artifices visuels a un prix. On sent que la PS2 est à bout, qu'elle suffoque et qu'elle s'impose d'elle-même des baisses de régimes qui se traduisent à l'écran par des ralentissements assez marqués, mais fort heureusement pas vraiment gênants. Magique, magnifique et intelligent, BGE est donc sans conteste une grande réussite que je vous encourage à découvrir au plus vite.

Les notes
  • Graphismes 17 /20

    La beauté de Beyond Good & Evil est indiscutable. Le titre dégage une certaine poésie qui tranche avec les propos du scénario bien plus sombre. Grâce au design général et à sa galerie de personnages charismatiques, ce titre est certainement l'un des plus beaux de la console. Dommage que des ralentissements viennent s'en mêler et que l'option 16/9 ne soit pas proposée mais imposée.

  • Jouabilité 15 /20

    Globalement, Beyond Good & Evil reste maniable quelle que soit la phase de jeu (exploration, infiltration, course d'hovercraft, mini-jeux...) mais les caméras jouent parfois les troubles-fêtes, notamment dans les environnements fermés.

  • Durée de vie 15 /20

    Comme tous les bons jeux, on regrette que celui-ci soit un peu court. Mais comme on dit, mieux vaut que l'aventure soit courte et intense que longue et ennuyeuse. Et puis, on peut aussi prolonger son plaisir en s'attardant sur les mini-jeux tels que les courses d'hovercraft.

  • Bande son 18 /20

    Un doublage qui s'intègre parfaitement dans le jeu. Sans tomber dans la caricature, les voix parviennent à traduire la personnalité de chaque personnage. Les musiques et les bruitages font également dans le haut de gamme.

  • Scénario 18 /20

    Derrière le design coloré du jeu, se cache en fait un scénario sombre et intelligent qui se laisse savourer avec bonheur. Les rebondissements interviennent aux bons moments et, chose très difficile à rendre dans un jeu, les émotions de l'héroïne sont communicatives. Ainsi, lorsqu'elle voit... non, je ne vous dis rien, vous verrez.

Sublime et enchanteur, Beyond Good & Evil fait partie de ces grands titres de l'histoire du jeu vidéo. Une aventure qui nous prend dès l'introduction pour nous transporter dans un monde que l'on croirait vivant et dont on a envie d'apprendre plus. Vivement la suite !

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10 novembre 2003 à 18:00:00
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Mis à jour le 10/11/2003
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