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News jeu The Last of Us, "Outbreak Day" : ce jour qui a changé la vie de Joel… et la mienne
Profil de Guillaume Leviach aka « Antistar » ,  Jeuxvideo.com
Guillaume Leviach aka « Antistar » - Journaliste
Nintendo n’est pas le seul constructeur / éditeur / développeur à fasciner Antistar depuis des générations ! De Gran Turismo à Horizon en passant par Uncharted, Ratchet & Clank ou God of War, Antistar platine toutes les exclusivités Sony depuis plus d’une décennie et admettra que seul Breath of the Wild égale The Last of Us dans son cœur.

Il y a très peu de jeux vidéo que l'on célèbre de façon annuelle à une autre date que celle de leur sortie. Ceux à qui l'on accorde un tel privilège sont rares, car ils ont quelque chose en plus dans leur scénario qui justifie de fêter cela. Déjà unique en de nombreux points, The Last of Us fait partie de ces titres, à travers un certain "Outbreak Day" qui a changé la vie de son protagoniste, mais aussi la mienne…

218 904 vues

Il n'est plus nécessaire de présenter The Last of Us que tout le monde connaît désormais, et il y a fort à parier que les fans accros aux dates d'anniversaire se souviennent même de sa date de sortie. Si jamais vous l'ignoriez ou l'aviez oubliée, le titre multi-récompensé de Naughty Dog est paru le 14 juin 2013 simultanément dans le monde occidental, et partant de là, il semble bien incongru de vouloir célébrer ce jeu culte (et l'impact qu'il a eu sur le jeu vidéo) un 26 septembre. Pourtant, cette date d'apparence anodine, qui ne colle même pas avec le début de l'automne dont les teintes orangées dominent la jaquette originale sur PlayStation 3, est associée à l'événement majeur lançant le scénario d'un des plus grands chef-d'œuvre vidéoludiques de l'histoire : le début de l'épidémie de cordyceps à l'origine de l'univers post-apocalyptique dépeint par The Last of Us… et accidentellement, l'anniversaire de son protagoniste, Joel Miller. Un jour très particulier qui le marquera à jamais, et qui par ricochet, a également marqué mon existence de joueur.

Une histoire de point de vue

Cet article est un billet d’opinion, il est par nature subjectif. L'avis de l'auteur est personnel et n'est pas représentatif de celui du reste de la rédaction de JV. Nous pouvons cependant vous renvoyer vers le test original de The Last of Us publié en juin 2013, bien que le 19/20 attribué à l'époque soit toujours d'actualité, et partagé par l'auteur des lignes à suivre.

Sommaire

  • The Last of Us "Outbreak Day" : c'est quoi ?
  • Pourquoi le 26 septembre ?
  • Un anniversaire dramatique qui bouleverse une vie
  • Une claque inattendue à un tel niveau
  • Une histoire qui a changé ma vie de joueur
The Last of Us, "Outbreak Day" : ce jour qui a changé la vie de Joel… et la mienne

The Last of Us "Outbreak Day" : c'est quoi ?

Commençons par une petite remise en contexte. The Last of Us fait partie de ces jeux se déroulant dans une version alternative de notre réalité, mais dont le prologue se situe à une époque contemporaine de sa publication. Sorti en juin 2013, son scénario débute le 26 septembre de la même année, ce qui a entraîné 3 mois après sa sortie une première "célébration" de ce jour particulier, correspondant à la date exacte du début des événements, intitulée "Outbreak Day". En anglais, le mot outbreak désigne dans un premier temps une épidémie au sens large, mais il peut également se traduire par "déclenchement", "flambée" ou "éruption". Cela ne laisse aucun doute à l'interprétation : il s'agit du substantif idéal pour désigner le jour où a commencé la pandémie de cordyceps ayant ravagé l'humanité dans le monde de The Last of Us. D'ailleurs, le terme était totalement canon dès la sortie du jeu, puisqu'une des pistes de la bande originale (incluse dans les éditions limitées et donc disponible "day one") s'intitulait justement "The Outbreak". Ainsi, lors du 26 septembre 2013 de notre réalité, Naughty Dog proposait à ses fans de faire part de leur expérience du jeu en interagissant sur Twitterec le hashtag #OutbreakDay, et diffusait du contenu inédit avec commentaire du réalisateur Neil Druckmann.

The Last of Us, "Outbreak Day" : ce jour qui a changé la vie de Joel… et la mienne
En 2014, Naughty Dog célébra l'Outbreak Day avec ce buste de claqueur du plus bel effet.

C'est cependant en 2014 que la célébration prenait un autre sens avec un concours photo accompagné de la mise en vente d'un buste de claqueur d'un goût exquis, et limité à 1500 exemplaires, avant de récidiver en 2015 en dévoilant une autre statue similaire (pratiquement les seuls objets liés à la marque qui manquent à ma collection, par ailleurs). Chaque année, le studio a choisi le 26 septembre pour fêter son nouveau jeu phare, révélant parfois des éléments dont on ignorait encore la portée, comme en 2016 où une affiche d'apparence anodine constituait en fait le premier teaser de The Last of Us Part II. Ce dernier n'allait être officiellement dévoilé qu'à la PlayStation Experience en décembre de la même année. Lors d'autres années, Naughty Dog en profitait pour offrir des avatars et un thème PSN (comme en 2018 par exemple), ou bien profitait du contexte pour inviter la presse mondiale à un événement qui allait constituer l'occasion de notre premier grand aperçu du jeu. Les éditions limitées de cette suite tant attendue avaient également été révélées dans la foulée. Enfin, en 2020, la réalité rattrapant tristement la fiction avec une pandémie de COVID-19 que l'on le manqua pas de comparer avec les événements de The Lasf of Us, Naughty Dog décida de supprimer le terme "Outbreak", désormais trop négativement connoté, de ce qui devait demeurer un jour de fête autour de sa licence. Depuis, le 26 septembre s'appelle "The Last of Us Day", tout simplement, et sert depuis principalement à promouvoir la future série HBO basée sur la franchise.

En 2020, l'Outbreak Day a été renommé "The Last of Us Day" suite à la pandémie de COVID-19.

The Last of Us, "Outbreak Day" : ce jour qui a changé la vie de Joel… et la mienne

Pourquoi le 26 septembre ?

The Last of Us, "Outbreak Day" : ce jour qui a changé la vie de Joel… et la mienne
Sir Francis Drake, qui a inspiré la saga Uncharted, a terminé son tour du monde un 26 septembre. Coïncidence ?

Par curiosité, je me suis demandé pour quelle raison Naughty Dog avait choisi cette la date du 26 septembre délibérément. Rien ne semble lier l’univers de The Last of Us à la publication de la théorie de la relativité par Albert Einstein (1905) ou l’indépendance de la Nouvelle-Zélande (1907), dont aucune tête pensante du studio n’est originaire, et il n’y avait pas non plus de raison de le connecter à la sortie du mythique Abbey Road des Beatles (1969). Par contre, et cela est beaucoup plus intéressant, le 26 septembre fut la date à laquelle Francis Drake compléta la circumnavigation qui le rendit célèbre, et le vit ensuite anobli par la première reine Elizabeth d'Angleterre. Une telle date est loin d'être anodine pour Naughty Dog, puisque Sir Francis Drake et ses expéditions sont à l'origine de la franchise Uncharted, dont la trilogie à succès précéda The Last of Us. Si le studio ne semble pas avoir déjà communiqué sur cette coïncidence, cette dernière demeure assez troublante pour être fortuite…

The Last of Us, "Outbreak Day" : ce jour qui a changé la vie de Joel… et la mienne
Le passeport de Joel, enfin lisible dans le remake de 2022, nous révèle sa date de naissance exacte.

Ce n’est que depuis le remake The Last of Us Part I, sorti le 2 septembre dernier sur PlayStation 5, que l’on connaît par ailleurs l’année de naissance exacte de Joel Miller, son protagoniste jouable. Si de nombreux éléments du scénario ont permis d’estimer qu’il avait une petite trentaine d’années lors du prologue de The Last of Us (et qu’il était donc né, au plus tard, en 1983), il aura fallu attendre de pouvoir afficher en ultra haute définition son passeport, lorsqu’il le présente au contrôle d’un poste de garde à Boston en compagnie de Tess. Nous savons donc désormais que Joel est né le 26 septembre 1981, date de naissance qu’il partage par ailleurs avec Serena Williams : on est passé pas loin de la coïncidence malheureuse, imaginez que la joueuse de tennis la plus titrée de l'histoire ait en fait été golfeuse ! Bon, si vous ne voyez pas ce que je veux sous-entendre, je ne vous en dirai pas davantage de peur de vous spoiler. Évitez par ailleurs les prochaines lignes si, pour une étrange raison, vous seriez en train de lire cet article sans jamais avoir joué à aucun des deux épisodes de The Last of Us…

Durant la nuit du 26 au 27 septembre 2013, juste après son anniversaire, la vie de Joel Miller a basculé.

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Un anniversaire dramatique qui bouleverse une vie

The Last of Us, premier du nom, s'ouvre donc le soir du 26 septembre 2013, où Joel rentre chez lui si tard que sa fille Sarah s'est endormie sur le canapé du salon à force de l'attendre. Elle avait prévu de lui offrir une montre pour son anniversaire, que notre futur "anti-héros" enfilera immédiatement à son poignet, pour ne plus jamais la quitter… en tout cas à l'écran. Dans le chaos qui s'ensuivra durant cette nuit tragique où il perdra sa fille, le cadran de sa montre se brisera mais il ne cessera de la porter, en souvenir du drame de sa vie. Si Joel se montrera plus tard réticent à récupérer la photo de Sarah que son frère Tommy tente de lui offrir "en souvenir" lors de leurs retrouvailles au barrage de Jackson, il semble désireux de conserver cette montre au poignet gauche, peu importe les circonstances, comme si une partie de lui souhaitait que le temps s'arrête définitivement à cette nuit maudite du début d'automne 2013. Il se montre d'ailleurs évasif au moment où la jeune Ellie Williams le questionne naïvement à ce sujet peu après leur rencontre à Boston, 20 ans plus tard.

La montre de Joel ne le quitte qu'une fois décédé, et Ellie la retrouve d'ailleurs dans ses affaires pour un moment poignant.

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Dans chaque grande œuvre de fiction se trouve un point de départ fort, symbolisé par un événement marquant qui change la vie de ses protagonistes. Dans The Last of Us, c'est bien entendu le 26 septembre 2013 qui joue ce rôle, puisque plus rien ne sera plus jamais pareil dans la vie de Joel Miller. En quelques secondes à peine, son destin change à tout jamais, passant de celui d'un père célibataire de toute évidence pas trop malheureux (si l'on en juge par la maison plutôt cossue qu'il occupe seul avec sa fille) à celui d'un homme rongé par une douleur qui ne guérira jamais. La perte d'un enfant d'âge adolescent est un fardeau qu'il portera ensuite pendant deux décennies entières, jusqu'à témoigner d'une grande susceptibilité (très compréhensible) lorsque Ellie ose s'aventurer sur ce qu'il lui décrira comme un "terrain miné", dans une des meilleures cinématiques du titre. Devenu contrebandier et coupable de nombreux méfaits dont il n'est pas fier, sa vie a totalement changé et il estime ne plus être le même homme, à l'exception de cet amour paternel qu'il finit par développer vis-à-vis de celle qui deviendra la véritable héroïne de l'histoire.

Il faudra 20 ans pour que Joel trouve une sorte de salut dans sa peine, en rencontrant Ellie, qui deviendra sa fille adoptive.

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Une claque inattendue à un tel niveau

Bien que cela sonne un peu cliché, tant un tel constate semble fréquent chez de nombreux joueurs, je dois bien vous avouer que je noue un lien personnel très fort avec The Last of Us. Si tout a déjà été dit sur ce titre culte ou presque, et que nous sommes d'ailleurs récemment revenus sur ce qui faisait de The Last of Us "un monument à sa sortie" (sic) en marge de l'arrivée de son remake, l'objectif de cet article ne sera pas de vous réexpliquer en quoi il a tant marqué son industrie, mais plutôt d'évoquer l'impact fort qu'il peut avoir sur un joueur, et sa vision des jeux vidéo en général. En ce qui me concerne, j'ai eu non seulement la chance de découvrir le jeu de Naughty Dog le jour de sa sortie, mais aussi d'avoir ainsi concrétisé de longues années à poncer la septième générations de consoles. Celle que l'on appelle "l'ère HD", portée par la PS3 évidemment mais aussi la Xbox 360, que j'aime à considérer, a en effet permis l'avènement d'une autre vision du jeu vidéo, plus scénarisée et surtout plus cinématique, une manière de raconter dans laquelle les créateurs de Jak and Daxter se sont lancés avec un talent éblouissant avec la série Uncharted. C'est avec cette génération que j'ai personnellement commencé à apprécier le jeu vidéo bien plus qu'un simple loisir pour m'amuser, et forcément, The Last of Us en constitua une sorte de pinacle.

En renforçant l'écriture de ses personnages au fil des épisodes, Uncharted a lancé Naughty Dog dans une autre dimension.

The Last of Us, "Outbreak Day" : ce jour qui a changé la vie de Joel… et la mienne

Début 2013, j'avais défini un top 5 assez clair de mes attentes à venir sur un exercice qui s'annonçait incroyablement prometteur pour une probable fin de génération. Grand Theft Auto V en était la principale, en grande partie parce que j'avais adoré le quatrième volet de GTA plus que de raison et que les productions de Rockstar Games me fascinaient sans exception, suivi de près par les outsiders que constituaient Rayman Legends et Sly Cooper : Voleurs à travers le Temps. Un peu plus loin se situaient alors le Tomb Raider "rebooté" et donc The Last of Us, que je réduisais vulgairement à un "Uncharted avec des zombies" qui ne m'emballait que modérément après sa première présentation fin 2011. Il a fallu que la presse mondiale, elle, s'emballe dans des proportions insoupçonnées (son score sur Metacritic est encore de 95 à ce jour) pour que ma vision de ce titre change d'un seul coup. Pour résumer, et en modifiant légèrement une célèbre citation d'un certain Calvin J. Candie, incarné par Leonardo DiCaprio dans Django Unchained, Naughty Dog avait eu ma curiosité, désormais ils avaient toute mon attention.

The Last of Us, "Outbreak Day" : ce jour qui a changé la vie de Joel… et la mienneThe Last of Us, "Outbreak Day" : ce jour qui a changé la vie de Joel… et la mienneThe Last of Us, "Outbreak Day" : ce jour qui a changé la vie de Joel… et la mienne

Simple joueur en ce 14 juin 2013, j'avais commandé en urgence une version classique du jeu – les éditions limitées n'étaient évidemment déjà plus disponibles en précommande à une semaine de sa sortie – sur la seule et unique base des deux tests de la presse francophone à qui j'accordais le plus de crédit : le 19/20 de jeuxvideo.com et le "9 selec" de leurs confrères de Gamekult. Il était rare de les voir se mettre autant d'accord sur une note quasi maximale, et cela me rappelait les évaluations déjà similaires qu'avait reçu Uncharted 2 : Among Thieves en son temps, autre titre m'ayant immensément marqué et que je considérais alors avec Grand Theft Auto IV comme mon favori de la génération "PS360". Je me souviens avoir entamé The Last of Us le vendredi soir vers 19 ou 20 heures après dîner, et ne l'avoir lâché qu'à 2 ou 3 heures du matin, littéralement fasciné par le destin touchant et hors-normes de Joel et Ellie, que je pensais encore un peu "survendu" par les médias au terme d'un premier chapitre dans Boston que je trouvais mollasson, surtout après une introduction "coup de poing" aussi incroyable. Je vous laisse deviner comment s'est passé le reste du week-end : on avait beau être mi-juin, par un soleil radieux et une température estivale, je me suis cloîtré volets fermés pour apprécier dans les meilleures conditions (téléviseur HD et enceintes avec caisson de basse) ce qui était parti pour être l'expérience la plus immersive de ma vie de joueur. Mieux encore, je ne travaillais pas le lundi suivant, et avais pu alors en profiter pour terminer The Last of Us dans des conditions parfaites, après trois jours intenses et mémorables que je n'ai jamais regrettés tant il a eu d'importance dans ma vie.

Il n'y a pas que Joel et Ellie : je ne pensais pas être autant marqué par le destin d'un personnage comme Tess.

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Une histoire qui a changé ma vie de joueur

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La solitude ressentie au moment d'incarner Ellie, perdue en plein hiver, est profonde et douloureuse.

C'est au terme de 23 heures de contemplation et de souffrance étroitement mêlées que je suis venu à bout de The Last of Us, lors d'une première partie disputée en mode "difficile", tant j'avais le sentiment que la notion de survie nécessiterait une immersion maximale en terme de challenge. J'ai toujours été un joueur assez lent, désireux de fouiller les moindres recoins d'un univers lorsque je le sentais terriblement soigné par leurs créateurs, et un peu addict aux "collectibles" dont Naughty Dog semblait raffoler. Et surtout, après avoir été happé par les scénarios marquants de mes modèles de l'époque, je ressentais le besoin de me faire entraîner dans un véritable film interactif, mais à l'écriture plus fine et soignée que celle d'un Heavy Rain, et au gameplay un minimum riche et immersif, me donnant vraiment le sentiment d'incarner mon "héros". Terriblement attaché à Nathan Drake, à sa romance avec Elena Fisher et son amitié avec Victor Sullivan, j'espérais retrouver dans The Last of Us des personnages attachants, bien écrits, qui me motivent à survivre et avec qui souffrir pour une bonne cause. Mais comme beaucoup de joueurs ayant succombé à ce chef-d'œuvre, je n'étais pas prêt. C'est bien pour cela que la lente progression de son intensité dramatique, maîtrisée comme jamais, m'a atteint plus que de raison.

The Last of Us, "Outbreak Day" : ce jour qui a changé la vie de Joel… et la mienne
Bien que sombre et violent, The Last of Us fait aussi régulièrement rêver.

Une fois le souffle de la baffe monumentale du prologue retombé, The Last of Us met en effet un peu de temps à "devenir intéressant", mais c'est une fois que l'on prend conscience de la volonté de Naughty Dog de faire progresser lentement son histoire, sans concessions ni retours en arrière, que l'on réalise dans quel incroyable voyage on s'est embarqué. La fuite initiale de Boston devient alors un road trip mémorable, avec une finalité de quête très précise, parsemée d'embûches. The Last of Us se distingue alors dans cette surprenante dualité entre violence et poésie, alternant des séquences brutales dans des zones terriblement sombres et/ou hostiles, et un aspect presque contemplatif à travers de multiples moments de grâce jamais surjoués, qui tombent toujours au bon moment, quand on en a besoin ou bien quand on ne les attend pas. L'équilibre global de l'aventure contribue à un rythme quasi irréprochable qui m'a tenu en haleine comme jamais, en tout cas pas comme un jeu vidéo n'avait réussi à le faire jusqu'ici. Alors que beaucoup de productions avaient eu pour ambition de rivaliser avec le cinéma, The Last of Us fut le premier à le faire aussi bien à mes yeux, sans jamais exagérer les émotions qu'il souhaitait transmettre, au point de me dire à moi-même "c'est plus qu'un jeu" une fois les crédits de fin achevés. Je venais de me trouver une nouvelle référence.

L'ultime plan de The Last of Us, sur le visage marqué d'Ellie, est à mes yeux d'une rare perfection.

The Last of Us, "Outbreak Day" : ce jour qui a changé la vie de Joel… et la mienne

Une fois la dernière claque passée, celle du plan final dévoilant une Ellie perplexe et un peu perdue, aux yeux rougis par les larmes, il me fut tout simplement très difficile de rejouer à d'autres jeux vidéo une fois le blu-ray de The Last of Us rangé dans sa boîte. Pendant de longs mois, je n'ai trouvé aucun triple A à me mettre sous la dent, tentant de vider mon "backlog" sans grand succès, et si GTA V parvint quand même à très bien m'occuper une fois l'automne et le "véritable" 26 septembre 2013 arrivés, il restera frustrant sur de nombreux points, voire décevant. Il me faudra même douze mois avant de tenter le New Game + de The Last of Us, désireux d'attendre symboliquement un an pour me remettre de cette claque sans égal et d'envisager de la revivre en essayant d'oublier l'inoubliable. Sans grande surprise, j'ai alors pu revivre une expérience étonnamment similaire, sans doute gonflée par un contexte personnel très lourd à l'époque, où les leçons d'une telle épopée avaient encore plus de sens à mes yeux, complétées qui plus est par l'extension Left Behind découverte pour l'occasion. Une nouvelle redécouverte sur PlayStation 4 un an plus tard, une fois la nouvelle génération de consoles enfin acquise, me conforta encore un peu plus dans cet étrange ressenti : à chaque fois que je refaisais The Last of Us, je n'avais plus envie de jouer à rien d'autre après, pendant de longs jours voire semaines. Et devinez quoi ? Même après le remake PS5, quasiment 10 ans après sa sortie, je ressentais encore un petit besoin de break. Quand je vous dis que ce jeu m'a marqué au fer rouge et qu'il n'a pas d'égal dans son domaine…

The Last of Us, "Outbreak Day" : ce jour qui a changé la vie de Joel… et la mienne

The Last of Us est un de ces très rares jeux vidéo que je refais une fois par an. J'en connais son scénario par cœur mais il trouve toujours le moyen de me faire expérimenter à chaque fois des sensations uniques en leur genre, communes à aucun autre, me transcendant à chaque accord de guitare de Gustavo Santaollala, et me faisant m'accrocher au pad comme à la destinée de ce duo hors du commun. Celle de Joel Miller en particulier, tant je me suis parfois senti proche de cet homme qui avait tant perdu et pour qui la rédemption semblait impossible. Il faut dire que The Last of Us était tombé dans ma vie à un moment particulier, où j'avais un peu besoin d'une histoire aussi touchante et formidablement écrite pour aller de l'avant. Mais peu importe quand j'y rejoue, que ce soit en version remasterisée ou même via un remake au moment où tout va beaucoup mieux pour moi : The Last of Us est mon "jeu doudou". Et même si le 26 septembre 2013 n'a pas changé ma vie dans les mêmes proportions que celle de Joel, les événements qui y sont survenus ont été si merveilleusement contés qu'il a également eu un impact inégalable sur la mienne.

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Commentaires
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Ragga95 Ragga95
MP
Niveau 5
le 27 sept. 2022 à 17:03

Si c'est sur PC je prendrais .. car 80 boules pour un jeu de 2013 on se fout de nous ..

Lire la suite...
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