Il y a des jeux qui marquent notre vie de joueur. Après une vingtaine d’heures passées à arpenter le monde mécanique et organique de Mio, je peux dire qu’il fait partie de ceux-là.
Je trouve même assez déroutant de ne pas le voir davantage mis en lumière, que ce soit sur les forums ou par certains créateurs de contenu.
Pourtant, je peux affirmer que ce metroidvania fait partie des meilleurs du genre. Probablement le meilleur que j’ai fait depuis Hollow Knight premier du nom. Il a même réussi à détrôner Nine Sols, que je considérais comme le meilleur représentant du genre de ces dernières années.
Mio: Memories in Orbit réussit l’exploit de créer sa propre identité tout en s’inspirant de ses aînés. On retrouve beaucoup de Ori dans les phases de plateforme.
Forcément, les combats de boss nous rappellent les moments de bravoure de notre chevalier insectoïde préféré.
Mais le tout parvient à créer un univers cohérent qui fonctionne. Et on oublie bien vite les comparaisons, car le monde, à mesure qu’il s’ouvre à nous, nous absorbe et ne nous lâche plus jusqu’à la fin de l’aventure.
L’ambiance générale du titre force le respect, que ce soit par sa patte artistique absolument somptueuse ou sa bande-son aux sonorités très particulières. Sans parler du sound design, qui rajoute une couche d’effets sonores très réussie dans chacune des zones de cet immense vaisseau spatial.
L’exploration est constamment récompensée, que ce soit par l’acquisition d’items nous permettant d’améliorer notre personnage, par des documents sur le lore du jeu, ainsi que par des passages secrets nous permettant de relier deux zones plus rapidement.
Au niveau de la difficulté générale du titre, je dirais que le challenge est suffisamment relevé pour frustrer les néophytes du genre. Vous allez mourir. Et vous allez détester certains passages de plateforme, et les boss vont sans nul doute vous faire transpirer des mains.
Certaines options d’accessibilité permettent d’adoucir la rudesse du titre. Mais même avec, le jeu ne vous épargne pas. Clairement, ce jeu s’adresse davantage aux amoureux du challenge qu’à des joueurs occasionnels.
Pour le scénario, je dirais que ce n’est clairement pas ce qui distingue le titre des autres jeux du genre. Mais l’histoire est suffisamment émouvante pour nous donner envie de mener à bien la mission de notre petit robot.
Pour conclure, je dirais que ce Mio est mon jeu de ce début d’année 2026. Il m’a fait revivre des émotions que je n’avais pas ressenties depuis ma découverte de Hollow Knight. Ce sentiment d’exploration et de grande aventure qui fait aimer le jeu vidéo.
En espérant que la petite équipe du studio Douze Dixièmes continue à nous offrir ce genre d’expérience par la suite. Et j’espère que le bouche-à-oreille va se faire, car ce jeu le mérite.