Je pensais que SMTV serait mon JRPG de l'année 2021, et bien finalement, c'est ce Blue Reflection qui lui aura chipé la place, de loin.
Un jeu très sous estimé à ma grande surprise, et je vais donc essayer de vous faire comprendre pourquoi ce jeu est une tuerie qui mérite qu'on le respecte autant que les autres grand noms du JRPG.
Je suis avant tout un joueur du gameplay, si la technique et l'histoire suivent pas (ce qui n'est pas ce qui lui fait défaut au passage) ce n'est pas grave. Et pour vous donner une idée, en terme de profondeur de gameplay, ce jeu est pas loin derrière Xenoblade 2 et FF7.
Ouais, rien que ça.
La limitation à 5000 caractère m'oblige à faire court par contre, donc ce sera bref, mais au moins vous saurez que je ne fait qu’effleurer cette profondeur à travers ce test.
De base, on a un systeme classique d'ATB, ou plus on attend avant d'agir, plus on a la possibilité de faire mal.
S'ajoute à cette base plutôt classique tout un tas d'outil stratégique à notre disposition :
1) Les fragments :
A l'instar des materia de FF7, on peut équiper des "fragments" à nos personnnage, qui vont attribuer divers bonus allant des boost de stat à une compétences de soin et en passant par un aggro passif, par exemple.
2) Les installations
Elles servent à booster les stat de vos personnage et là ou l’intérêt stratégique se dévoile c'est quand on se rend compte qu'on aura pas la place sur notre ile pour tout mettre.
3) Le support et le systeme d'order ring
Votre équipe est composé de 4 personnages, 3 actifs et 1 support.
Le personnage support pourra utiliser des consommable pour soutenir l'équipe.
En plus de ça, le choix du personnage support est important car chaque magical girls pourra lancer différentes compétences de support.
A noter que le personnage support peut échanger sa place pour être actif en plein combat,
4) Le craft :
Gust étant aussi le developpeur de la série Atelier, on allait pas y échapper : il y a un systeme de craft, assez poussé lui aussi, puisqu'en plus d'avoir l'effet de base de l'équivalent d'une potion ou d'une grenade, selon les compétence de craft de chaque magical girl qu'on peut cumuler pour former une équipe de 4 crafteuse, on peut à la fois booster l'effet de base mais rajouter tout un tas d'effets supplémentaire qui variera selon la combinaison des personnages.
Et je vous épargne les autres subtilité comme l'ether tide (une autre super qui se déclenche sous certaines condition pour faire court), le mode one vs one, la gestion des resistances et faiblesses, les compétences passives de T.level propre à chaque personnage à débloquer....
Gameplay mis à part, la DA des décors et l'OST ambiance lofi sont super réussi, en plus d'être très originaux comparé à tout les autres classiques du JRPG.
Les personnages sont aussi pour la majorité très attachant et malgré le fait que ce soit très bavard et qu'on échappera pas à plein d'archetype vu et revu, c'est compensé par des relations entre les personnage développé via des situations amusantes qui font toujours sourire.
Malheureusement le titre n'est évidemment pas exempt de défauts :
-Uniquement en anglais, et ça peut être vite c'est très, très bavard.
-Beaucoup trop facile si on exploite toute les possibilités du gameplay, et le mode hard et must die ne se débloquent qu'en new game +
-Peu d'indications sur l'effet des fragments, il va falloir fouiner sur le net et faire ses propres test via des aller retour dans les menu ou dans les combats pour constater l'efficacité de ces derniers.
-La camera parfois au fraise pendant les combats, qui rend l'action difficile à lire et diminue le feedback des combats (typiquement, quand un personnage fait un critique, la caméra laisse tout tomber à propos de l'action du combat pour faire un gros plan sur la tête du personnage qui a fait le critique.. alors elles sont mignonne leurs bouille hein mais pour le coup j'aurais préféré voir combien de dégât mon critique a fait, dégâts s'affichant à côté de l'enemis) au début, mais on s'y fait.