Test de The Legend of Zelda: Tears of the Kingdom sur Switch 2. Une déception technique ? (11/20)
Un monde toujours aussi vaste, mais trop familier
Si Tears of the Kingdom impressionne par son immensité, il peine à surprendre. L’exploration des îles célestes et des souterrains apporte une nouveauté, mais l’essentiel du jeu repose sur Hyrule, déjà largement exploré dans Breath of the Wild. On ressent un manque de renouvellement, et les joueurs ayant retourné l’opus précédent pourraient vite ressentir une sensation de déjà-vu.
Des mécaniques de gameplay frustrantes
Les nouveaux pouvoirs de Link, notamment Emprise et Amalgame, offrent des possibilités créatives, mais leur manipulation reste laborieuse. L’interface manque de fluidité, et l’assemblage d’objets devient vite fastidieux, surtout en plein combat. De plus, certaines mécaniques comme Infiltration semblent sous-exploitées et ne révolutionnent pas vraiment l’expérience.
Une technique qui peine à convaincre
Malgré la puissance de la Switch 2, le jeu souffre encore de textures peu détaillées, d’un aliasing persistant et d’un clipping visible. Si le passage à 60 FPS améliore la fluidité, il ne gomme pas les lacunes graphiques qui trahissent un moteur vieillissant. On aurait espéré une refonte visuelle plus ambitieuse pour justifier cette nouvelle édition.
Un scénario qui manque d’impact
L’histoire, bien que prometteuse, reste prévisible et peine à captiver sur la durée. La quête principale manque de rebondissements marquants, et les personnages secondaires sont peu développés. Zelda, pourtant au cœur de l’intrigue, reste absente une grande partie du jeu, ce qui limite l’attachement émotionnel.
Conclusion : Une suite qui peine à se renouveler
Avec Tears of the Kingdom, Nintendo propose une expérience qui, bien que solide, manque cruellement d’innovation. Si l’exploration reste agréable et que les nouvelles mécaniques apportent un peu de fraîcheur, le jeu souffre d’un manque de prise de risque et d’une technique datée. Pour un titre censé exploiter la Switch 2, on s’attendait à bien mieux.
Note finale : 11/20 Un Zelda qui aurait mérité plus d’audace