Retour à la période dorée du jeu vidéo, la période de la S-NES. Immersion dans la période des RPG old-schools, ceux qui avaient de la gueule, ceux qui étaient addictifs. Alors qu'on se le dise, ce Breath of Fire ne fait pas partie des meilleurs RPG de l'histoire. Disons que le deuxième volet de la série sera franchement meilleur, et que cet épisode est juste les balbutiements d'une série qui se révèlera bonne. Pas autant que les débuts de Final Fantasy, mais quand même.
Donc dans ce BOF, l'histoire n'est pas très originale, mais il faut se replacer dans le contexte de l'époque : en ces temps-là, on aurait dit que le scénario est bourré de rebondissements. Le jeu est addictif. Les musiques, sans être excellentes, sont très bonnes. Et en revanche, le gros point fort de ce jeu est sa difficulté. Cela doit être pour cette raison qu'il n'est jamais sorti en France : on est des tapettes nous, il nous faut des trucs faciles. Surtout pour les gamins d'aujourd'hui qui... Je ne vais pas en rajouter. Bref, ce jeu ne fait pas dans la dentelle et te colle un gros coup de poing dans ton égo de stratège. A titre indicatif, le niveau du boss de fin est absolument horrible, tu bouffes ta magie noire, ta magie blanche, tu bouffes tes objets pour récupérer ta magie, et quand tu n'en as plus tu bouffe les objets offensifs et de soin. Ca doit durer une heure. Ha oui, tout de suite ça change des RPGs actuels.
Je baisse la note de ce jeu à 13 parce que techniquement c'est moyen, certains sorts infligent toujours le même nombre de dégâts à l'unité près, autant en déduire que les calculs mathématiques de ce jeu ne sont pas très poussés. Mais il faut rappeler qu'à cette époque, BoF n'en était qu'à ses balbutiements, et si je met une note élevée à ce jeu, je ne pourrai plus noter le deuxième épisode - doté de la même difficulté mais largement supérieur.