17/20 — Excellent
Un an après l’excellent Mega Man X, la relève est lancée avec un deuxième épisode sur Super Nintendo. Dans la droite lignée de son prédécesseur, Mega Man X2 place le joueur face à huit nouveaux Mavericks dirigés par les X-Hunters, qui préparent une vaste contre-attaque. L’un d’entre eux est même parvenu à reconstruire Zero pour s’en servir contre X. Le jeu suit alors une structure similaire avec un niveau d’introduction suivi de huit autres gardés par autant de boss : l’alligator Wheel Gator, le tourteau Bubble Crab, le cervidé Flame Stag, la grosse mite Morph Moth, le mille-pattes Magna Centipede, l’escargot Crystal Snail, l’autruche Overdrive Ostrich et l’éponge Wire Sponge.
Si les graphismes se veulent toujours plus détaillés et les musiques toujours aussi énergiques, le level design se veut aussi plus varié pour proposer une expérience un peu moins linéaire. Les X-Hunters Violen, Agile et Serges possèdent en effet chacun une partie du corps de Zero et se rendent de manière variable dans des zones spécifiques de chaque niveau. Les battre en trouvant les pièces secrètes où ils se cachent permet de reconstituer Zero pour obtenir une variante du scénario sur la fin. Outre une moto que l’on peut conduire dans le niveau du désert, chaque niveau cache un conteneur de vie tandis que quatre réservoirs d’énergie y sont répartis. Certains secrets sont d’ailleurs particulièrement difficiles à atteindre, parfois dans des endroits tordus presque impossibles à trouver sans soluce.
Si le dash est disponible dès le début, X peut obtenir un traceur d’objet qui envoie un curseur identifiant les passages secrets et les objets en plus de réduire de moitié le coût en attaques spéciales. Des jambières permettent également de dasher depuis les airs, les brassards offrent un quatrième niveau de charge utilisable deux fois et la possibilité de charger les armes spéciales comme dans le précédent épisode. En plus de réduire les dégâts de moitié, l’armure octroie l’attaque Giga Crush, une explosion qui impacte tous les ennemis à l’écran selon une jauge qui se recharge à force d’encaisser des projectiles ennemis. Le Hado-Ken laisse quant à lui sa place au Sho-Ryu-Ken, dragon punch emblématique de Street Fighter qui permet lui aussi de tuer les ennemis d’un seul coup, accessible de manière bien plus simple durant un des derniers niveaux.
Après avoir battu les huit Mavericks principaux, les X-Hunters font une nouvelle apparition dans des formes plus complexes, notamment Serges qui dispose d’un appareil particulièrement coriace. Après avoir rebattu les huit premiers robots lors d’un boss rush à l’ancienne, Sigma réapparaît dans un nouveau corps et dévoile être à l’origine de l’insurrection. Si X n’a pas récupéré toutes les pièces de Zero, il doit alors l’affronter dans un combat d’anthologie avant d’en venir à Sigma. Mais si Zero a été reconstitué, Sigma arrive avec un faux Zero qui se fait détruire par le vrai, évitant ainsi le combat. Le boss final se veut plus accessible tout en restant corsé et intense, entre Neo Sigma qui fonce avec ses griffes et un Sigma Virus dont la jauge de vie ne se matérialise que par sa couleur. Si Mega Man X2 n’arrive pas tout à fait au niveau de son illustre prédécesseur, il reste un titre d’envergure qui ayant de quoi faire rêver tout fan du petit robot de Capcom.