16/20 — Très bon
Sorti tard sur 16 bits peu après le film en 1996, Toy Story est typiquement le genre de jeu de plates-formes plaisant à parcourir grâce à sa fidélité à une valeur sûre du dessin animé. Il se compose de dix-sept niveaux assez courts mais parfois difficiles, répartis en cinq environnements que sont le chambre d'Andy (deux parties), Pizza Planet, la chambre de Sid et la rue, chaque partie étant séparée par un mot de passe. On contrôle Woody dans une grande majorité de niveaux où on doit arriver au bout en évitant de nombreux obstacles comme des avions, des boîtes de conserve, des fléchettes, des pétards ou encore des jouets qui peuvent en avoir après nous. La seule attaque possible est l'utilisation de son lasso, utile pour paralyser les ennemis et se balancer avec des crochets façon Earthworm Jim. On peut ramasser quelques étoiles dans les niveaux, dont certaines redonnent un point de vie (mes les autres ne semblent pas servir à grand chose...) et des chapeaux qui octroient des vies supplémentaires, assez précieuses car les continues sont rares.
Une partie des niveaux demandent des actions précises et de la recherche pour en venir à bout : on est par exemple amener à faire sortir les soldats de leur seau et de leur apporter le talkie-walkie, à cacher les jouets avant qu'Andy n'arrive dans la chambre et à s'arrêter quand on est déguisé en nourriture pour ne pas se faire toucher par les humains. On trouve aussi des niveaux à scrolling automatique qui donnent beaucoup de fil à retordre avec de nombreuses choses à éviter (la course à dos de Rex, la fuite de la maison de Sid avec le chien à nos trousses, l'envolée en fusée pour rattraper le camion de déménagement), deux niveaux en voiture en vue de haut inspirés de Micro Machines avec des piles à ramasser pour ne pas tomber en panne, un niveau spécial uniquement sur MegaDrive qui ressemble plus à de la course classique en vue de dos, et même un niveau inspiré de Doom avec une vue à la première personne dans des conduits.
Les graphismes assurent pour la fin de vie de la console avec quelques effets 3D et de jolis personnages en images de synthèse. Le menu principal reprend la musique Étrange, bizarre tandis que le narration entre les niveaux est illustrée par Je suis ton ami (malheureusement absente de la version Super Nes) ; les musiques des niveaux sont de qualité et bien variées selon les situations. Si le premier combat contre Buzz est d'une facilité déconcertante, le deuxième affrontement et le grappin attrapeur de peluches sont bien plus difficiles à cause de l'approximation de la hitbox. Le principal défaut du jeu est surtout que l'écran est trop zoomé sur le personnage et les sauts n'étant pas vraiment hauts, on reste trop sur nos gardes de peur de se faire toucher par le moindre truc, comme dans la plupart des jeux Infogrames de la console. Le jeu reste néanmoins très réussi grâce à une grande fidélité allant jusqu'à reprendre des situations précises du scénario (Woody qui court de douleur après que Sid lui a brûlé le front avec une loupe, Buzz qui doit utiliser son bras pour combattre les jouets monstrueux).