10/20 — Moyen
Issu de l’univers du MMO The Secret World, The Park est une expérience narrative mettant en scène Lorraine, une jeune mère veuve qui emmène son petit garçon Callum dans un parc d’attraction. Le hic, c’est que le gosse échappe à sa vigilance, le parc est fermé au public depuis un bon moment et, évidemment, la nuit est sur le point de tomber. La santé mentale de la mère s’avère rapidement trouble étant donné les hallucinations qu’elle perçoit et sa fâcheuse manie à parler toute seule. Le joueur est donc amené à retrouver son fils, comme dans un Silent Hill, en explorant la zone pourtant assez linéaire, mais avec un certain nombre d’attractions classiques sur lesquelles se poser comme une gondole, une grande roue et des montagnes russes, afin d’en apprendre plus sur les pensées de Lorraine.
Le gros souci du soft est qu’en plus d’être assez peu ludique, il se termine en deux ou trois heures, possède un scénario d’un classicisme à faire pâlir Zombi U ainsi qu’une ambiance à peine soutenue. Les graphismes, pourtant assez loin d’être laids, en sont tout de même réduits au minimum syndical avec trop peu de soin, banalisant l’atmosphère générale. Les interactions se limitent à l’actionnement de leviers ralentissant les manèges afin de monter dessus, l’ouverture de portes, l’examen d’objets non utilisables et la lecture documents, enrichissant sans doute le scénario mais qui n’ont pas pris la peine d’avoir été traduits. Puisant dans des classiques du survival horror et notamment dans la démo du regretté Silent Hills pour son final nous faisant traverser plusieurs fois la même pièce avec de plus en plus de dégradation, de sang qui coule et de mannequins de bébés suspendus avec les yeux crevés (sans doute l’élément le mieux réussi de l’ensemble), The Park ne parvient pas à rendre hommage à tout ce dont il s’inspire et arrive bien en-dessous de ses semblables comme Gone Home.