Alors que j’avais redémarré de zéro une nouvelle partie avec un personnage tout frais (la sixième en tout, c’est dire la richesse du jeu de base), je ressors de ce premier DLC de Dark Souls II un peu déçu. Au vu du prix légèrement excessif auquel ce dlc (ou même le season pass) est proposé, on pouvait légitimement attendre quelque chose de fort, marquant, au moins au niveau des zones du vanilla. Or, si ces nouveaux niveaux proposent un peu de variété bienvenue dans la façon d’aborder leur traversée, elles sont finalement d’un intérêt divers et limité.
La première zone commence en fanfare. Après une arrivée très bien mise en scène et une vue plongeante sur l’architecture qui va illuminer les prochaines heures, on fait la rencontre de nouveaux ennemis très résistants – qu’on se le dise, ces zones ne sont pas faites pour un débutant ni un personnage de bas niveau – et de mécanismes à actionner pour progresser en faisant monter ou descendre des plateformes. Un gimmick qui a le mérite d’exister, mais ni très intéressant ni très bien mis en pratique.
Une fois arrivé à la seconde zone, on découvre cette fois-ci un temple bien plus abouti, mais très court. Sans spoiler, les adversaires seront cette fois-ci à aborder avec réflexion sous peine de vite déchanter – et mourir, ce que vous ferez probablement souvent ici aussi. Rien d’insurmontable cela dit, vous en avez de toute façon l’habitude dans ces jeux-concept. On découvre également des mécanismes à activer à la manière d’un Zelda, souvent bien cachés, parfois à distance (arc conseillé). Bon. Malgré de bonnes idées et un Red Phantom particulièrement vicieux qui la garde, la zone est finalement vite traversée, dommage.
On arrive par la suite à un niveau beaucoup plus vertical, tendance jeu de plateforme ce qui n’est pas forcément l’idéal compte tenu de la physique particulière des Souls. Cela dit, rien de très compliqué à abordé ici non plus, la seule difficulté tient à la survie de votre personnage face aux chutes, selon votre build (les lourds feraient bien d’avoir prévus le coup).
Enfin est venu l’heure des boss. Si je laisserais la surprise quant à leur forme, disons quand même qu’ils ne sont pas tous simples à affronter, particulièrement pour l’un à cause de coups pas très fair play. Mais après quelques essais, les builds aboutis devraient passer, les autres pourront s’aider d’invocations pour latter les boss à plusieurs (dommage de se priver du sentiment d’accomplissement).
Le reste du contenu est assez accessoire. Quelques équipements, un peu de scénario, quelques ennemis en plus.
Si ce dlc n’est pas honteux en terme de contenu, on peut regretter qu’il n’ait pas été plus peaufiné, ou mieux pensé. L’accès aux feux de camp quasi obligatoires est par exemple un problème, car si certains demandent un peu de réflexion bienvenue d’autres se contentent de se cacher derrière un mur illusoire, ce qui vous contraindra (sauf aide extérieure) à raser l’intégralité des murs du niveau en appuyant sur X. On a vu plus intéressant… Quelques raccourcis à débloquer font aussi leur retour, mais trop peu, bien trop peu. La téléportation entre feux a de toute façon rendu leur utilité caduque.
Reste que le challenge offert par cette première zone, en attendant la suite, aura au moins le mérite de pousser les personnages vers le haut. Il m’aura fallu à peine plus de 4 heures pour en venir à bout (me reste quelques objets à découvrir), mais bien plus passées en dehors pour parvenir à un personnage en bonne condition. C’est toujours ça.