The Walking Dead : 400 Days : Patchwork de morts-vivants et de vivants déjà morts
Here, we’ll rock paper scissors for it
Évidemment que je ne l’ai pas acheté. Il était là, planqué dans l’édition complète, comme une verrue offerte avec votre slip neuf. 400 Days, c’est l’épisode complémentaire, la parenthèse foutraque, le carnet de croquis du désespoir. Un jeu d’histoires courtes, éclatées, déconstruites, balancées dans le désordre comme un paquet de chips vidé dans une mare de sang.
Cinq récits. Cinq hérauts de l’agonie.
Vince, le taulard philosophe, qui doit décider qui cramer sur le trajet.
Wyatt, le nerd fumeur de weed qui s’échappe d’un accident dans le brouillard, poursuivi par l’Amérique profonde armée jusqu’aux dents.
Shel, ex-serveuse devenue despote maternelle dans un diner post-nucléaire.
Bonnie, junkie repentie engluée dans un soap rural malaisant.
Et surtout Russell, gamin en route vers la mort, qui tombe sur Nate, le redneck psychopathe le plus flippant de tout l’univers zombie. Nate, c’est le Mal. Le Mal en claquettes. Il tue, rit, parle de cul, et s’essuie la bouche avec la Constitution. Il mérite un spin-off, une statue, une ordonnance restrictive.
Tout ce petit monde finit par converger vers un camp. Certains suivent une voix, d’autres la fuient. Et dans la Saison 2, on retrouve une poignée de ces âmes brisées, avalées par la secte agricole de Carver, ce Pol Pot de la permaculture.
Ce DLC est un patchwork réussi. Sombre, drôle, dérangé. Il ne sert à rien, donc il est vital.
Verdict : 7.5/10 : L’interlude du néant
And now you’re with this fuckin’ spook.