Hotline Miami est marquant par son ambiance unique, cohérente et dérangeante. Musiques psychédéliques, hypnotisantes, lancinantes (parfois barbantes), graphismes salis aux couleurs acides et nombreux filtres parasitant l'image, tout est fait pour que l'immersion soit totale. Si je ne devais citer qu'un seul film dont l'ambiance est similaire à celle de HM, ce serait le cultissime Smokin' Aces (parmi tant d'autres).
Le scénario anecdotique n'est qu'un prétexte pour buter des mafieux dans lesquels circule une quantité de sang anormalement élevée. La violence est d'ailleurs tellement exagérée que c'en est divertissant.
Il y a généralement deux façons d'aborder une mission: soit on se la joue infiltration en tuant les ennemis furtivement à l'arme blanche, soit on fonce dans le tas en tirant sur tout ce qui bouge. Cette seconde option nous mène souvent vers une mort certaine, en partie parce que les ennemis ont des réflex hors du commun.
Les mécaniques sont simples, le gameplay exigeant. Il faut être patient et faire attention au moindre détail s'il l'on ne veut pas recommencer 15 fois la même pièce.
L'aventure n'est pas très longue et laisse une impression d'inachevé (même en ayant la bonne fin). On peut éventuellement recommencer chaque mission afin d'obtenir un meilleur score qui permet de déverrouiller de nouveaux objets pour massacrer ses ennemis, mais l'intérêt est limité.
J'ai dans l'ensemble été un peu déçu. J'en attendais sans doute trop après les nombreux éloges qui fleurissaient ici et là sur la toile.
Même graphiquement tout n'est pas si formidable, j'ai souvent pris des portiques de sécurité pour des murs ou du carrelage tâché pour des boîtes remplies de déchets. La 2D est parfois trop grossière.
Bref, Hotline Miami est un bon défouloir old-school qui a pris au passage les défauts des jeux de l'époque: faible durée de vie, scénario bricolé et approximations graphiques.