Un an et demi après sa sortie sur PC, Lone survivor a subi un portage sur le PlayStation store avec une traduction française. Complètement atypique, il s'agit d'un survival horror en 2D très clairement inspiré de Silent Hill où l'on contrôle un survivant amnésique d'une épidémie tentant de s'enfuir de l'immeuble dans lequel il est enfermé et de trouver des réponses une fois dans la rue. On se déplace en vue de côté, on peut examiner pas mal de chose sur les murs et ramasser des objets : de la nourriture pour manger quand le personnage a fin, des objets -clés, des munitions ou encore des documents à lire. Les ennemis sont assez nombreux pour le peu de balles que l'on possède, mais il est cependant possible de récupérer des munitions à l'infini en dormant après avoir utilisé une pilule bleue : cette gestion est assez dommage car elle casse du coup le côté purement survival. On peut aussi récupérer des pilules à l'infini dans notre lavabo, les rouges redonnant un coup de fouet et les vertes permettant de récupérer des piles pour la lampe-torche auprès d'un mystérieux personnage avec un carton sur la tête. Malgré les graphismes volontairement pixelisés, l'ambiance horrifique est extrêmement bien rendue, permettant quelques frissons quand on se met à fond dedans. Comme dans Silent Hill, on a une carte des lieux pour se repérer et ainsi être sûre de bien fouiller toutes les pièces. Certains passages paranormaux sont très réussis (la fête qui tourne au macabre, le passage dans le tunnel, les hallucinations où sa supposée petite amie devient une mort-vivante, ...) et les monstres sont assez effrayants : il faut échapper à une énorme créature juste avant de sortir de l'immeuble, et une seconde nous attend avant de pouvoir entrer à l'hôpital (l'affrontement ne se résume par contre qu'à une survie pendant quelques minutes...). On peut rencontrer deux véritables survivants, le directeur, qui nous offre parfois des objets utiles, ainsi qu'un dénommé Hank qu'il est possible de guérir en lui apportant des boissons énergisantes. La solitude se fait également moins seule lors de notre première rencontre avec un petit chat blanc, qu'il est possible d'apprivoiser en s'approchant tout doucement de lui et en lui donnant à manger. Il viendra ensuite près de chez nous, puis à notre porte, puis sur notre lit : cette petite quête est une excellente trouvaille. Côté scénario, on apprend malheureusement pas grand chose et il est difficile de déduire qui sont les personnages mystérieux que l'on a rencontré, ni même qui on est nous, si ce n'est qu'on ne semble faire qu'un avec le type que l'on voyait dans nos rêves après avoir pris une pilule bleue ; le background est par contre très bien fourni avec les différents lieux et événements que l'on traverse, comme la salle d'arcade et ses bornes présentant les précédents jeux de Jasper Byrne. Il aurait pu être mieux pensé niveau survie, plus varié dans ses lieux et moins complexe dans son utilisation des aliments, mais il reste un très bon jeu pour tout le reste, un exploit de transposition du survival horror en 2D.