Excellent jeu de type TPS qui brille par un scénario magistral, et qui est malheureusement trop peu connu. Spec Ops : The Line prend place dans un Dubaï laissé à l’abandon suite à une violente tempête de sable qui a entièrement ravagée la ville. On incarne le Capitaine Martin Walker, vétéran de Kaboul de la Delta Force, accompagné du Lieutenant Adams et du Sergent Lugo. La mission consiste à secourir le Colonel John Konrad et son 33ème régiment d’infanterie, ainsi que les civils restants, sans nouvelles depuis des mois, jusqu’à l’apparition étrange d’un signal radio. Le commando des Delta Force va vite découvrir que leur notions de bien et de mal seront misent à rude épreuve dans ce Dubaï ensablé, et vont devoir franchir cette « ligne» de non-retour, une frontière qui sépare un ordre officiel d’un devoir moral.
En terme de gameplay, Spec Ops : The Line correspond à un TPS tout ce qu’il y a de plus classique, avec un système de couverture. Les fusillades sont très prenantes, devenant de plus en plus agressives et violentes au fil du jeu. Vous avez la possibilité de donner des ordres à vos coéquipiers, comme attaquer tel ennemi, mais en général ils se débrouillent souvent très bien seul. Le mode de difficulté FUBAR est défi digne de ce nom, et représente l’un des plus difficiles modes de jeu que j’ai pu venir à bout.
Graphiquement le jeu reste correct, où le jeu nous plonge dans un Dubaï en ruine fascinant avec un coté post-apocalyptique, ravagé par les tempêtes de sable marquant une véritable ambiance. D’ailleurs le lieu choisi de Dubaï est assez ironique, ville de luxe où règne les milliardaires.
La bande-son est tout aussi excellente, avec un doublage français de qualité, s’intégrant parfaitement à la violence et au chaos général des combats. La musique apporte quelque titre bien rock en immersion totale.
Son scénario est évidemment son plus gros point fort, et narre de façon intelligente une descente aux enfers et à la folie. Le jeu ose montrer des scènes violentes et dures psychologiquement, véhiculant une critique brutale de la guerre. L’histoire est très loin d’être aussi manichéenne, contrairement à divers films hollywoodien ou à certains jeux vidéo occidentaux tel que Call of Duty. Elle se veut d’être réaliste, où les notions de bien et de mal sont bien plus complexe qu’elles ne le sont, où rien n’est tout blanc ou tout noir. Le plus incroyable c’est que le jeu parvient à transmette une expérience vidéoludique qui est tel, qu’il nous pousse à la réflexion en tant que joueur, tout comme le ferai un Apocalypse Now en tant que spectateur.
Spec Ops : The line est une perle vidéoludique qui mériterait d’être plus connu, et se démarque clairement des jeux de guerre standards, de part un scénario de haute qualité.