Un monde apocalyptique peu représentatif de l'idée que l'on se fait d'une Terre dominée par les machines, où règne un calme absolu dans des rues vides de robots. On s'attendait à une hégémonie plus marquée... Et puis soudainement, au détour d'un carrefour ou d'une supérette défoncée, surgit d'on ne sait où une horde de droïdes bien décidés à éradiquer les derniers trouble-fête que nous sommes dans ce monde où le microprocesseur est roi. Notre petite troupe va donc devoir s'organiser pour se défendre, avec la stratégie de la chèvre : pendant que les machines sont attirées par les uns, les autres les contournent pour les dézinguer par derrière.
Intéressant, sauf que la tactique et les situations restent identiques du début à la fin et que l'environnement ne se prête pas de façon optimale à ce jeu de cache-cache. En effet, en plus de nous assigner un personnage aux mouvements plus que limités et des coéquipiers pas très malins, les développeurs ont eu la bonne idée de prédéfinir et nous imposer les endroits où l'on peut se mettre à couvert. Ainsi, on fonce derrière un muret en pensant que l'on pourra s'y adosser et on ne peut pas puisque cet endroit n'a pas été prévu pour servir de couverture... La seule et unique mécanique du jeu n'est donc même pas exploitée correctement. C'est ballot.
Pour le reste, on dispose d'un arsenal très pauvre face à un bestiaire qui l'est tout autant, et le tout est coordonné par une mise en scène et une réalisation indigentes, avec un manque d'ambiance et de rythme flagrant. Les graphismes, sans être très originaux, sont de bonne facture, excepté pour les cinématiques, vraiment dégueulasses pour le coup.
On ne peut pas dire que Terminator Renaissance soit fondamentalement un mauvais jeu, il est plutôt jouable et reste dans le ton des shooters basiques mais sympathiques, sauf que l'on s'y ennuie comme c'est pas permis. On avance sans trop de motivation, puis on s'arrête subitement et définitivement en cours de partie pour aller le revendre illico. La bonne nouvelle, c'est qu'avec un tel soft on se dit que la suprématie des programmes informatiques sur le monde organique n'est pas pour demain. Ouf !