La jouabilité pose plusieurs problèmes. Elle n'est pas trop mauvaise concernant l'infiltration pure, mais elle se gâte considérablement dès qu'il s'agit de contacts directs avec l'ennemi. L'étranglement furtif, par exemple, n'est pas toujours évident à réaliser. Les combats à mains nues sont quant à eux complètement loupés, et mettre un simple coup de poing à un gars est une vraie gageure.
Mais le pire, ce sont les phases de tir, scriptées et donc obligatoires. La visée est automatique, ce qui pourrait sembler faciliter la tâche, sauf que le réticule de visée met des plombes à se positionner correctement sur l'ennemi. Face à un seul adversaire, passe encore, mais dès lors qu'il y en a plusieurs, c'est ingérable. Certains déboulent sur les côtés ou dans notre dos, et le temps de les localiser et les verrouiller, on se fait cribler de balles...
Mieux encore, les trousses de soins s'utilisant comme les autres objets, on doit s'en équiper via l'inventaire pour ensuite les utiliser in game. Et pendant ce temps, on n'a plus d'arme à la main (ben oui puisqu'à la place, on a une trousse de soins). Déjà que les combats sont merdiques, vous imaginez un peu quand on doit lâcher son flingue pour se soigner !!..
Les phases de shoot, synonymes d'échecs à répétition et de crises de nerfs, enterrent définitivement La Grande Évasion, qui aurait pu être un bon soft s'il s'en était tenu à l'infiltration au lieu de vouloir mélanger des genres qu'il ne maîtrise pas. Et c'est d'autant plus décevant que le début de partie était plutôt prometteur.