Les missions sont barbantes, à devoir protéger et sauver des otages dans des environnements tellement pourris graphiquement qu'on ne distingue même pas les civils des terroristes dans le feu de l'action. Et comme on est en plus affublé d'une visée des plus foireuses, je vous raconte pas le nombre de dommages collatéraux et de game over.
Il faut aussi compter avec des situations surréalistes, comme ce mec que j'essayais de choper sur le toit d'un building et qui a couru tout droit jusqu'à tomber dans le vide... Le type s'est ramassé de plusieurs étages mais continuait à galoper comme un lapin au bas de l'immeuble, qu'il m'a d'ailleurs fallu redescendre entièrement pour pouvoir mettre un terme à sa cavale. Si ça c'est pas n'importe quoi...
Quant à l'ambiance, elle est tout aussi déplorable que le reste et se voit achevée par des tentatives d'humour désastreuses qui ne décrocheraient pas même un rictus à une chambrée de légionnaires bourrés. Je veux bien qu'on soit davantage là pour dessouder du malfrat que pour se payer une bonne tranche de rigolade, mais cette surenchère de vannes piteuses rend la progression définitivement insupportable.
Réalisation technique lamentable, réparties navrantes et jouabilité plus que hasardeuse, Die Hard a indiscutablement raté sa reconversion sur consoles et aurait dû rester ce qu'il était : un film. Car quoi qu'en disent certains fans perdant tout sens commun dès lors qu'ils aperçoivent leur idole, ce jeu, médiocre de bout en bout, n'est qu'un monumental échec.