Titre atypique pour l'époque, PaRappa the Rapper est un des tout premiers jeux de rythme à sortir en Europe, et dont le principe consiste à écouter attentivement plusieurs séquences musicales pour les reproduire à l'identique en appuyant en rythme sur les boutons indiqués en haut de l'écran entre X, carré, triangle, O, L et R. On y joue un jeune chien qui rythme sa vie à travers le hip-hop, dans une esthétique cartoonesque et colorée avec des personnages en papier pliable. Chaque séquence est ponctuée par une scène animée renforçant le background de l’univers avec le maître de karaté à face d’oignon, le passage du permis de conduire, le marché de l’alligator, la cuisine avec la poule, le passage aux toilettes où on réaffronte tout le monde puis le grand final sur scène.
Très facile sur la première moitié avec des séquences courtes au rythme intuitif, le jeu devient vite pénible sur la seconde avec une difficulté mal dosée bien que les séquences ne soient pourtant pas si compliquées. On a beau reproduire les séquences à l’identique, un dixième de seconde d’avance ou de retard peut suffire à baisser notre rang et à nous faire tout recommencer, il arrive même parfois qu’on ne soit pas pénalisé en se loupant un peu. Au lieu de ce système de rattrapage, un système de score minimum aurait été plus ingénieux. L’exigence est aussi là pour tenter de masquer la très faible durée du titre, qui ne contient que six niveaux et même pas de mode deux joueurs. PaRappa reste un bon jeu grâce à son univers réussi et à ses musiques sympathiques, un jeu innovant comme savait si bien le faire la PlayStation, mais il aurait mérité davantage de séquences de jeu et une difficulté croissante mieux dosée.