The Thing rend un bel hommage au film éponyme de J. Carpenter.
Avec des graphismes tout à fait honnêtes, et une très intéressante gestion du stress des équipiers, ce jeu nous plonge dans l'ambiance inquiétante et sanguinolente (c'est le moins qu'on puisse dire...) des bases polaires antarctiques. L'effet mortel du froid polaire nous contraint à nous "réfugier"... dans des bâtiments repeints de rouge, en fait guère plus rassurants.
De l'avant-poste américain à la base des Norvégiens, jusqu'à une futuriste "Zone Vie", The Thing nous fait explorer plusieurs environnements envahis de créatures difformes... ou pire : dissimulées sous des traits humains.
Néanmoins, si l'ambiance est bien au rendez-vous, tout n'est pas rose. Si le gameplay est plutôt efficace, on peut regretter un manque de réelle surprise lorsqu'un de nos équipiers se transforme... Gardez toujours un oeil sur eux, et vous éviterez facilement de cruelles déconvenues. En fait, le plus casse-pied dans ces situations est plutôt l'idée de perdre un médic ou un technicien, dont les capacités pouvaient s'avérer bougrement utiles.
Et si quelques situations (notamment au réveil dans la Zone Vie...) peuvent constituer des énigmes très intéressantes ("comment aller chercher mes flingues sans me faire bouffer ?"), les combats eux finissent par prendre un goût de déjà-vu, au fil des missions.
Peut être peut-on aussi regretter le manque de variété des monstres... là où la Chose était polymorphe, capable de surprendre ses ennemis par l'apparition subite d'une mâchoire ou d'un tentacule en plus, nous avons ici droit à une palette de bestioles clairement définies, aux capacités propres. Des créatures capables de nous surprendre eurent mieux rappelé la variété des formes que pouvait revêtir la Chose, et cassé l'impression de répétition des combats, mentionnée plus haut. ("Tiens, je l'ai déjà vu celui là ! Alors, il va me cracher dessus... Ah tiens, non ! Il préfère me harponner ! Surprise surprise !")
Un bon jeu, dont l'ambiance à la fois glaciale et sanglante nous replace parfaitement dans l'univers de The Thing, mais où l'on peut regretter que certaines choses ( :P ) n'aient pas été un peu plus poussées, un peu plus variées...