Premier point important, la disparition des agents qui n'a pas été mentionné dans le test (ou alors j'ai survolé trop vite). Plus d'armées bloqué pour cause d'assassinat, ou de troupes perdues bêtement. Sans compter leur nombre depuis Warhammer (en fin de partie, certaines factions dépassaient les 30 agents sur le terrain).
Les troupes, justement, elles bénéficient d'un nouveau système de recrutement intéressant qui évolue en fonction du niveau de l’hôtel de ville, et de votre capacité de reconstitution, elles commencent entre 20 et 50% de vie quand vous les recrutez. De plus, on peut désormais recruter dans toutes les villes (et non pas dépendant des bâtiments que vous avez construit dans votre ville).
J'ajoute à cela, comme mentionné dans le test JVC, un manque de diversité dans les unités, ce qui entache un peu la rejouabilité. Mais d'un autre coté, du point de vue historique, il est difficile de faire mieux. Dans cet opus, pas d'éléphant venu d'Asie, pas de chameaux montés ni de mur de vouges, et encore moins de dragons et autres géants que nous ont habitué les Warhammer depuis quelques années. On fait du simple, mais qui fonctionne. La cavalerie reste un point essentiel et bien joué, elle peut complètement inverser le cours de la bataille, de plus que les guerriers à la hache, faibles en défense mais dévastateurs en charge de flanc.
Coté carte de campagne, un hiver tous les 4 tours comme nous y sommes habitués, des villes fortifiés et des villages un peu ... casse pieds à défendre. L'IA se fera un malin plaisir à vous humilier en prenant vos villages sans défense avec une simple unité. Adieux les milices de paysans qui veulent se défendre, ici on capitule directement.
L'IA justement, elle n'a pas vraiment évolué. Des techniques de combat vues et revues sans aucune surprise. Pas d'embuscades d'archers, une cavalerie qui contourne sur les flancs quoi qu'il arrive, piquiers ou non. Le schéma de bataille souffre du manque de stratégie novatrices tout autant que la faible diversité d'unité comme mentionné précédemment. Sur la carte de campagne ... c'est pareil, l'IA préfère jeter ses armées sur vos villages, laissant son territoire sans défense. Il est à noter que l'adversaire est moins effrayé par l'attaque de cités. Oui vous pourrez enfin utiliser vos archers juchés sur d'imposantes murailles. Je vous invite même à aller faire des batailles personnalisés pour essayer les différentes villes, certains sont vraiment imprenables, au même titre qu'un certain ... Helm. Une couloir protégé par quelques murs de boucliers et des archers qui tirent depuis les cotés, mais je m'égare.
Coté cartes, il est important de choisir son lieu de bataille sur la carte de campagne, car le relief est relativement respecté une fois la bataille engagée. Les cités sont très grandes et prennent tout la carte quasiment. Cela donne lieu à des assauts urbains et à un dédale de rues à contourner pour trouver la faille dans la défense.
Dernier point concernant le système de généraux et de généalogie. Sur la papier, les fonctionnalités ont l'air de fonctionner, mais en réalité, cet aspect est juste passable, il n'apporte pas grand chose à l'édifice et il souffre de problèmes d'interfaces ... qui je l'espère seront patchés prochainement.
En conclusion, cet opus est juste bon, sans vraiment de grandes nouveautés, avec un retour au moyen âge sans dragons qui ... fait du bien tout de même. D'autant plus que son prix est très correct, surtout avec quelques promos, le jeu tombe vite sous la barre des 30 euros à sa sortie.