Je suis partagé entre tristesse et colère.
Pour commencer, je noterai l'immense promesse de BigBen de nous faire enfin un jeu de rugby immersif, qui ressemblerait aux poids-lourds du sport-simulation. Autant vous dire que la transformation est passée 20 mètres à côté des perches.
Premièrement, je vais évoquer le menu d'accueil, particulièrement réussi, fluide et agréable, et cette première phase d'accroche donne vraiment envie. Je me précipite donc dans le menu match, choisit l'équipe de france et décide de jouer contre les fidji. Les fidji supérieurs de 3 points de général aux français m'ont fait me poser quelques questions sur les notes des joueurs (non modifiables d'ailleurs)
Je fais donc un retour au menu d'accueil, fouine un petit peu afin de trouver l'endroit où l'on peut avoir une vue d'ensemble de tous les joueurs présents dans le jeu. Excellente occasion de tester le mode my squad, me dis-je alors.
Ce mode my squad, élément phare de la publicité du jeu, dont j'attendais beaucoup et qui au final ne m'a pas trop déçu, me donne soudainement une excitation, celle de découvrir un truc nouveau dans un jeu de rugby, que personne n'avait encore fait du côté du ballon ovale, c'est à dire la possibilité de personnaliser son équipe avec les joueurs qu'on veut et de jouer avec eux pour monter en division et arriver au sommet.
Je me dirige donc à l'endroit où je dois choisir mes joueurs, et tombe sur une gigantesque marmelade de joueurs surcôtés à 97-98 de général, des piliers qui ont une statistique de vitesse supérieure aux ailiers, des joueurs âgés de 45 ans des talonneurs qui butent mieux que les buteurs etc. Je suis à ce moment là un peu surpris et outré, mais je choisis tant bien que mal mes joueurs sans dépasser le budget évidemment.
Je me retrouve donc dans une poule avec trois autres equipes de pro d2, et entame mon premier match dans rugby 18. Arrive alors le coup d'envoi que l'équipe adverse tape difficilement et qui arruve dans les bras de mon ailier, et je décide de tenter une relance à la main pour voir ce que ça donne. Mon ailier avance d'une dizaine de mètres et je décide de passer à droite, et là le joueur fait une passe de 40 mètres qui finit par atterrir en ballon mort. Je sens la galette qui monte à ce moment là.
Tant bien que mal je réussit à contrôler mon esprit qui m'ordonne de mettre le disque sur ebay, et je continue à jouer. Mêlée à 5 pour l'adversaire, qui part au raz et bute sur mon troisième ligne. Je pousse un ouf de soulagement, tant le plaquage était visuellement réaliste et salvateur. Il y a donc ruck. Enfin dans le rugby c'est un ruck, en l'occurrence, c'est plutôt une espèce de mêlée cheloue où 8 de mes joueurs sont allés s'emboiter comme des idiots.
L'adversaire écarte le ballon, et, par l'opération du saint-esprit, mon ailier intercepte le ballon et file tout droit dans l'en but adverse. C'est ce que je croyais. Mon joueur court péniblement et de manière totalement étrange, un peu comme le docteur Zoidberg dans futurama, et je vois le pilier adverse qui vient me plaquer à l'entrée des 22 adverses. C'en est trop. En 5 minutes de jeu j'ai compris à quoi j'avais affaire, direction placard des bouses pour Rugby 18, et j'attends toujours un digne successeur à l'illustre Rugby 08, mais ce ne sera pas pour tout de suite je crois.