Codemasters est, pour moi, un studio d'une grande renommée, avec un travail de leur part toujours appréciable. Après avoir réalisé les séries ToCA race driver, Colin mcRae Rally, voilà qu'ils se sont mit à la réalisation de jeux plus accès grand public en marquant le coup avec Race Driver Grid, et DiRT 2...Et depuis? Que déceptions...
Graphismes:
DiRT 4 est, étonnement moins beau que DiRT 3 et DiRT 2 le firent à leurs époques respectives. On retrouve un moteur graphique de très bonne facture, avec de très bons effets météorologiques, mais la végétation manque d'harmonie, et ne s'accorde pas sous les tons de couleur avec son environnement en condition ensoleillée et dégagée. Notons à cella une intensité des ombres disparate entre le Rally du pays de Galles et le Rally du Michigan toujours à condition météorologique équivalente: embêtant quand on ne voit plus sa voiture à l'ombre sur le premier environnement, lorsque l'on ne distingue quasiment pas les ombres dans l'autre. Notons également que les tracés manquent cruellement d'inspiration: peut-être parce qu'ils ont tous été générés par fainéantise?
Jouabilité:
Ayant joué à DiRT premier du nom, DiRT 2, et DiRT 3, je me suis dit que ce DiRT 4, j'allais le faire en mode arcade. À ce niveau, nul doute que Codemasters a réussi la prise en main: l'une des spécificités de leurs jeux est d'avoir une conduite arcade tout en ayant une impression de technicité. Je retrouve donc des sensations similaires à leurs précédents jeux, est le plaisir est toujours là ! La prise en compte de la manette PS4 est un plus agréable. Un point dommageable est que le joueur n'a pas tant de prise de risque sur les spéciales: il est rare d'avoir des virages en dessous du 4ème rapport et les épingles sont loin d'être aussi étroites qu'à l'accoutumée.
Durée de vie:
Fainéantise, ou manque de moyens ? Là où le bât blesse, c'est que l'on ressent à chaque nouvelle itération que le contenu de leurs jeux se volatilise. Le contenu est déplorablement inacceptable, je m'explique. Là où GRiD et DiRT 2 proposaient un contenu relativement intéressant. Qu'en plus, l'immersion était total: gestion d'une écurie dans l'un, impression de globe-trotter dans l'autre, voilà que le mode carrière ne propose plus ce degré de finition. Alors on retrouve une gestion d'écurie dans ce DiRT 4, mais l'absence d'une accroche à un mode solo relativement pauvre nous laisse présager d'un chef-d’œuvre inachevé. Ce DiRT 4 poursuit ce que DiRT 3 avait initié: la réduction de nombre d'environnements, de modes de jeux, et d'épreuves. 5 destinations pour les spéciales, un peu (juste un peu) de LandRush, du RallyCross et c'est tout... Revenons aux spéciales, qui ont toutes été générées par leur générateur, elles manques de profondeurs: avec un esprit pointilleux, on s'aperçoit que durant la même spéciale, il est possible de retrouver une même portion de route, avec les mêmes textures, les mêmes virages et les mêmes décorations aux abords de la route. On peut même remarquer ces similitudes dans le tracé lors du chargement de l'épreuve. Et dans cette mesure, la seule durée de vie de ce jeu est l'appréciation de la conduite.
N'oublions certainement pas le mode académie, bien moins "fun" que le mode gymkhana de DiRT 3, mais qui laissera du temps à tout amateur de défis.
Bande Son:
Comme le firent DiRT 2 et DiRT 3, la bande son de ce DiRT 4 est réussie. L'ambiance sonore est d'une qualité quasi-irréprochable.
Conclusion:
Même si le moteur graphique tiens la route, que la sensation de conduite arcade est appréciable, que l'ambiance sonore est loin d'être médiocre, on ne peut que reprocher cette impression de coquille vide. Loin d'un mauvais jeu, mais certainement pas le meilleur de la série !