Ikaruga c'est... L'enfer !!! Mais pavé de bonnes intentions ;}
Pour situer le truc : on est ici dans le shmup/bullet hell pur et dur, l'école de l'arcade japonaise la plus exigeante, celle qui te demande de la précision, de la mémoire et des nerfs solides. Et franchement, Ikaruga fait honneur à ce genre, il en est même un des représentants les plus emblématiques et les plus respectés. Ce n'est pas un jeu qui se laisse apprivoiser en une soirée, c'est un jeu qui se mérite.
En gros, ça tire de tous les côtés et c'est ça qui est bon. L'écran est une véritable tempête de projectiles, un ballet de lasers et de boulettes qui te saute à la figure, et c'est précisément ce chaos maîtrisé qui fait le sel de l'expérience. Le système de polarité (blanc/noir) est brillant : absorber les tirs de même couleur, renvoyer l'énergie à l'adversaire, alterner entre attaque et survie... C'est un jeu qui te force à penser en permanence, à lire l'écran comme une partition. Chaque seconde est une décision, chaque esquive est une victoire.
C'est un jeu que j'ai platiné, avec 320 heures de jeu au compteur, et je peux te dire que ça n'a pas été volé.
Le jeu te pousse dans tes retranchements, te fait recommencer encore et encore, mais chaque run t'apprend quelque chose, chaque mort te rend meilleur.
C'est frustrant, oui, mais c'est aussi terriblement gratifiant quand tu commences à danser entre les tirs sans te faire toucher.
À recommander au fou du shmup et autres dingues de l'arcade comme moi ;-} Si tu cherches un jeu qui te respecte assez pour ne pas te prendre par la main, qui te demande de l'investissement et qui te récompense à la hauteur de tes efforts, fonce.
Mais prépare-toi à souffrir un peu... beaucoup... énormément. Et à y revenir quand même, parce que c'est ça, la magie du bullet hell bien fait.
En bref : l'enfer, mais l'enfer qu'on aime.