A l'heure actuelle, le jeu connaît les problèmes de serveurs qui vont avec un lancement de F2P. Passer de 500 joueurs à 17000, ça fait mal, mais passons.
Loadout est souvent comparé -à tort- à Team Fortress. L'aspect cartoon est là, mais c'est tout. Dans Loadout, il n'y a pas de classes, et niveau gameplay, c'est bien moins fin.
Loadout vous propose de jouer un mercenaire, et de jouer en petites équipes (4) contre des bots, ou des joueurs, à travers divers modes de jeu, qui vont de la capture de point au deathmatch en équipe.
Assez sommaire, mais le contenu devrait s'étoffer avec le temps. En attendant, malgré le classicisme des modes de jeu, le gameplay est très bourrin, et très nerveux. Ca saute dans tous les sens, ça tire dans tous les sens, et avec des projectiles normaux, en feu, électrifiés, y'en a de toutes les couleurs. Bref, c'est un joyeux bordel où votre but principal sera toujours de tabasser vos ennemis plus qu'autre chose.
Et c'est ça qui est bien. Dans une ambiance cartoon visuellement très réussie, et bourrée d'humour, on se fout joyeusement sur la gueule sans avoir à réfléchir. Pas de stratégie, pas de coups spéciaux, juste un flingue, des munitions, et des ennemis sur qui s'en servir.
Alors pourquoi une évaluation négative du titre ? Eh bien pour sanctionner deux choses: Le "point fort" du jeu, et son modèle économique.
Le point fort du jeu est sa customisation d'armes. Vous avez 4 "bases" à votre disposition, et à l'aide Blutes (que vous gagnez en jouant), vous pouvez acheter des pièces pour modifier ces bases.
Par exemple, transformer votre fusil de base en shotgun en lui mettant un canon large, une gâchette coup-par-coup, et un magazine de munitions à insérer à la main. Ou bien en faire une mitrailleuse lourde en lui mettant un canon de gatling, un magazine haute capacité...
Problème: Le jeu vante des milliards de possibilité, ce qui est faut, puisque nombre de ces possibilités ne sont pas viables. Du tout. Par ailleurs, débloquer une pièce pour l'une des 4 bases ne la débloque pas pour les autres. Vous avez acheté la lunette de visée pour votre fusil ? Il faudra la racheter si vous voulez aussi l'utiliser avec votre laser.
Et les Blutes ne poussent pas sur les arbres. A raison de 200-400 par partie, pour des pièces qui coûtent 1000-4000, les milliards de possibilité vous resteront à jamais inconnues. Le problème numéro un que cela engendre, c'est que le jeu vous force à jouer vraiment beaucoup si vous comptez essayer quelque chose. Après des heures de jeu, vous n'aurez pas de quoi faire plus de deux armes différentes...
Le second problème tient au modèle économique. Ici, on est dans un F2P, et non dans un Pay-to-win, donc, c'est un point noir d'évité. Le cash shop ne sert qu'à acheter des éléments cosmétiques, ou des boosters pour gagner un peu plus d'XP et de Blutes en jouant.
Le souci, c'est le prix délirant de tout ce qui s'achète en Spacebux, la monnaie virtuelle du jeu. Ainsi, acheter la quantité maximale de Spacebux dans la boutique (16000 pour 15.99€) ne vous permettra même pas de faire un personnage customisé comme bon vous semble dans 90% des cas. La plus petite quantité de Spacebux disponible en magasin (600 pour 0.79€) quant à elle, ne peut rien vous offrir à part des avatars différents !
Un comble: Il est possible d'acheter une quantité de Spacebux qui ne permet pas d'acheter d'élément cosmétique pour personnaliser son personnage, dans un F2P qui a choisi de ne vendre que des éléments cosmétiques...
Et de la même façon que pour les armes, un élément cosmétique débloqué pour l'une des trois bases disponibles n'offre en rien le même élément pour les deux autres, ce qui vous incitera donc soit à ne jouer qu'avec un skin, soit à dépenser encore et toujours plus.
En résumé, le jeu est un excellent F2P qu'on ne demande qu'à voir se développer, mais dont les développeurs sont passé totalement à côté en ce qui concerne la progression des joueurs et la façon dont gérer le cash shop.
Encore une fois, ce n'est pas parce qu'un jeu est gratuit que cela justifie n'importe quelle politique tarifaire dans la boutique...