Ether One est une œuvre vraiment personnelle et c'est avec une certaine maturité qu'il faut aborder ce titre.
A la fois parti pris graphique, scénaristique et même dans son propre gameplay, Ether One scotchera le joueur à son pad ou le détournera de son univers dérangeant au bout de 3 minutes... mais derrière cette catégorie de jeu "ça passe ou ça casse", il ne faut pas se tromper : il s'agit bien là d'une véritable petite merveille !!
C'est simple, Ether One donne au joueur le choix le plus libre qui soit, non pas par un open world affecté ni par des embranchements scénaristiques mais en vous laissant choisir votre degré d'implication dans l'intrigue.
Vous devez réparer un esprit, une mémoire... Aider une âme. A quel point vous sentirez-vous responsable ? C'est un véritable tour de force puisque si vous vous contentez d'aborder le jeu vidéo comme un pigeon (bouton/conséquence/bouton/récompense) vous passerez à côté de 80% de ce que constitue Ether One à savoir un environnement en perdition qu'il vous incombe à vous, de réparer.
Pas d'introduction pour vous identifier au héro, pas de tour de passe-passe pour vous procurer des émotions. Vous seul et votre personnalité feront de ce jeu une aventure complexe ou un simple parcours contemplatif.
Si vous avez aimé Memento, Inception ou encore Eternal Sunshine, foncez vers ce titre ! Mais attention, il vous faudra passer par des énigmes vous obligeant à prendre des notes, parfois très tordues (on pense à Stanley Parable, Monkey Island ou encore Myst).
Si il y a bien un jeu ou l'ingratitude du public est prouvée, c'est bien sur ce titre. Passez outre le cell shading un peu daté, les commandes un peu rigides et l'absence de doublage français. Ce jeu n'est pas un triple A. C'est une expérience...
On regrettera tout de même quelques plantages assez fréquents et des petits soucis de texture/éclairage qui m'ont empêché de mettre 19/20