16/20 — Très bon
La version originale sur CD avait connu à l'époque beaucoup de bugs et j'ai profité récemment de récupérer la trilogie sur Gog.com à prix d'ami et en version française.
Atlantis date de 1997 et il est à l'image des point&click de l'époque : une histoire sympa qui fait voyager dans de jolis paysages parsemés d'énigmes. Evidemment, quand on joue ce genre de jeux, on accepte par principe qu'il est techniquement beaucoup vieilli et on ne saurait le sanctionner sur ce point.
Les casse-têtes sont sympas mais très classiques et ne poseront aucune difficulté aux habitués du genre.
Par contre, j'ai eu beaucoup de peine avec le gameplay qui est pour moi le gros point noir du jeu et qui va sans doute démotiver plus d'un joueur, surtout les joueurs du XXIème siècle...
Les déplacements sont très contraignants, même si on s'y fait vite.
L'aventure est linéaire à l'extrême et on est obligé de respecter scrupuleusement le scénario, ce qui induit forcément une impression de manque de liberté agaçant.
Les options de dialogue sont en peu nébuleuses puisque les possibilités de réponses sont représentées par des icônes et ça surprend un peu dans certaines situations, notamment au début. Attention, il est parfois pas possible d'épuiser toutes les possibilités de dialogue.
Les personnages sont tous très semblables visuellement, on a l'impression d'être au contact d'un peuple de clones.
A plusieurs reprises dans le jeu, on est amené à devoir résoudre la même énigme pour réouvrir des passages précédemment ouverts. C'est un peu rageant.
Il n'y a aucune possibilité de sauvegarder personnellement sa partie car on dépend d'une sauvegarde automatique lors de checkpoints invisibles.
Ce système m'a amené à me trouver devant une énigme quasi-insoluble car j'avais loupé un indice essentiel qui n'était plus accessible une fois le checkpoint passé (j'ai dû cherché la solution sur le net).
J'en arrive à la grosse particularité de ce jeu. Contrairement aux P&C classiques, l'essentiel du gameplay repose sur la rapidité (sous prétexte d'infiltration) et revêt un véritable aspect die&retry. Certains choix conduisent sans avertissement à la mort (et donc un retour au dernier checkpoint) et le plus souvent il faut tester toutes les options imaginables pour découvrir l'unique qui est correcte (et pas forcément la plus logique).
J'ai vraiment pas aimé ce système qui rallonge inutilement le temps de jeu et je me suis rapidement démotivée pour trouver la bonne action à faire lors de toutes ces situations où je mourrais systématiquement.
A l'arrivée, difficile néanmoins de sanctionner durement un jeu pour un gameplay qui conviendra peut-être à d'autres personnes car les limites techniques de l'époque expliquent sans doute ces choix pour faire ressentir aux joueurs le stress du personnage qui doit rester discret durant l'essentiel de l'aventure pour échapper aux assassins à ses trousses. Reste une histoire sympa qui donne envie de connaître la suite de la trilogie.