Comme chaque année, me voilà fidèle au poste, tel un toxicomane du parquet, prêt à recevoir ma piqûre annuelle de NBA 2K. J’attends ça comme si c’était Noël… mais avec plus de microtransactions et moins de magie. Chaque année, je frôle l’overdose, mais je replonge direct, les yeux cernés et le portefeuille en PLS. Triste ? Un peu. Prévisible ? Totalement.
Le jeu est bon, faut pas se mentir. Celui qui dit le contraire est soit un troll, soit un agent infiltré de FIFA, voire les deux. Visuellement, c’est magnifique. T’as l’impression de transpirer avec les joueurs. Littéralement. La NBA est super bien retranscrite…
Mais voilà, c’est toujours 2K derrière et quand 2K entend “passion”, ils comprennent “opportunité financière”. Les VC sont omniprésents. T’as même pas lancé le jeu qu’on te propose déjà de vendre un rein contre 15 000 VC pour t’acheter une paire de shoes correcte. Et je vous laisse imaginer NBA 2K30 : “Appuyez sur X pour lancer le jeu = 200 VC.” Tu veux commencer une carrière ? 5 000 VC. Choisir ton équipe ? Encore 10 000. Avoir un ballon ? BAM DLC.
La ville ? Ah, parlons-en. On dirait un mix entre un parc d’attractions pour enfants et un centre commercial. Moins grande, moins vivante, et où sont passés ces bons vieux PNJ qui portaient mon blaze dans la rue avec fierté ? Maintenant c’est ambiance “quartier témoin Playmobil”. Bravo l’immersion.
Côté carrière, ENFIN un peu d’ambition avec un mode “hors des sentiers battus”. Y’a une vraie histoire, des dialogues, une trame… bon, dommage que le héros ait l’air d’un gamin de 12 ans sous anxiolytiques. Voix fluette, naïveté puissance 1000… on dirait qu’il sort d’un dessin animé éducatif. L’idée était bien, l’exécution ? Bof.
Bref, à part quelques détails techniques genre la sueur sur les joueurs ou le parquet qui brille un peu plus (merci le Ray Tracing), aucune révolution. On continue de raquer comme des pigeons, mais hé… c’est toujours le meilleur jeu de basket. On râle, mais on y retourne. Comme une relation toxique, mais avec des dunks.
Conseil d’ami : si vous êtes pas un fan hardcore de la NBA, attendez les promos de novembre. Y’a pas urgence à souffrir à plein tarif.