Obtenu avec le PC Game Pass.
Config : AMD Ryzen 5 3600, Nvidia RTX 2060 Super, 16Go DDR4 3200CL16, SSD NVMe.
1916, la Grande Guerre. Henri Clément, soldat Français sur le front, se réveille isolé dans un bunker après avoir été blessé. Il se met en quête de dynamite et d'un détonateur afin de déblayer la seule issue, mais ces sombres, crasseux et labyrinthiques souterrains sont hantés par une bête hostile.
Amnesia: The Bunker est un survival horror où l'on lutte sans cesse contre l'obscurité, propice à l'irruption de la bête. Au hub central se trouve un générateur, qu'il faut régulièrement remplir de carburant pour avoir de l'électricité. En dernier recours, une lampe de poche à remontoir peut servir par à-coups, mais gare aux bruits, qui attirent l'attention. L'inventaire doit être géré avec intelligence, et certains objets sont combinables. L'unique coffre, de faible capacité, se révèle inutile puisqu'il suffit de déposer les objets à volonté directement sur place.
Amnesia: The Bunker souffre de problèmes de progression. Tout d'abord, la carte principale reste accrochée au hub, complétée une fois trouvées sur place celles de chaque section. Comme si le personnage ne pouvait pas emmener cette carte avec lui pour l'annoter au fur et à mesure. En résulte des tâtonnements et allers-retours dont on aurait pu se dispenser. Ensuite, les objets sont parfois inutilisables jusqu'à tardivement. J'ai par exemple accumulé des cocktails molotov, mais sans briquet pour les allumer, ainsi que des balles de fusil, mais sans fusil. Enfin, les lanternes servant de points de sauvegarde sont trop espacées, et il m'est arrivé de perdre jusqu'à une heure de jeu. La bête est imprévisible et impitoyable, puisque même en étant prudent la mort peut surgir de nulle part, ce qui est frustrant. De plus, il est difficile d'improviser tant la prise en main est lourde. Et puis, les deux combats de boss à la fin sont plus pénibles qu'autre chose.
La musique se fait discrète, nous laissant à l'écoute du moindre son possiblement émis par la bête, et de notre rythme cardiaque qui s'emballe à sa proximité. Quant aux doublages, les Allemands parlent allemand, tandis que les Français parlent...anglais. Heureusement, tout texte est traduit et les sous-titres sont irréprochables.
Techniquement assez propre, Amnesia: The Bunker tourne sans problème sur PC, malgré un court freeze à chaque entrée et sortie de section. Encore une fois, l'immersion en prend un coup.
Il m'a fallu environ treize heures pour explorer le jeu dans ses moindres recoins, soit une durée satisfaisante. Un New Game+ est ensuite disponible, très complet et finement paramétrable.
Positif :
+ univers terrifiant, entre réalisme et surnaturel
+ bonnes mécaniques de gestion de la lumière et du bruit
+ sound design accompli
Négatif :
- progression inutilement laborieuse
- maniabilité trop lourde dans les moments tendus
- l'IA engendre trop de morts frustrantes
- les Français parlent anglais