Bien qu'à ce qu'on en dit ce jeu soit très court, je ne l'ai pas encore terminé. J'ai cependant assez joué pour pouvoir donner ici au lecteur une idée juste, sans m'empêcher quelques pointes d'humour très méritées. En fait, "générique" est le premier mot à me venir à l'esprit. N'allez pas croire que le tout soit mauvais pour autant, il est efficace. Efficace comme un film de Jackie Chan, Steven Seagal ou Bruce Willis; on sait rapidement à quoi s'attendre, ce sera vite consommé et vite oublié. Les clichés usés à la corde et le déjà-vu abondent. On y retrouve la vision infantile d'un moyen-orient infesté par une guerilla de leaders corrompus et de clônes (pour ne pas dire de clowns) sur-armés qui cassent leur anglais en s'approchant avec la subtilité d'une gay pride, pour ensuite mourir dans de gracieuses animations dignes des grands balais Russes. On l'a vu et revu, en mieux mais en pire aussi, or comparer ceci à l'icône de Konami qu'est la série des MGS est navrant: Kill Switch n'a aucun scénario, aucune finition technique éprouvée ou style graphique / direction artistique digne de ce nom. Ce qu'il a c'est une recette éprouvée; une prise en main instinctive et quelques excuses pour tuer tout ce qui bouge tout en feignant certaines mécaniques d'infiltration peu convaincantes. Personnellement je ne paierais pas pour ce jeu, mais si on vous le donne et il peut valoir ses 3 heures de divertissement facile, tant que vous n'avez pas d'attentes: Namco nous avait habitué à de bien meilleurs titres.