Viewtiful Joe 2 (VJ2), c'est le même jeu que Viewtiful Joe (VJ) premier du nom mais avec en plus la possibilité d'incarner Silvia, la petite amie de Joe. Le seul problème, c'est que je la trouve complètement inutile et ne jouais qu'avec Joe, utilisant Silvia uniquement lorsque des énigmes nécessitaient l'un de ses pouvoirs exclusifs.
VJ comportait 7 niveaux, VJ2 aussi. Le niveau 6 de VJ consistait en un enchaînement des boss rencontrés dans les niveaux précédents, il en est de même pour celui de VJ2, avec un boss supplémentaire inédit toutefois. Le boss final de VJ comprenait une première partie en mode Goldorak dans l'espace, idem pour celui de VJ2. Bref, on évolue en terrain archi-connu, pour ne pas dire réchauffé.
Une fois ce constat assez peu flatteur effectué sur la structure du jeu, il faut reconnaître que VJ2 est plus agréable à parcourir que son aîné dont la difficulté était exacerbée à outrance et dont les énigmes m'horripilaient pour la plupart de par le fait que je n'arrivais pas à les résoudre sans rester coincé plusieurs minutes, ce qui mettait un bon coup de frein au rythme par ailleurs dynamique du jeu. Non, VJ2 n'est pas un jeu simple mais quiconque a terminé VJ premier du nom ne peut y trouver qu'une promenade de santé en comparaison. Du moins, jusqu'au boss final. Pour le vaincre, je considère en effet qu'il faut impérativement avoir acheté plusieurs coeurs pour augmenter la taille de sa barre de vie ainsi que plusieurs bonus "deuxième chance", qui permettent de continuer un combat avec sa vie remplie à fond au lieu de tout simplement mourir et recommencer le niveau. Malheureusement, quand on arrive à la fin du jeu, on n'a pas pu acheter toutes les techniques et pouvoirs supplémentaires pour les 2 protagonistes tout en ayant aussi boosté sa vie et son nombre de crédits et de deuxièmes chances. Cela m'a valu d'arriver au boss final sans deuxième chance et de perdre en boucle crédit après crédit car j'avais acheté toutes les techniques pour les 2 personnages et maximisé leur pouvoir mappé sur la touche R. Tout cela pour rien. J'ai donc décidé de recommencer le jeu et de ne rien acheter pour Silvia, puisqu'elle est inutile, ainsi que de ne pas maximiser l'efficacité du pouvoir Mach Speed de Joe, pour au contraire miser sur mon nombre de coeurs et de deuxièmes chances. Et c'était la chose à faire, le boss final n'ayant cette fois pas fait le poids.
J'ai ainsi, lors de mon second run, fini l'intégralité du mode Histoire en moins de 4 heures, ce qui est franchement très court. Puisque je ne suis pas masochiste au point de vouloir refaire le jeu en mode Difficile, j'ai donc lancé sans grand espoir le mode "Les 36 salles", se présentant comme une espèce de mode Survie à base de règles différentes. Pour faire court, ce mode est un véritable enfer ! Le temps alloué pour tuer les ennemis est ridicule, notre jauge VFX commence au minimum et les objectifs supplémentaires viennent souvent anéantir tout espoir de victoire. En 10 minutes, j'étais dans le même état qu'en jouant aux passages les plus abominables de VJ à l'époque et ai donc compris que je n'avais rien à faire dans ce mode. J'ai alors définitivement décrété avoir terminé VJ2.
Même s'il repompe honteusement la structure de son aîné et que ses ajouts ne valent pas tripette, j'accorde la note de 14 à VJ2, soit 1 point de plus que ce que j'avais décerné à VJ premier du nom, car il est beaucoup plus agréable à parcourir grâce à sa difficulté revue à la baisse. Certes, sa durée de vie pâtit du fait qu'on avance assez facilement dans les niveaux mais je juge cela préférable à un calvaire de presque tous les instants. Je ressors en tout cas déçu de cette série dont les critiques élogieuses m'avaient fait miroiter de très bons moments en compagnie de Joe et sa bande.