Les hits potentiels s'étant faits particulièrement rares sur mon GC en cette période de noël (quand on s'était précipité bètement sur Mario et StarFox dès leur sortie bien sûr...), je m'étais résolu à passer les fêtes sans jeux neufs sous mon beau sapin... C'était sans compter sur l'audace de ma petite femme, dont l'audace lui a donné le courage d'acheter Ty, alors que les critiques (dont les vôtres) en faisaient un jeu honorable, mais vraiment sans plus (et à 60 euros pièces, on finirait presque par devenir ascète par obligation...). Je l'essaie sans conviction : certes, ce n'est pas très beau, ça manque de volume, le travail d'ombres et lumières est quasi inexistant, les couleurs sont criardes, la musique pénible, et le gameplay un poil approximatif... Et pourtant, à l'heure qu'il est, j'affronte le boss de fin. C'est que mine de rien, malgré ces réels défauts, le jeu est prenant, souvent même plaisant, une fois qu'on a intégré à notre façon de jouer les approximations de gameplay : pour n'en citer qu'une, la gachette gauche sert tout à la fois de vue subjective et de réinitialisation de la caméra, ce qui est extrêmement perturbant, en phase de jeu, quand on a besoin de régler rapidement la caméra pour vérifier une distance, ou la présence d'un ennemi, etc... Du coup, au bout d'un moment, on prend son temps et on utilise le stick jaune ! ;)
Si je me permets de pourrir un peu le site de jeuvideo.com de ma prose, c'est pour rendre un petit hommage à ces jeux à peine honorables, et qui parfois finalement nous amusent, nous plaisent, parfois même grâce à leurs imperfections mêmes... Et puis, quand on voit par exemple la mansuétude des critiques jeux qui ont porté aux nues lors de sa sortie un jeu comme Mario Sunshine, on a envie que l'indulgence se propage un peu partout, pour tout le monde ! ;)