C'est donc à moi que reviens l'honneur de poser ici le premier commentaire concernant ce jeu magnifique qu'est The battle of Olympus.
Toute petite, j'observais avec envie ma soeur jouer à ce jeu épique dont l'univers mythologique me faisait déjà rêver. Toutefois, nous n'avons jamais pu savourer la fin puisque internet n'existant pas, nous devions accepter de ne pas réussir le challenge proposé par le jeu.
Afin de réaliser une critique juste, j'ai d'abord terminé Zelda II : The Adventure of Link, par lequel The Battle of Olympus a été évincé à l'époque car perçu comme un Zelda-Like. Et c'est bien dommage parce je trouve The battle of Olympus supérieur sur certains points. Je tiens à préciser que je suis une adoratrice inconditionnelle de l'univers de Zelda, je vais donc chercher à être le plus honnête possible.
Je pensais au départ les comparer, afin de faire ressortir davantage les qualités de TBoO. Mais, tout en écrivant ma critique, j'ai réalisé que c'était la pire chose que je puisse faire à TBoO. Je regrette depuis toujours sa comparaison si forte avec Zelda II, qui lui a fait perdre son originalité et sa saveur aux yeux des joueurs. Je préfère donc mettre en valeur TBoO par ce qu'il est.
The Battle of Olympus m'a d'abord marquée par sa bande son rythmée et variée. Chaque environnement a sa propre mélodie entêtante et émouvante. Et la 8 Bit n'enlève rien à cela. Je pense d'ailleurs que la musique annonçant un boss m'a traumatisée à vie. Dès que la musique démarrait, je fuyais en vitesse, même si le boss n'était pas éveillé.
Ses graphismes restent agréables pour l'époque avec des couleurs cohérentes et des détails soignés. En effet, on voit clairement par où rentrer ou descendre.
L'univers dans lequel nous plonge le jeu est celui de la Grèce Antique. Orphée doit récupérer sa bien aimée Eurydice, capturée et séquestrée par Hadès, le dieu des Enfers. Evidemment, les dieux viendront en aide au jeune homme ainsi que les habitants des différentes contrées que l'on traverse.
La trame de l'histoire s'inspire évidemment de différents mythes et ne respectent pas celui d'Orphée et d'Eurydice puisqu'on y combat le lion de Némée, l'hydre de Lerne, le dragon gardien du jardin des Hespérides tirés des douzes travaux d'Hercule. Bref, le jeu est une soupe mythologique, mais ça ne déforce en rien l'expérience vidéoludique.
Pour suivre l'histoire, il faut surtout discuter avec les npc, qui ont tous quelque chose d'important à dire pour la progression de la quête.
Le gameplay est selon moi le point faible du jeu car certains ennemis doivent être combinés avec le saut et le coup d'épée. Il faut également doser la longueur du saut, car atterrir sur l'ennemi enlèvera de nombreux points de vie sans parvenir à le blesser. On a alors affaire à un calcule mathématique plutôt qu'à une attaque.
Certains boss sont de plus trop faciles à battre une fois que l'on parvient à se placer et à trouver le rythme de frappe les maintenant à distance. Ceci dit, je trouve malgré tout la difficulté du jeu équilibrée.
Il n'y a pas de sorts magiques dans TBoO, mais un inventaire bien rempli qui améliore l'expérience du jeu, tel les sandales d'Hermès qui permettent de courir la tête à l'envers. Toutefois, il est regrettable d'avoir des objets qui n'ont qu'une seule utilité dans l’entièreté du jeu. Il est possible d'appeler Pégase afin d'être transporté d'un lieu à l'autre.
Si vous avez pris la peine d'arriver jusqu'ici, merci, ma tartine a dû en décourager plus d'un. J'espère que ma critique vous donnera envie de tester le jeu et d'ajouter la vôtre ensuite !
Bon jeu !